Sarcelles

Sarcelles
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49° 00′ 00″ N 2° 23′ 00″ E / 49.0000, 2.3833

Sarcelles
L'hôtel de Miraville, hôtel de ville de Sarcelles.
L'hôtel de Miraville, hôtel de ville de Sarcelles.
Armoiries
Détail
Administration
Pays Région Val-d'Oise
chef-lieu)
95585
95200
Maire
Mandat en cours
2008-2014
Site web www.sarcelles.fr
Démographie
Population 59 221 hab. (2008[1])
7 008 hab./km²
Sarcelloises, Sarcellois
Géographie
49° 00′ 00″ Nord
       2° 23′ 00″ Est
/ 49.0000, 2.3833
Altitudes mini. 46 mmaxi. 142 m
Superficie 8,45 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Sarcelles est une commune française située dans le Val-d'Oise et la région banlieue parisienne, elle vit s'édifier le premier sous-préfecture du département du Val-d'Oise.

Sommaire

Géographie

Description

Vue aérienne de Sarcelles-village.

Sarcelles est une ville de la banlieue nord de Paris, située à environ 15 kilomètres de la capitale. L'agglomération est constituée de deux parties distinctes : le vieux Sarcelles, dit « Sarcelles-village », édifié au bord du Petit Rosne et regroupé autour de l'église, et le grand ensemble contemporain, première expression des villes nouvelles, édifié dans les années 1950 un kilomètre plus au sud. La ville s'étend sur 4,6 km du nord au sud et 3,1 km d'est en ouest.

Le « village » est constitué d'un habitat continu bas, majoritairement du XIXe siècle et du début du XXe siècle, entrecoupé d'immeubles plus récents. Au nord, s'étend un important quartier pavillonaire, « Les Chardonnerettes ». À l'Est, se situe une grande zone d'activité le long de la RN16, deux petits quartiers pavillonnaires (« le Haut du Roi » et « le Mont de Gif ») ainsi que quelques cultures céréalières qui résistent à l'urbanisation. Au sud, se situe le quartier de Sarcelles-Lochères, la ville nouvelle des [2].

La commune est devenue un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis 2000, en remplacement de Montmorency. Elle est également membre de la 1997.

La ville est limitrophe des communes de : Montmagny, Saint-Brice-sous-Forêt, Villiers-le-Bel, Arnouville-lès-Gonesse et Val-d'Oise ainsi que Stains et Pierrefitte-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Sarcelles est divisé en huit quartiers distincts (population 1999/part de la population totale de la ville:

  • Le grand ensemble (au sud: 37 626 hab. (65 %)
  • Le village (au centre-ouest: 7 723 hab. (13,4 %)
  • Chantepie - Les Rosiers (à l'ouest: 5 265 hab. (9,1 %)
  • Chauffour - Les Chardonnerettes (au nord-ouest: 5 124 hab. (8,9 %)
  • Le Mont-de-Gif - Le Haut-du-Roi (à l'est: 1 099 hab. (1,9 %)
  • Le Parc Central (au centre: 652 hab. (1,1 %)
  • La Sous-Préfecture (au centre-ouest: 243 hab. (0,4 %)
  • La Pointe 3/4 - Les Mureaux (au sud-ouest: 136 hab. (0,2 %)

Climat

Le climat à Sarcelles est caractéristique de celui de l'climat océanique dégradé caractérisé par une certaine modération. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennesC) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennesC) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennesC) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France

Histoire

Héraldique

Blason ville fr Sarcelles (Val-d'Oise).svg Sarcelles
  • D'azur à trois merlettes d'or

Les armes de Sarcelles proviennent de la famille de Neufbourg, avec ses émaux inversés, seigneurs du lieu au XVIIe siècle.

Les origines

Sarcelles vers 1780 (
La Briqueterie Censier vers 1900
Le Boulevard de la Gare, vers 1900

Le nom de la ville proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Cercellus ou peut-être de « Cercella », cité en 862 : fabrique de cerceaux pour tonneaux.

L'occupation du site remonte probablement au paléolithique, des chasseurs-cueilleurs fréquentant alors la vallée du Petit Rosne. Une occupation humaine est attestée entre le Ier siècle et le Ve siècle de notre ère par la découverte d'un établissement thermal romain au lieu-dit « le Haut du Roi ».

Pillé par les VIIe siècle, devenu la seigneurie de l'894 d'une ferme sur le territoire royal de Cercelles « Ex fisco nostro Cercilla » par le roi Petit Rosne[4]. Au XIIIe siècle, on trouve la graphie Sarcella[5].

Des seigneurs vassaux des Montmorency organisent des campagnes d'essartage et provoquent le développement économique du village. Durant la 1420 à 1436, puis est détruit par les 1567 lors de leur retrait après la XVe siècle, elle était la possession des Neufbourg et fut érigée en marquisat en 1629. La propriété passa en 1685 au marquis d'Hautefort qui y fonda un hôpital.

Le village du XVIIIe siècle vit de la viticulture et des arbres fruitiers. Le dénombrement de l'élection de Paris compte trente-neuf 1709 ; le dictionnaire universel publié en 1726 annonce mille-soixante habitants[6]. En 1729, lorsque l'archevêque de Paris révoque le curé de Sarcelles, l'auteur pamphlétaire Nicolas Jouin écrira une suite de harangues qui eurent un tel succès qu'elles donnèrent naissance à un [7],[8],[9].

Au XIXe siècle, Sarcelles, comme de nombreuses communes environnantes, vit essentiellement de la viticulture. La vigne occupe alors la quasi-totalité de la surface cultivable. Mais suite à l'épidémie de Phylloxéra de 1879 qui décima les vignes, les Sarcellois se reconvertissent dans les XXe siècle, en particulier dans la culture des petits-pois qui nécessitaient une abondante main d'œuvre estivale, les « cueilleux ». Au cours des mois de récolte (juin-juillet), la population est multipliée par deux passant en 1902 par exemple de 2 380 à 4 800 habitants. La récolte était alors expédiée vers les arboriculture est également importante, les poiriers en particulier, les vergers s'étendant alors sur plusieurs communes de la plaine de France et de la vallée de Montmorency après le conflit de 1870. En 1870 et 1871, le village est occupé par les Prussiens qui le laissent en ruines. Durant l'année 1892, le village est victime d'une épidémie de années 1930, la culture légumière est prédominante : sur 350 hectares de terres cultivables, 96 sont occupés par les cultures de petits-pois, 65 par les XXe siècle, Sarcelles perd peu à peu son caractère rural avec l'implantation de diverses industries : une aluminium,une fabrique de rubis synthétiques, une autre de tuiles, une de Révolution française à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce à la nature argileuse du sous-sol. Deux familles ont dominé localement cette activité : les Censier durant plus d'un siècle et les Bastin.

Le
La Place de France, en 2009

Mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que l'histoire de Sarcelles s'accélère. Dans un contexte national de pénurie de logements amplifiée par un solde naturel très positif (« immigration massive mais également le rapatriement des français d'Algérie dont une partie non négligeable s'installera à Sarcelles, un Jacques Henri Labourdette et Roger Boileau, qui ont œuvré entre 1955 et 1975. Au total, ce sont 12 368 logements qui sont ainsi construits pour le compte de la grand ensemble de France[10]. Longtemps symbole du mal-être qui frapperait les grands ensembles (et provoquerait la « sarcellite », terme inventé par une journaliste des [11],[12].

Après avoir fêté en 2005 le cinquantenaire de la création du quartier de Lochères[13], la municipalité engage la rénovation du Grand Ensemble, en commençant par le quartier des Sablons, le premier édifié au cours des [14].

Démographie

Sarcelles a connu un développement très rapide qui la classe dans la catégorie des villes-champignons : ne comptant qu'environ 8 000 habitants au début des 1962 et dépassait 50 000 avant la fin des Argenteuil. La ville occupe le 78e rang national en population. Son taux de natalité est de 20,29/1000 et son taux de mortalité de 6,40/1000. Sarcelles est une ville jeune : 34,9 % de la population a moins de 20 ans, 42,4 % moins de 25 ans et 13,6 % a plus de 60 ans.

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 410 1 588 1 327 1 615 1 609 1 735 1 788 1 622
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 604 1 781 1 846 1 682 1 845 2 001 2 159 2 118 2 199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 384 2 603 2 796 3 364 5 032 6 292 7 083 6 622 8 397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007    
35 800 51 674 55 007 53 630 56 833 57 871 59 594    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Sources [15],[16]:

Tableau démographique du XXe siècle

Immigration

Sarcelles compte une importante population immigrée : sur un total de 57 871 habitants en 1999, 9 285 étaient nés à l'étranger et de nationalité étrangère, 6 282 étaient français d'acquisition et 3 413 étaient français de naissance mais nés à l'étranger ou bien dans les anciens départements français d'Algérie. La ville compte en effet une des plus importantes communauté de rapatriés d'Algérie.

Si, parmi les étrangers, la part des Algériens (14,7 %) ou des Marocains (11,8 %) reste conforme à la moyenne régionale (respectivement 17,3 % et 10,4 %), celle des Tunisiens est importante avec 15,5 % à Sarcelles contre 6,1 % dans la région. La part des Turcs est également très importante : 12,4 % contre 2,6 % dans la région. La part des autres pays de naissance est conforme aux tendances régionales avec 37,8 %, pour l'essentiel de pays d'Afrique subsaharienne[17],[18].

Il n'est pas possible de parler de la population de Sarcelles sans en évoquer une particularité tout à fait spécifique, à savoir que la population de cette ville est composée pour un tiers de juifs venus d'afrique du nord dans les années 1960, et pour un tiers de musulmans. Sarcelles est surnommée ", comme le film du même nom qui se passe dans cette ville. On y trouve la plus grande concentration de magasins cachères, de synagogues, d'écoles et autres institutions juives de toute la région parisienne.

En 1999, 62,2% des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes dorigine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune[19],[20].

Le logement

Sarcelles comptait 18 048 résidences principales en 1999 sur un total de 19 419 logements. Le parc 1999, seulement 3,1 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en 1949 ne représentaient que 6,2 % du parc contre 33,7 % pour la moyenne régionale francilienne.

Sarcelles possède peu d'édifices anciens, tous rassemblés dans le village, et construit peu aujourd'hui, car soumis au plan d'exposition au bruit de l'1955 à 1970 : pas moins de 78,1 % des logements ont été bâtis entre 1949 et 1974. Cette particularité provoque un réel problème d'urbanisme et de financement : tout le parc ayant sensiblement le même âge, tout est également à réhabiliter en même temps.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 16,4 % en maisons individuelles et à 83,6 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). Seulement 33,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[21],[22].

Avec 9 505 logements de type 1999 (23,4 % dans la région), la ville respecte largement les dispositions de larticle 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes.

La taille des ménages est bien plus importante que dans la région : la ville ne compte que 21,4 % de personnes vivant seules contre 34,6 % dans la région, en revanche les familles importantes représentent 11,0 % de la population contre 2,8 % dans la région. Le nombre moyen de personnes par logement est important : 3,2 personnes en moyenne contre 2,4 en immigrée aux familles très nombreuses.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces ou plus (57,9 % contre 41,4 % en moyenne régionale) ; les petits logements restent minoritaires : seulement 2,1 % de logements d'une pièce contre 11,8 % dans la région.

La ville possède par conséquent des logements de plus grande surface que la moyenne francilienne habitées par des familles nombreuses, mais une part très importante de ces logements sont de type HLM, ce qui favorise la ghettoïsation de la commune[23],[24].

Administration

La ville est un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis l'an 2000. La sous-préfecture a emménagé à Sarcelles quatre ans plus tard, en avril 2004. C'est par l'impulsion de Jean-Yves Autexier (Maire-adjoint à Sarcelles d'Henri Canacos, maire PCF jusqu'en 1982) que le déménagement de la sous-préfecture a été possible. Cette première depuis la Libération corrige ainsi une « erreur » de l'histoire datant de la création du département du Val-d'Oise. Le décret no 2000-186 portant transfert du chef-lieu de l'Val-d'Oise) fut signé le 3 mars 2000 par Lionel Jospin, Christian Sautter.

La ville est par ailleurs membre depuis 1997 de la Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville-lès-Gonesse.

Sarcelles est divisée en deux cantons :

De 2001 à 2008, le [25]. La ville a possédé dès 1996 treize conseils de quartier, ouverts à tous les Sarcellois. Ils se réunissent en moyenne une fois par mois[26].

Depuis [27].

Tendances politiques

À lLionel Jospin avec 25,0 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 13,4 %, puis Alain Madelin avec 11,9 %, François Bayrou avec 5,0 %, Arlette Laguiller avec 4,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 86,5 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux dabstention de 23,9 %, valeurs très supérieures en faveur de Jacques Chirac par rapport à la tendance nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[28].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour lEurope du 29 mai 2005, les Sarcellois ont très massivement rejeté la Constitution Européenne, avec 62,51 % de Non contre 37,49 % de Oui avec un taux dabstention particulièrement élevé de 43,70 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 % ; abstention : 30,63 %). Ces chiffres sont très supérieurs à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais inverses aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[29].

À lSégolène Royal avec 37,35 % (national : 25,87 %), suivi de Nicolas Sarkozy avec 33,98 % (national : 31,18 %), puis Jean-Marie Le Pen avec 6,90 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,27 %, Nicolas Sarkozy totalisant 46,73 % des suffrages sarcellois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 18,19 %, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 16,03 %[30].

Les maires de Sarcelles

Liste des maires successifs [31]
Date d'élection Identité Parti Qualité
1939 Meyer
1953 Colle
1962 Salmon DVD
1965 Henri Canacos PCF Val-d'Oise

Agent technique[32]

1983 Raymond Lamontagne RPR Député du Val-d'Oise

Vice-président du Conseil général du Val-d'Oise[33]

18 juin 1995 PS Député du Val-d'Oise
3 juin 1997 PS

Député du Val-d'Oise

Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Lors des François Pupponi a été élue dès le premier tour avec 68,83 % des suffrages exprimés[34].

Cela lui ouvre la voie pour un second mandat (2008-2014), ou un troisième si l'on prend en compte sa succession à Dominique Strauss-Kahn en 1997.

Budget et fiscalité

Sarcelles est une ville pauvre connaissant une situation financière délicate présentant un fort chambre régionale des comptes[35]. Cette situation est due selon le maire à un potentiel fiscal très limité et à d'importants besoins de la part de la population[36].

Avec un taux de taxe dhabitation de 17,32 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Sarcelles est dans la moyenne haute du département. Ce taux est néanmoins resté stable depuis 2001. Il faut y ajouter 0,50 % pour la part syndicale, soit 17,82 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 16,85 % à Gonesse ou de 17,11 % à Montmorency, communes voisines de Sarcelles[37],[38].

Justice et sécurité

Square d'Hattersheim.

Sarcelles fait partie de la juridiction dinstance de Écouen en février 2008[39]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (31, avenue du 8 mai 1945)[40],[41].

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Sarcelles (incluant Saint-Brice-sous-Forêt et Villiers-le-Bel[42]) est de 107,37 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2008) ce qui en fait l'un des trois plus élevés du Val-d'Oise derrière Cergy-Pontoise (137,62), largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 25,34 %, l'un des plus faibles du département[43].

D'après le chroniqueur Bronx[réf. souhaitée]. La nécessité de loger des familles en raison du exode rural avait conduit à passer outre.

Jumelages

Économie

Sarcelles comptait 2651 entreprises au 31/12/2004. 86 % de ces établissements comptaient moins de cinq salariés[44].

Le parc industriel de l'Escouvrier comptait en l'an 2000 sur une surface de soixante hactares 80 entreprises offrant 3 000 emplois.

Le taux de chômage en 1999 s'élèvait à 20,9 %, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. La ville comptait 1954 bénéficiaires du RMI au 31 décembre 2004[45]. Le revenu moyen par ménage est de 17 854 €/an.

Sarcelles-Lochères fut l'un des premiers quartiers classés dans la liste des zones franches urbaines par la loi du 14 novembre 1996 afin de promouvoir le développement des quartiers dits « sensibles ». La ZFU de Garges - Sarcelles (Lochères) est la plus vaste de France[46]. Entre autres entreprises, l'Agence Nationale pour le Chèque-Vacances (ANCV) y possède dorénavant son siège social[47].

La ville possède très peu de grandes entreprises ; parmi les principales, on peut citer les deux premières en Ricoh, copieurs, connectique) avec 62M d'€ (chiffres 2004)[48]. Ainsi que la société France Télécom-Orange, dont le central téléphonique rue Montfleury abrite le Pole SAV desservant le territoire de la Plaine Val-De-France.

Transports

Un bus de la ligne RATP 268, rue Pierre-Brossolette à Sarcelles-village.

Sarcelles est desservie par deux gares ferroviaires et plusieurs lignes de bus :

les lignes de bus :

La ligne 5 du tramway (ou tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles) est un projet de tramway sur pneumatiques qui empruntera la route nationale 16. Sa mise en service est prévue pour fin 2012[49],[50].

Aucune Route nationale 16 (Paris-Val-d'Oise (Montmorency-Dugny-Avenue du Parisis » (ex. boulevard intercommunal du Parisis), reliant aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce dernier situé à moins de quinze kilomètres de Sarcelles et constituant un important pôle d'emploi.

Parcs et espaces verts

  • Le parc des Prés-sous-la-Ville est le plus important espace vert de la ville. Il comporte des paysages vallonnés un plan d'eau ainsi que des jeux d'enfant et des tables de camping en libre accès.
  • Le square paysager d'Hattersheim est situé à Sarcelles-Village
  • Le chemin-du-bois-fleuri, est une « coulée verte » située entre la rue Pierre-Brossolette et la rue Bellevue. On y voit une partie des jardins familiaux de la ville.
  • Le petit lac du Haut-du-Roi.
  • Le parc Kennedy, dans le grand ensemble[51].

Sarcelles possède deux fleurs au [52].

Monuments et lieux touristiques

Sarcelles possède un patrimoine historique au village dont l'église, monument historique classé[53],[54]. La ville nouvelle de Sarcelles-Lochères constitue en elle-même un patrimoine architectural des

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Église de Saint-Pierre-Saint-Paul. Édifiée à partir de 1115 sur l'emplacement d'un temple romain, l'église remplace une construction du Ve siècle environ dont la structure a été retrouvée sous le XVIe siècle par les 1876. Le clocher surmonté d'une flèche de pierre entourée de 4 pyramidions constitue la partie la plus ancienne de l'église ; il possède des fenêtres en plein cintre. La façade occidentale Renaissance à colonnes corinthiennes est l'œuvre de François Ier. La rose au Ier étage est encadrée de colonnes, la nef et les bas-côté du XVIe siècle sont décorés de liernes et de tiercerons. Le chœur gothique carré date du XIIIe siècle, les chapiteaux sont à figures. L'église abrite une dalle funéraire aux effigies de Jehan Soudain et sa femme, gravée en 1582. L'ensemble a été classé monument historique le 25 octobre 1911.

La tour 1567 par les Protestants. En 1942, le manoir, reconstruit au XIXe siècle, est transformé en hôtel, puis racheté par la commune qui y installe l'hôtel de ville.

L'église assyro-chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre, la plus grande d'Europe, a été consacrée en février 2004.

Le marché de Sarcelles-Lochères (les mardi, vendredi et dimanche matin) est réputé dans toute la région. Il attire une foule cosmopolite de plus de 10 000 visiteurs chaque dimanche.

Musées

La maison du patrimoine (1 rue des Piliers) est installée depuis septembre 2000 dans la maison Grimaud, nom de son ancien propriétaire, et édifiée au XIXe siècle à Sarcelles-Village. Animée par une association (« Sarcelles et son histoire »), elle présente l'histoire de la ville à travers une collection permanente d'objets et de costumes anciens se rapportant au passé agricole et de nombreuses expositions temporaires thématiques. On peut citer : le 60ème anniversaire de la libération de Sarcelles, les briqueteries disparuesLe parc est ouvert au public depuis le printemps 2005 et propose un parcours botanique (ouvert le lundi de 14h à 17 h; mercredi de 10h à 12h et de 14h à 17h et samedi de 10h à 12h, entrée gratuite).

Le musée naval de Sarcelles (bd du Général-de-Gaulle - Sarcelles-Village), également animé par une association, présente le passé maritime de la Colbert à travers des objets, maquettes de bateaux, posters, photos, etc. (ouvert le samedi de 14h à 18h, entrée gratuite).

Personnalités liées à la ville

Personnalités du monde politique, économique et social

  • Rachid Adda : secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen (MRC), ancien conseiller régional d'Île-de-France, conseiller municipal de Sarcelles, à Sarcelles ;
  • François Chérèque : secrétaire général de la CFDT (a habité Sarcelles enfant et jeune : ancien joueur de l'AASS Rugby) ;
  • Michel Gevrey : ancien responsable national et international syndical (notamment ancien secrétaire national du Syndicat national des instituteurs) et associatif, ancien membre du Dominique Strauss-Kahn : professeur des universités, ancien directeur général du François Pupponi : député-maire de Sarcelles, ancien vice-président de la communauté d'agglomération Val-de-France, ancien conseiller général du Val-d'Oise,.

Personnalités du monde littéraire, culturel et artistique

Personnalités sportives

Personnalités diverses

Culture

La salle des Fêtes Jacques-Berrier, à Sarcelles-Village.

La ville offre toute l'année un accès varié à la culture :

La bibliothèque municipale Anna-Langfus (37, Bd Bergson), actuellement mise en réseau avec les autres bibliothèques de la RMI[55].

L'école municipale de musique à rayonnement communal (2 avenue Paul-Langevin), enseigne une trentaine de disciplines, pour les enfants comme pour les adultes, dont le jazz, les instruments à cordes ou à vent ainsi que des pratique Collectives : chorales, musique de chambre, ateliers, etc[56]. ;

L'école municipale d'arts Janine-Haddad[57] (5, route de Garges)[58] ;

La salle André-Malraux (rue Taillepied - Sarcelles Village),

La maison du patrimoine, (1 rue des Piliers - Sarcelles-Village)[59] ;

Plusieurs maisons de quartier, en particulier celles des Vignes blanches et Watteau[60].

Dans la ville existe le « Club des Belles Images » - club de photographie[61].

Le Forum des Cholettes, fermé en 1997 pour cause d'amiante, était un centre culturel fondateur de l'identité du Grand Ensemble. Grande salle de spectacles, cinéma de 250 places, foyers d'exposition, salle de bal etc.

Festivals et événements

  • La biennale de la gravure et des nouvelles images, tous les deux ans, les années impaires, en début d'année ;
  • La fête du sport, début juin ;
  • Les festivités du 50ème anniversaire du grand ensemble de Sarcelles ;
  • Le Festival de la photo sociale - Photsoc[62].

Sarcelles au cinéma

Sarcelles a été le cadre de plusieurs films, dont les plus célèbres évoquent la brutale mutation urbaine et sociale des Rue des prairies (1959) de Michel Audiard dans lequel Henri Neveu (Mélodie en sous-sol (1963), réalisé par Jean Gabin, revient dans une prison. Sa maison est encore , et paraît assez anachronique dans un paysage de grands immeubles modernes. Même le nom de sa rue a changé.

  • Bernard Paul et sortie en 1977, un film pessimiste et prémonitoire du malaise des banlieues. Avec Pierre Mondy, Sabine Haudepin et Patrick Fierry.
  • Voisins, voisines (2005) de Malik Chibane avec Anémone et [63].
  • Le court métrage Sarcelles (Ville Nouvelle) (8 min), réalisé par David Haddad, parcours graphique et personnel de la ville à travers ces différents visages.
  • Sarcelles dans la chanson

    Sarcelles est une des villes emblématiques de la banlieue et du rap français. Le rappeur Stomy Bugsy a vécu toute sa jeunesse à Sarcelles qu'il évoque souvent dans ses chansons ainsi que dans celles du groupe Ministère A.M.E.R. dont il fut un des membres avec Passi. Ce groupe a sorti en 1994 un album dénommé « 95200 », code postal de la ville. Le collectif Secteur Ä, « Ä » venant d'un quartier de Sarcelles appelé La Secte Abdoulaye, est à partir du défunt ministère A.M.E.R. et a rassemblé plusieurs rappeurs de la ville et de celles voisines de Neg' Marrons ou le duo Villiers-le-Bel.

    Le groupe de rock Red Noise a également sorti en janvier 1971 son unique album baptisé Sarcelles-Lochères[64].

    Les Inconnus, célèbres humoristes français ont cité Sarcelles en 1992 dans le Rap[65].

    Histoire des Sarcellois

    La ville de Sarcelles s'est engagée dans un travail de collecte de la mémoire des sarcellois : la mémoire de la libération des habitants, ils vivaient pendant cette période de guerre[66]. Ces textes publics permettront de mieux comprendre le quotidien des français pendant cette période douloureuse. Il sera également possible de lire l'histoire de Sarcelles pendant cette période.

    Enseignement

    Cinquante-cinq établissements scolaires dispensent l'enseignement à Sarcelles dont cinq privés[67]. Il faut y ajouter deux établissements spécialisés : un institut médical éducatif et un académie de Versailles et de l'inspection académique du Val-d'Oise. Les écoles de la commune sont gérées par les inspections de l'inspection départementale de lEducation nationale de Saint-Brice-Sarcelles-Nord (6, allée Jean-de-La-Fontaine 95350 Saint-Brice-sous-Forêt) et de Sarcelles-Sud (École Delpech, 148, avenue de la Division Leclerc). Les deux circonscriptions font partie du bassin d'éducation et de formation de Sarcelles[68].

    Sport

    Les équipements sportifs

    Sarcelles possède un important centre sportif accompagné de plusieurs gymnases et autres équipements sportifs à travers la commune :