Tremblay-en-France

Tremblay-en-France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tremblay.

48° 57′ 00″ N 2° 34′ 20″ E / 48.95, 2.572222

Tremblay-en-France
Image illustrative de l'article Tremblay-en-France
Armoiries
Détail
Administration
Pays Région Seine-Saint-Denis
chef-lieu)
93073
93290
Maire
Mandat en cours
FASE)
1991-2014
Communauté d'agglomération Plaine de France
Site web http://www.tremblay-en-france.fr
Démographie
Population 35 494 hab. (2008)
1 582 hab./km²
Tremblaysiens
Géographie
48° 57′ 00″ Nord
       2° 34′ 20″ Est
/ 48.95, 2.572222
Altitudes mini. 58 mmaxi. 117 m
Superficie 22,44 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Tremblay-en-France est une département de la Seine-Saint-Denis.

Ses décret du 16 août 1989, 19 août 1989 et effet au 20 août 1989, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France. Le siège social d'Air France réside à Tremblay-en-France.

Sommaire

Géographie

Tremblay-en-France est la commune la plus vaste du département de Seine-Saint-Denis avec ses 2 244 hectares. Située à 25 km de Paris, elle est limitée par le Val-d'Oise au nord-ouest, la Seine-et-Marne à l'est. Tremblay qui culmine à une altitude moyenne de 85 m au Vieux-Pays et à 60 m sur les rives de l'Ourcq, appartient géographiquement à la Plaine de France qui est découpée par les vallées de la Marne, de la Seine et de l'Oise. Elle est entourée de Villepinte (Seine-Saint-Denis) par l'ouest et par Villeparisis et Mitry-Mory (quartier Mitry-le Neuf) (Seine-et-Marne) par l'est.

Anciennement dénommée Tremblay-Gonesse, la ville est constituée de trois pôles principaux : la plate-forme aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, située à cheval sur les communes de Roissy et Tremblay, le Vieux-Pays, ancien village situé au Nord entouré de terres agricoles qui séparent l'aéroport du reste de la ville, et le centre ville, aussi appelé grand ensemble, et qui comprend la quasi totalité du parc locatif social et des grands immeubles de la ville. Le reste du territoire de la commune est principalement pavillonnaire avec les quartiers des Cottages, du Bois-Saint-Denis et du Vert-Galant.

Tremblay-en-France est également réputée pour sa verdure et ses sites naturels qui ont été sauvegardés de l'urbanisme sauvage des 1970. Ainsi un massif boisé de 70 hectares, hérité des grandes forêts qui couvraient le Nord de l'canal de l'Ourcq et de ses berges verdoyantes au sud, ainsi que par les rives du Sausset au nord.

La ville est principalement accessible par l'autoroute RN 3 et la gare du nord.

Le Vieux-Pays

Histoire

Tremblay-lès-Gonesse - Mairie et école de garçons
Tremblay-lès-Gonesse - La Sucrerie

Le village tire son nom du latin tremuletum, le bois de trembles ou peupliers blancs. La France évoquée est le Pays de France, plaine agricole du nord-est de Paris se situe la ville.

Le territoire a connu une occupation humaine dès le paléolithique puis durant le néolithique comme l'attestent de nombreux objets trouvés par des cultivateurs ou durant le creusement du Sausset, petite rivière de la plaine de France.

Il entre dans les possessions de la puissante abbaye de Saint-Denis en 834 suite à un don de Louis le Pieux. L'abbé Suger y bâtit un château et affranchit les habitants.

Dès le Moyen Âge, le village se répartit entre Petit Tremblay et Grand Tremblay. À cette époque, les habitants vivent de la grande culture céréalière ou de la vente de laine de mouton, vendue en particulier lors de la Saint-Denis.

En 1566, Révolution française. La première évolution importante est la construction du Napoléon Ier, qui permet alors aux paysans de vendre plus facilement leurs productions à Paris. En 1870 et 1871, lors de la XXe siècle, la commune est de nouveau au centre des évènements de la Première Guerre mondiale : les taxis de la Marne partis de général Gallieni.

À partir des Soissons, sur d'anciennes terres incultes au sud du territoire. Le nord reste alors agricole et mène une vie à part. Une municipalité communiste est élue en 1935. En 1974 est inauguré l'XXIe siècle, Tremblay présente ainsi une configuration originale avec un sud urbanisé, un centre villageois entouré de terres agricoles et le nord occupé par les installations aéroportuaires et des zones d'activités économiques (Paris-Nord II). Le village, ou « Vieux Pays » est resté préservé.

Toponymie

La Ferme Zaffani, ferme du XVIIIe siècle avec pigeonnier

862 - L'inventaire de l'Abbaye de Saint-Denis mentionne le lieu sous le nom de Trimlidum.

Ancien Régime - Le village s'appelle Tremblay-en-France ou Tremblay-Saint-Denis.

Période révolutionnaire - Le village est nommé Tremblay-sans-Culottes

Au XIXe siècle, la commune s'appelle simplement Le Tremblay et se divise en Grand et Petît Tremblay[1].

En 1887 - La commune ajoute lès-Gonesse à la terminologie de Tremblay utilisée après la période révolutionnaire[2].

En 1989 - La ville de Tremblay-lès-Gonesse redevient Tremblay-en-France.

À la fin des référendum local a été organisé pour que les habitants de Tremblay se prononcent sur le changement de dénomination de la commune. Située dans le pays de France comme d'autres villages par exemple sa célèbre voisine Roissy-en-France, le nouveau nom rappelle que la commune est située dans le pays de France, c'est-à-dire dans le cœur de l'Gonesse, justifiée à lorigine lors de la constitution de l'ancien département de la Seine-et-Oiseil existait une commune homonyme dans le département : Yvelinesavait perdu toute pertinence, le nombre actuel des habitants de Tremblay dépassant celui de Héraldique

Armes de Tremblay-en-France

Les armes de la commune de Tremblay-en-France se Démographie


Sources [3],[4],[5]:

Administration

La commune est membre du Syndicat intercommunal d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye. La commune est membre de la communauté d'agglomération Plaine de France.

Les maires de Tremblay

Période Identité Étiquette Qualité
1991 2014 1965 1991 Georges Prudhomme PCF 1944 1965 Gilbert Berger PCF 1944 1944 Maurice Anguerrand (Comité de libération)   mécanicien
1941 1944 Raymond Tétard (Maire nommé)   cultivateur
1939 1941 Honoré Héricourt (  instituteur, secrétaire de mairie
1935 1939 Gilbert Berger PCF Économie
Le siège social d'Air France, dans le complexe de Roissypôle et sur les terrains de l'Paris tout en lui offrant des perspectives de développement considérables.

Le territoire sud aéroportuaire est une étendue vaste de 180 hectares reconnu comme un secteur stratégique : le Contrat de Plan État-Région 2007-2013 inscrit le site comme un « territoire de projet de dimension internationale » et le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France le consacre « territoire de rayonnement économique international ».

Son aménagement représente une opportunité foncière exceptionnelle dont la vocation est de permettre le rééquilibrage au Nord-Est du développement de l2007, le projet de construction d'un centre de commerces et de services au sud de la plate-forme aéroportuaire sur la zone de fret divise et provoque la polémique parmi les habitants et les élus locaux. Baptisé « Aéroville », le projet, dessiné par l'Christian de Portzamparc, s'étend sur une surface de 5 hectares (49 986 m2) et doit sortir de terre en 2011 pour une ouverture en 2012. D'un coût estimé à 270 millions d'Auchan « nouveau concept », des boutiques haut de gamme, mais également des services non marchands comme une antenne postale, une garderie et une salle de sport, ainsi qu'un parking de 4 700 places. L'ensemble sera dissimulé par une toiture « ondulant comme un manteau » selon l'architecte et encadré d'un jardin paysager et d'une coulée verte. Selon son concepteur, Unibail, il est conçu pour attirer les touristes dans des boutiques de luxe et les employés de la plate-forme, qui souffrent d'un déficit commercial et de services. Cependant, vu la saturation actuelle des voies d'accès routières à l'aéroport, l'accroissement exponentiel des problèmes de circulation est dénoncée, et les petits commerçants estiment que le projet « transformera les centre-villes des environs en ghettos », le commerce local ne pouvant, selon eux, survivre à cette nouvelle offre, qui s'additionne à une sur-représentation dans le secteur des grandes surfaces, en particulier au nord de la Seine-Saint-Denis (Parinor, Paris-Nord II au sud, centre commercial de [6],[7]. Ces arguments n'ont toutefois pas été retenus par les commissions départementales puis [8].

Le siège social d'Air France réside dans Roissypôle[9],[10],, Tremblay-en-France[11],[12],[13].

Transports

L'aéroport gares du RER B :

En 1998, la Ville de Tremblay a mis en place le service Modèle:Filéo qui permet aux employés de la plate-forme aéroportuaire d'accéder à leur lieu de travail de jour comme de nuit. Un système de navette à la carte qui bénéficie aux propriétaires d'une carte Orange sans majoration.

Au mois de septembre 2006, Tremblay a lancé son propre réseau de bus, entièrement financé par le budget de la commune, afin de pallier l'insuffisance du maillage en seconde couronne. Appelé T'Bus, ce dispositif fonctionne avec neuf bus, décorés aux couleurs de la ville, qui en sillonnent le territoire. Ce service a trouvé son public, puisque 4 932 voyageurs l'utilisent journellement en 2007, soit une croissance de 37 % depuis le lancement du service. L'achat d'un dixième T'bus est envisagée pour améliorer la desserte du Vieux-Pays[14].

Fortement impliqué dans le développement de l'offre en transports collectifs[réfnécessaire], le député-maire RER B et créé dans la foulée l'Association des Maires de la ligne B du RER. L'élu tremblaysien, rejoint par la majorité de ses collègues, réclame la modernisation de cette ligne, surnommée "la ligne maudite". Une modernisation qui a été votée par la Région Monuments et lieux de visite

La borne de Mortières

L'église Saint-Médard fut édifiée à partir de 1543 mais restaurée plusieurs fois successives. En particulier, la façade et les premières travées ont été reconstruites en 1785 par Jean-Jacques Cellerier. Un Christ en majesté orne la façade principale depuis 1822. L'église vient de faire l'objet d'une restauration complète entre 1987 et 2007. Elle est classée monument historique depuis 1939[15]et une grande partie du village est protégée par les Bâtiments de France.

La Moyen Âge. Elle était le siège de la XIIIe siècle et fut restaurée successivement aux XVe siècle et XVIe siècle ; elle possède une belle charpente de chêne d'une hauteur de 18 mètres, ainsi que des contreforts et des meurtrières. La grange fut classée monument historique en 1939[16].

Le puits, à gauche de la grange aux dîmes, remonte au XVe siècle et succède à celle construite par l'Abbé Suger. L'abreuvoir à proximité date de la même époque mais fut restauré par la suite.

Des vestiges de fortifications du XIIe siècle sont encore visibles autour du Vieux-Pays. Elles auraient été décidées par l'Abbé Suger, puisque l'Roissy, au nord du village sur le fief de Mortières, elle fut déplacée lors de la construction de l'aéroport, au début des bonnet phrygien. C'est, aujourd'hui, une des très rares bornes ainsi ornées qui subsiste, témoin de l'engagement des habitants pour les idéaux de la Révolution, également matérialisé par le nom que prit à l'époque le bourg, Tremblay-sans-Culotte.

Le Mémorial de la Déportation de Shelomo Selinger, bronze de 132 × 74 × 40 cm, inauguré en 2006 dans le nouveau cimetière intercommunal.

Culture

Ouvert en 1983 et complètement modernisé en 2005, le cinéma Jacques Tati, situé dans le quartier du Vert-Galant, propose une programmation variée alliant les films d'auteurs aux films "grand public". Le travail avec le jeune public tient une place importante. Des séances scolaires sont organisées tous les jours et le cinéma Jacques Tati participe aux dispositifs École et Cinéma, Collège au Cinéma et Lycées au Cinéma en partenariat avec l'Éducation nationale. Classé Art et Essai, le cinéma organise régulièrement des avant-premières et des rencontres avec des réalisateurs ou des acteurs. Chaque année au mois de mars, le cinéma organise Terra di cinema, festival du film italien qui, durant trois semaines, propose un panaroma des meilleurs films transalpins en présence des réalisateurs et des acteurs. Environ 200 000 spectateurs se pressent tous les ans dans les salles de Jacques Tati, ce qui en fait le deuxième cinéma public le plus fréquenté de Seine-Saint-Denis, derrière le Méliès de Montreuil. Il est composé de 3 salles : la salle "Jour de fête", la salle "Play Time" et la salle "Parade".

Tremblay dispose également du Théâtre Louis Aragon repris en main depuis 2006 par Emmanuelle Jouan dont la mission est de redonner une cohérence artistique à la programmation. «Je suis venue à Tremblay par conviction, cest une municipalité la culture est encore considérée comme un rouage essentiel du projet pour la ville, et cest dans ce sens que jenvisage ma fonction. La programmation sera axée sur des artistes pour qui la rencontre avec le public fait partie de lœuvre. Mon objectif est avant tout de montrer aux Tremblaysiens que le théâtre nest pas un lieu fermé, uniquement accessible à une certaine catégorie de personnes, mais un lieu pour créer du lien", explique la directrice de l'établissement.

Les soirs de spectacle, le Café des Artistes, attenant au théâtre, ouvre ses portes avant et après la programmation, pour permettre à la soirée de se prolonger autour d'un verre et d'une petite restauration. Les artistes sont souvent fidèles à ce rendez-vous convivial.

La Scène Jean-Roger-Caussimon, hébergée à l'Odéon, centre culturel inauguré en 2001 sur la place du Bicentennaire de la Révolution, est le lieu privilégié des rencontres musicales à Tremblay. La qualité de la programmation jazz et blues en font une salle de concert de réputation régionale. La scène est d'ailleurs un des fers de lance du festival de jazz Banlieue Bleue qui a lieu chaque année en Seine-Saint-Denis. Toutefois, la scène s'ouvre depuis plusieurs années à d'autres couleurs musicales : les artistes de la nouvelle scène française et les artistes Hip-Hop y ont fait une entrée remarquée.

D'autres structures comme le conservatoire de l'Odéon, le centre social Louise Michel, l'espace Mikado et la MJC Caussimon témoignent de l'engagement culturel de la ville et de la volonté de faire partager les savoirs et de construire le lien social à partir d'un échange culturel fort. En février 2008, un équipement destiné aux 18-30 ans ouvrira ses portes dans le centre-ville pour permettre à ses jeunes de concrétiser leurs propres projets artistiques. A noter la transformation en cours de la Bibliothèque Boris Vian en médiathèque dont l'ouverture est prévue au mois de décembre 2008.

Tremblay organise et participe à de nombreux événements culturels chaque année. L'un des plus marquants a lieu à la fin juin dans le Parc du Château Bleu : la fête du chapiteau bleu consacrée aux arts du cirque et créée en 2006.

Santé

  • 3 groupes médicaux :
    • dans le quartier des Cottages
    • au centre-ville
    • au Vert Galant
  • Hôpital privé du Vert Galant

Culte

Stade du Vert-Galant

Équipements sportifs

  • La nouvelle piscine Auguste-Delaune
  • Le Palais des Sports
  • Le gymnase Guimier
  • Le gymnase Toussaint Louverture
  • Le gymnase Jacquart
  • Le gymnase Marcel Cerdan
  • Le Parc des Sports
  • Le stade Fernand Noël
  • Le stade du Vert-Galant
  • le Dojo Thierry Ngninteng
  • Le complexe de tennis Raymond Baldeyrou
  • Le Parc intercommunal d'équitation du Château Bleu qui accueille chaque année la manifestation handisport Cap Hunter

Enseignement

Il y a 3 collèges (Collège Romain Rolland, Collège Ronsard et Collège Descartes), un lycée général (Lycée Léonard de Vinci), un lycée professionnel (Hélene Boucher) et un IUT (Paris 8).

Notes et références

  1. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  2. En ancien français le mot http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  4. Insee - Population légale recensement de 2008
  5. Le Parisien du 30 septembre 2007 - Un centre commercial géant au pied des pistes de Roissy
  6. [PDF] L'Écho régional du 3 octobre 2007 : Aéroville, le projet qui fait peur. [PDF]
  7. Gwénael Bourdon, « Tremblay-en-France - Roissy : Aéroville obtient un nouveau feu vert », dans 9 juillet 2008 
  8. [PDF] SIEGE D'AIR FRANCE - ROISSYPOLE. Groupement d'Etudes et de Méthodes d'Ordonnancement (GEMO)
  9. Roissy Charles-de-Gaulle. Tremblay-en-France.
  10. Siège social. Air France. Consulté le 9 février 2010.
  11. Plan interactif. Tremblay-en-France.
  12. "AIR FRANCE, agence à Paris - Roissy / Charles de Gaulle." Air France-KLM. Consulté le 18 juin 2010.
  13. Source : Quotidien L'église Saint-Médard à Tremblay-en-France : Etude archéologique 2004-2005
  14. Notice no PA00079966, sur la Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes