Nice

Nice
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43° 41′ 45″ N 7° 16′ 17″ E / 43.695949, 7.271413

Nice
Quai des États-Unis et promenade des Anglais
Quai des États-Unis et promenade des Anglais
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Alpes-Maritimes (préfecture)
chef-lieu)
06088
06000 06100 06200 06300
Maire
Mandat en cours
2008 - 2014
Site web www.nice.fr
Démographie
Population 344 875 hab. (2008)
4 795 hab./km²
Aire urbaine 1 005 230 hab. ()
Niçoises, Niçois
Géographie
43° 41′ 45″ Nord
       7° 16′ 17″ Est
/ 43.695949, 7.271413
Altitudes mini. 0 mmaxi. 520 m
Superficie 71,92 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Nice, sa plage et la ville du sud-est de la préfecture du Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière mer Méditerranée, le long de la Paillon.

Avec 344 875 habitants en 2008[1], elle est la cinquième commune de Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Son agglomération est également la cinquième de France (après Paris, Lyon, Marseille et Lille) et regroupe 947 337 habitants (2008)[2]. Elle est située au cœur d'une aire urbaine de 1 005 230 habitants (2008)[3] et d'un espace urbain Nice-Côte-d'Azur » qui compte une population de 1 293 381 habitants (2007)[4]. La ville est le centre d'une Nice Côte d'Azur, la septième de France, qui rassemble vingt-sept communes et 535 543 habitants[5]. La population du Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003 et regroupant vingt-neuf communes, est estimée à 517 500 habitants en 2005[6].

Située entre mer et montagnes, capitale économique de la tourisme, le publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays[7] et accueille chaque année 4 millions de touristes[8]. Elle dispose également du troisième aéroport de France[9],[10] et de deux palais des congrès dédiés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une conservatoire à rayonnement régional et des salles de concert.

Capitale historique du Provence avant de rejoindre la Maison de Savoie en 1388 et plus tard le royaume de Piémont-Sardaigne. Nice ne devint définitivement française qu'en 1860. Ses habitants s'appellent les Niçois(es).

Sommaire

Toponymie

La cité est attestée sous le nom de Nicaea oppidum au Ier siècle après J. C., Nikaia au IIe siècle, Nicaea, Nicia au IVe siècle, fratribus Niciensi 1119, Niza XIIIe siècle, Nisse XIVe siècle, Niça 1436[11] (forme occitane).

Selon la forme la plus ancienne, il s'agit du mot grec (thea) nikaia « qui donne la victoire »[12]. nikaia est une épithète attachée au nom d'une divinité, peut-être Athéna, honorée à Marseille[13]. Il s'agirait donc d'un des nombreux toponymes grecs de la côte méditerranéenne (cf. Antibes, Agde)

Cependant, il pourrait s'agir de la réinterprétation d'un toponyme antérieur contenant une racine *nis- d'origine ligure ou étrusque, car l'évolution phonétique à partir de Nikaia aurait se faire en *Nica ou *Nicha, formes non attestées.

La ville s'appelle aujourd'hui Nice en français, Nizza en italien, Nissa en niçois. Lorsque la ville appartenait au royaume de Piémont-Sardaigne, elle était nommée Nizza Marittima pour la différencier de Nizza Monferrato.

Géographie

Nice vu par le satellite Spot

Situation

Localisation

Nice est située à l'extrême sud-est de la 30 km), au bord de la Méditerranée. Elle fait partie de la Riviera dont elle est l'extrémité occidentale. Elle est bordée par la collines. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, 200 km de 216 km de Turin. Il s'agit de la plus grande ville de la Hyères à Menton
Elle est délimitée par le fleuve Var à l'Ouest et le mont Boron à l'Est. La ville se trouve en position excentrée par rapport au territoire national, comme au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.


Climat

Article connexe : climat méditerranéen, les gels étant généralement rares (2 ou 3 nuits par an), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 ou -2 °C) et brefs. Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et très secs, car la ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux Alpes. Durant l'été les précipitations sont extrêmement faibles avec une moyenne de 15,6 millimètres pour le mois de juillet[14]. À l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes (108,2 millimètres pour le mois d'octobre) et à des orages parfois violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude à cette saison (20 ° - 24 °). Cette saison est également marquée par la présence certaines années du sirocco qui en plus d'apporter une légère vague de chaleur, transporte du sable saharien.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Nice 2 694 767 1 31 1
Paris 1 630 642 15 19 13
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Nice (altitude : 4 m) Normales 1971-2000 et Records
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (5,4 5,9 7,6 9,7 13,5 16,7 19,6 19,9 17,0 13,2 8,7 6,1 12,0
Température maximale moyenneC) 12,9 13,4 14,9 16,5 20,1 23,6 26,6 27,2 24,3 20,6 16,3 13,8 19,2
Précipitations (mm) 85,1 59,7 60,9 69,2 49,4 38,3 15,4 23,9 75,6 143,9 94,3 87,6 803,3
Record de froidC) -7,2 -5,8 -5,0 2,9 3,7 8,1 11,7 11,4 7,6 4,2 0,1 -2,7 -7,2
Record de chaleurC) 22,2 25,8 26,1 26,0 30,3 36,8 36,3 37,7 33,9 29,9 25,4 22,0 37,7
Source : Météo France


Site

Vue depuis le nord de la ville. Au 1er plan, la cité HLM de Pasteur, la colline de Cimiez, au second plan Nice-Ville, et en arrière-plan la baie des Anges

La ville est située au fond de la collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.

Topographie de Nice

La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de musée Matisse. Autre colline importante, celle du port Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.

La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Laghet et de Saint-André (il reçoit, également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Paillon et des collines de poudingue orientées nord-sud[15]. Il comprend donc une plaine centrale, des collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons. Ces derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont raides, parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour les cultures[16].

Morphologie urbaine

Tissu urbain

Le tissu urbain a s'adapter à un territoire accidenté. La ville s'est développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle entre la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendue vers l'est et le port, puis au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle, la ville franchit le Paillon et se développe le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autres de l'actuelle XXe siècle, le brusque accroissement de la population provoque une extension de l'urbanisation le long de la vallée du Paillon, mais aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La Madeleine) et sur les différentes [17].

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour accueillir des jardins (square Masséna, [18].

Quartiers

Article détaillé : Liste des quartiers de Nice.
Panorama du quartier du port, de la colline du

Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement, la ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, est caractérisée par un urbanisme proche de celui de Turin. La rive droite, plus récente et plus « française », présente un style beaucoup plus château correspond à l'ancien centre de la commune. Le château a été détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu de promenade. Le Vieux-Nice s'est développé à partir du XIVe siècle. Jusqu'au XIXe, la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège de la Sénat (ancienne cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le Vieux-Nice est aujourd'hui le cœur touristique de la ville et héberge de nombreux cafés et restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des bateaux de plaisance et des paquebots de croisière.

La colline de bourgeois de la ville. Il abrite de nombreux hôtels construits à la avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La plupart des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans les touristique, elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers République, Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle ou la première moitié du XXe siècle. Les quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les années 1960-1970, en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a longtemps accueillie des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes surfaces, ainsi que des administrations.

Le port Lympia et le Mont-Boron

Architecture

Le Palais Sapho.

L'vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville époque moderne. Les rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts d'enduits de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style XIXe siècle reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont plus larges et rectilignes, les immeubles sont colorés.

Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont quant à eux d'un style beaucoup plus austère et pierre apparente remplace les façades colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que les autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte par ailleurs de nombreux immeubles construits à la 1930[19]. Enfin, une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée.

Urbanisme

Logement

La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En 2007, elle comptait 217 955 logements, dont 76,2 % de résidences principales, 12,1 % de résidences secondaires et 11,7 % de logements vacants[20]. 91,4 % des logements sont des appartements et 7,4 % des maisons[21]. Les construction neuves sont peu nombreuses. En effet, 7,9 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après, 19,8 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 43,8 % des logements construits entre 1949 et 1974, et 28,5 % des logements construits avant 1949[21]. L'essentiel du parc immobilier date donc d'avant 1975.

Un immeuble à Nice Nord

La plupart (35,2 %) de ces logements sont des trois pièces[21]. La ville compte ensuite 26 % de deux pièces, 17,7 % de quatre pièces et plus, et 13,2 % de une pièce[21]. Les logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.

L'offre locative est insuffisante. 48,6 % des habitants sont propriétaires, tandis que 47,5 % sont locataires[21]. Parmi les locataires, 9,3 % habitent un logement [21]. 98,1 % des logements possèdent le chauffage et 96,1 % une salle de bain[21]. Les ménages sont en outre 48,2 % à bénéficier d'un emplacement réservé au stationnement[21]. Les logements sont chers. Les loyers atteignent en moyenne 13,57 euros par m² et par mois, contre 12,22 euros par m² en moyenne nationale[22]. Le prix à l'achat se situe à 3 636 euro par m² contre 3 197 en moyenne nationale[22].

Avec 10,9 % de logements sociaux[23], la ville ne respecte pas les dispositions de larticle 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de Transports

Article connexe : [18]. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles[24].

Une ligne de tramway reliant les quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 pour désengorger partiellement la ville. Une seconde ligne, orientée est-ouest, doit être construite vers 2015 afin de diminuer la circulation automobile sur la promenade des Anglais. Mais cet itinéraire est fortement contesté par une partie de la population[25] et par l'opposition municipale qui propose un trajet alternatif sur l'avenue de la Californie qui permettrait selon eux de toucher plus de monde et serait plus pratique pour les actifs que la ligne est censée transporter. Nice ne compte aujourd'hui qu'une seule ligne de tramway (Strasbourg en possède cinq, Bordeaux trois). La ville est paradoxalement mieux reliée à Paris (une heure et demie d'avion) qu'à Marseille et à [24], ce qui freine son dynamisme et son attractivité.

Une Paris en passant par Toulon et Marseille, vers 2023.

Routes et autoroutes
L'entrée ouest de Nice par l'autoroute.

Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN » (RN 202, assure une desserte complète de la plaine du Var à l'ouest de la ville, et la Pénétrante du Paillon quant à elle permet de relier les quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux communes comme Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est saturée : le trafic de l'A8 entre [26]. Le franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour[27].

La promenade des Anglais absorbe environ 100 000 véhicules par jour[28].

Le trafic routier sur la Côte d'Azur augmente chaque année de 5 % et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015, d l'importance de développer les transports en commun et de renforcer le réseau routier.

Autobus et tramway
Articles connexes : ST2N, Lignes d'azur et Tramway de Nice.
Le tramway près de la place Masséna

Le réseau de transports en commun de la Veolia Transport, la Société nouvelle des transports de l'agglomération niçoise (ST2N). Celle-ci affrète aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma, TRAM, TANP. Ce nouveau réseau de transport est de la fusion des réseaux Ligne d'azur et Transport Alpes-Maritimes (TAM). Le réseau Ligne d'azur, mis en place en 2005, avait déjà facilité la vie des voyageurs permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des tickets et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération de Nice.

La ville dispose depuis le 24 novembre 2007 d'une ligne de tramway reliant le nord à l'centre-ville. Deux autres lignes sont également en projet, dont la très attendue ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Port - Aéroport), continuant même jusqu'à gare TGV de Nice Saint-Augustin à Lingostière, pour une desserte de la Plaine du Var.

En remplacement de la carte Lignes d'azur, la région PACA souhaiterait mettre en place une carte unique, la carte Optima. Également à puce, celle-ci permettrait d'effectuer des voyages pour un euro sur les différents réseaux urbains des Alpes-Maritimes. Ainsi Optima facilitera les déplacements des usagers en offrant des correspondances entre le bus, le tram, le car, et le TER.
Ce système serait étendu prochainement à toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[29],[30],[31],[32].

Toutefois, le maire de Nice, conseil général des Alpes-Maritimes, [33]. Son entrée en service est prévue en 2011[34].

Transports ferroviaires
Les quais du terminus de Nice des TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Antibes-Ville, Nice St-Augustin, Monaco, Vintimille est la principale. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie est en construction entre RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe aussi d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes - Grasse, la 5 Nice - Cunéo et la ligne des Nice - Digne, mieux connue sous le nom pittoresque de Train de Pignes. La TGV. Depuis septembre 2010, un train international direct relie Nice à Moscou via Vintimille, Gênes, Milan, Vienne, Varsovie et Minsk[35].

Transports aériens
Article connexe : Aéroport Nice Côte d'Azur.

Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, l'aéroport Nice Côte d'Azur. L'aéroport a été administré jusqu'en 2008 par la société anonyme Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), créée à cet effet le 28 décembre 2006. La société administre également l'aéroport de Cannes - Mandelieu. L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de l'Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen-Orient sont reliés à la capitale de la Côte d´Azur par des liaisons quotidiennes.

Avec 10,4 millions de passagers en 2007[10], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Il est également le troisième aéroport francophone après les aéroports de la ville de Paris et l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au [10] le rapproche de sa capacité théorique maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une fois de plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux terminaux (voir : compagnies par terminal). IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il existe aussi sur la Côte d'azur une desserte par hélicoptères entre les deux aéroports azuréens et l'Monaco.

Transports maritimes
Article connexe : Port de Nice.

Le port Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il assure principalement des liaisons avec la NGV (navires à grande vitesse) ou aux conseil général des Alpes-Maritimes[36] et est géré par la [37]. NI est le code de Nice selon la liste des quartiers maritimes.

Projets

La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de tramway, orientée est-ouest, doit permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de L'Arénas et de Nice Méridia, doivent être développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie de Cannes et Nice pour améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. La construction d'un nouveau stade est prévu à l'ouest de la ville. L'aménagement de la plaine du Var, surtout, a été classé opération d'intérêt national. Il est enfin prévu de construire, d'ici 2023, une ligne de TGV, la Paris en passant par Toulon et Marseille[38]. Ce projet est contesté par des hommes politiques, des associations et des responsables économiques. Une liaison TGV est également envisagée vers l'Italie, jusqu'à [39].

La ville de Nice est labellisée Pôle d'excellence de cœur de ville 2008 suite à lanalyse de son dossier par le jury du Concours national des villes[40]. Elle est lauréate dans la catégorie « ville de plus de 100 000 habitants ». Dans le cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets, lesquels ont été quelque peu remaniés depuis :

  • Mise en place de la ligne 2 du tramway Est-Ouest, avec un tronçon de 3,6 km en souterrain entre le boulevard Grosso et la place Île-de-Beauté, qui reliera le nouveau port de Nice ;
  • Mise en place de la ligne 3 du tramway dans la plaine du Var ;
  • Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac jusqu'à la mer ;
  • Rénovation urbaine du port Lympia et de ses abords ;
  • Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.

Histoire

Promenade des Anglais, 1863. Photographie de Articles détaillés : Chronologie de Nice et Vieux-Nice.

L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C'est tout d'abord une ville souveraineté. Elle a été ainsi successivement provençale, savoyarde, piémontaise et française[41]. C'est ensuite une ville dont l'expansion s'est brutalement accélérée au cours du XXe siècle, essentiellement sous l´effet du développement du tourisme. Ces deux particularités ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique, économique, culturel, et même urbanistique.

Population et société

Démographie

Évolutions démographiques

Article connexe : Démographie du Scot de Nice.

Selon les estimations de l'[1] : Nice est ainsi la cinquième ville de France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'unité urbaine de Nice, son agglomération, comprend 946 630 habitants (2007)[2]. C'est la cinquième de France, après celles de Paris, Marseille, Lyon et Lille. Son aire urbaine compte 999 678 habitants (2007)[3], ce qui en fait la septième de France, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux. La population du Scot de Nice était estimée à 517 000 personnes au 1er janvier 2005[6]. La [20]. Le taux de variation de la population est positif mais faible : entre 1999 et 2007, la variation due au solde naturel et celle due au solde migratoire sont toutes deux de + 0,1 %[20].

La ville a connu une forte hausse démographique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, période la population a fait plus que doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec l'arrivée de populations venues des communes de l'arrière-pays[42]. Après la Première Guerre mondiale, la ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau l'[43].

La population augmenta très rapidement dans les années 1950 notamment avec l'arrivée de soixante mille personnes. La ville atteignit ensuite son niveau démographique actuel en raison de l'afflux des rapatriés des anciennes colonies françaises, notamment d'Algérie (pieds-noirs)[44].

Depuis les années 1970, le nombre d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire, relativement élevé, étant compensé par l'accroissement naturel négatif, à la forte proportion de personnes âgées[45]. Cependant, depuis une dizaine d'années, ces deux types de variation de la population ont tendance à s'égaliser à un niveau faible. La forte différence entre solde naturel et solde migratoire est néanmoins toujours observé dans le reste du territoire des Alpes-Maritimes[20].

Population de la ville de Nice
1249 1264 1302 1315 1323 1340 1365 1388 1693 1718 1790
4 000[46] 5 600[46] 7 000[47] 8 900[47] 10 200[47] 13 500[47] 8 400[48] 4 250*[49] 10 000 14 608[50] 20 000[50]
1792 1815 1822 1828 1838 1848 1858 1861 1866 1872 1876
23 000[51] 23 538[52] 25 831[52] 28 840[52] 33 811[52] 36 804[52] 44 091[52] 48 273[53] 50 180[42] 52 377[53] 53 397[42]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
66 279[42] 77 478[42] 88 273[42] 93 760[42] 105 109[42] 134 232[42] 142 940[42] 155 000[54] 185 000[54] 220 000[54] 240 000[54]
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
210 000[44] 242 500[44] 293 000[44] 329 950[44] 344 481[55] 337 085[55] 342 439[55] 342 738[55] 347 060 348 721 344 875**[1]  
Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801 ; Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes ; *en réalité entre 4000 et 4500 ; **Population légale en vigueur à partir du 1er janvier 2011.

Pyramide des âges


Pyramide des âges à Nice en 1999[56] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
Avant 1904
0,5 
9,5 
1905-1924
14,7 
15,3 
19251939
16,9 
19,0 
1940-1954
18,2 
20,4 
1955-1969
18,9 
19,6 
1970-1984
17,9 
16,1 
1985-1999
12,9 

La population niçoise est sensiblement plus âgée que celle des autres grandes villes de France. En 1999, les moins de 29 ans ne représentent ainsi que 32,25 % de la population, contre 45 % à Toulouse. La catégorie des 15-29 ans ne représente que 18,75 %, contre 31,4 % dans cette même ville. Les personnes âgées de plus de 75 ans, en revanche, constituent 12,45 % de la population, contre 7,35 % à Toulouse[56]. Les plus de 60 ans, enfin, représentent 28,55 % de la population. Le recensement de 2007 confirme cette tendance qui montre que Nice est la grande ville de France qui a la plus forte proportion de plus de 60 ans[57]. Toutefois sa proportion de jeunes (de 0 à 19 ans) est en augmentation depuis 1999 (22,0 % en 2007)[58].

Populations

Nice est aujourd'hui une ville cosmopolite. Si l'on s'en tient au chiffrage administratif du recensement de 1999, 9 % des habitants sont de nationalité étrangère. Si historiquement la communauté italienne a été pendant longtemps la plus importante, la communauté tunisienne est aujourd'hui la plus nombreuse : 2,1 % des Niçois sont en effet de cette nationalité. Les Italiens représentent 1,4 % de la population, les Marocains 1,2 %, les Algériens 1,1 %, les Portugais 0,5 % et les Espagnols 0,2 %[59].

Les étrangers sont surtout présents dans l'agriculture (32,1 % des agriculteurs sont étrangers) et l'ouvriers sont étrangers). Ils représentent également 8,7 % des commerçants, 7,7 % des retraités, 4,5 % des rentiers[59].

Sports

Les joueurs de l'OGC Nice et leurs supporters avant un match au stade du Ray.

Le sport niçois est avant tout dominé par le club de Olympique Gymnaste Club de Nice Côte d'Azur[60] (OGCN), également appelé « Le Gym », dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1904, le Gym a remporté quatre titres de coupes de France (en 1952, 1954 et 1997). Le principal stade est le stade municipal du Ray (à prononcer « rai », ce qui signifie « petit cours d'eau » en niçois), officiellement stade Léo Lagrange mais cette dénomination n'est jamais utilisée. Inauguré en 1926, il est situé sur l'avenue du Ray et compte environ 18 000 places. La ville est en train de se doter d'une nouvelle enceinte dans la plaine du Var, plus conforme à la taille de la ville, afin de permettre le développement de ce club historique, souvent considéré comme le porte-drapeau de l'identité niçoise ; l'hymne niçois notamment retentit avant chaque match de l'OGC Nice.

Nice est par ailleurs une place forte du water-polo en France. La ville a ainsi remporté douze fois le championnat de France sur les quinze dernières années. Il y eut d'abord le Olympic Nice Natation et récupéra rapidement le titre national qu'il conserva sans interruption de 1996 à 2004. L'équipe a en outre participé à de nombreuses coupes européennes. L'ONN est aujourd'hui un club regroupant cinq disciplines : la natation sportive, le water-polo, le plongeon, la natation synchronisée et le triathlon.

La ville est aussi une terre traditionnelle de rugby à XV. Le club « historique » de la ville est le Racing Rugby Club de Nice (RRCN), disparu en 2001 en raison de problèmes financiers, mais qui a très longtemps fait partie de l'élite et qui a participé à la finale du challenge Yves du Manoir, seul trophée majeur du club, en 1985. Aujourd'hui, le représentant niçois de l'ovalie est le Rugby Nice Côte d'Azur université-racing[61], résultat d'une fusion avec l'autre club de la ville, le Nice Université Club (NUC, fondé en 1967), et qui a conservé les couleurs bleu et jaune du RRCN. Il évolue en Fédérale 1 et s'est donné pour objectif de gravir les échelons nationaux afin de redonner un peu de lustre au rugby niçois. À ses côtés existe le Regroupement Rugby Club Niçois[62], petit club de rugby amateur affilié à la Nice Volley-Ball[63] évolue en ligue A. Il joue dans la salle Palmeira et ses couleurs sont le jaune et le bleu. Le Dauphins de Nice[64] qui évoluent dans l'Nice Hockey Côte d'Azur[65] qui évoluent en D2 en 2008. Le club omnisports amateur ([66], basket-ball, football, athlétisme, lutte, [67], softball, roller…) fondé en 1943. La section féminine de basket-ball qui en est issue évolue en NF1 (deuxième division) sous le nom de Nice Cavigal Olympic puis de Nice Basket Compétition à la suite de l'union avec l'équipe-fanion du Nice Côte d'Azur Basket. Les amateurs de basket-ball sont aussi regroupés au sein de la Nice Basket Association Ouest[68]. Ceux de handball appartiennent à l'ASPTT Nice Handball[69]. La pratique du judo est assurée par divers clubs tels que le Nice Judo[70], fondé en 1986 et dont l'équipe senior évolue depuis 2008 en première division. Le Nice Kendo Club[71] à lui été fondé en 1974 par Jean-Pierre Niay, ancien capitaine de l'équipe de France. Il évolue actuellement en première division (Excellence). Le tennis de table occupe aussi une place importante au niveau national. Le NICE CPC[72] se situe en effet dans les vingt meilleurs clubs de France de tennis de table, tant par son nombre de licenciés que par ses résultats. Il est homologué *** par la Ironman France, le départ du marathon des Alpes-Maritimes, l'arrivée de la course cycliste Paris-Nice, et l'Open de Nice de tennis, repris après quinze ans d'absence.

Armée

Plusieurs unités ont été stationnées à Nice :

  • État-major de la 29e division d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 117e demi-brigade d'infanterie de ligne, de 1794 à 1796
  • 141e régiment d'infanterie alpine, 1939 - 1940
  • 6e demi-brigade de chasseurs alpins, 1939 - 1940, composée des :
    • 22e bataillon de chasseurs alpins
    • 24e bataillon de chasseurs alpins
    • 25e bataillon de chasseurs alpins
  • 6e bataillon de chasseurs alpins, 1906 - 1914
  • 58e demi-brigade alpine de forteresse, 1939 - 1940, composée des :
    • 72e bataillon alpin de forteresse
    • 73e bataillon alpin de forteresse
    • 76e bataillon alpin de forteresse
  • 13e régiment d'artillerie à pied, 1906
  • 1re, 3e, 4e et 5e batteries du 2e régiment d'artillerie de montagne, 1914
  • 94e régiment d'artillerie de montagne, 1939 - 1940
  • 157e régiment d'artillerie de position, 1939 - 1940
  • 15ebis légion de gendarmerie, 1906 - 1914

Administration

La ville est le siège de la préfecture des Alpes-Maritimes, du rectorat de l'académie de Nice, de la diocèse de Nice. En 2010, la commune de Nice a été récompensée par le [73].

Tendances politiques

Nice est une ville de tradition [74]. Depuis la Seconde Guerre mondiale, elle vote le plus souvent à [75]. Aux UMP Nicolas Sarkozy devant son homologue socialiste Ségolène Royal avec respectivement 65.34% contre 34.66% des votes lors du second tour[76]. Lors des circonscriptions que compte la ville ont été remportées par les candidats de la majorité présidentielle (UMP ou Nouveau Centre NC). Des Front national (FN) a réalisé des scores très importants.

Article détaillé : Nationalisme niçois.

La ville se caractérise par la présence d'un parti extrême droite, Nissa Rebela, qui a obtenu environ 3% lors des dernières élections municipales. Il existe également un autre parti autonomiste, la Ligue pour la Restauration des Libertés Niçoises (LRLN), animé par l'historien Alain Roullier.

Maires de Nice

Articles détaillés : Liste des maires de Nice et 1947, la ville est dirigée par la droite.

Le maire actuel de Nice est UMP), dont la liste est arrivée en tête en mars 2008 au second tour avec 41,33 % des suffrages contre 33,17 % à Patrick Allemand (PS) et 25,50 % à [76]. Comme toute commune dont la population est supérieure à 300 000 habitants (hormis Paris, Lyon et Marseille), Nice est administrée par un [77] :

Répartition au conseil municipal de Nice
Groupe Président Effectif Statut
UMP - Nouveau Centre Muriel Marland-Militello 57 majorité
PS Patrick Allemand 9 opposition
PCF Robert Injey 2 opposition
Entente Républicaine Jean-Claude Mari 1 opposition

Cantons

La ville de Nice est divisée en quatorze élections cantonales de mars 2011, onze cantons sont tenus par la gauche.

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (1999)
Marc Concas PS 06 14 17 175 hab.
Jean-Auguste Icart UMP 06 15 19 774 hab.
Jacques Victor PCF 06 16 32 066 hab.
Auguste Vérola UMP 06 17 19 726 hab.
Patrick Mottard PRG 06 32 28 805 hab.
Lauriano Azinheirinha UMP 06 33 28 480 hab.
Bernard Baudin UMP 06 37 22 024 hab.
Olivier Bettati UMP 06 38 21 337 hab.
Joseph Calza UMP 06 39 32 875 hab.
Bernard Asso UMP 06 40 31 550 hab.
Daniel Benchimol UMP 06 41 29 060 hab.
Benoît Kandel UMP 06 42 21 624 hab.
Honoré Colomas UMP 06 43 27 626 hab.
Dominique Estrosi-Sassone UMP 06 44 26 428 hab.

Députés

Nice est divisée en trois circonscriptions, toutes tenues par la droite.

Les cantons de Nice 9 et de Nice 14 sont par ailleurs rattachés à la Christian Estrosi[78], UMP.

Enseignement

Le lycée Masséna et sa tour de l'horloge

Les établissements d'enseignement de la ville de Nice relèvent de l'académie de Nice, qui regroupe les départements des Alpes-Maritimes et du Var. juillet 2005[79].

Enseignement primaire et secondaire

Nice possède 162 écoles élémentaires publiques, accueillant 28 000 élèves, dont 71 écoles maternelles, 87 écoles élémentaires et 2 écoles spécialisées[80]. La ville compte également 15 établissements élémentaires d'enseignement privé sous contrat d'association[81], 29 collèges (19 publics et 10 privés), 12 lycées d'enseignement général ou technologique (6 publics et 6 privés) et 10 lycées professionnels (7 publics et 3 privés)[82].

Enseignement supérieur

L'université de Nice Sophia-Antipolis existe depuis 1965. Elle compte près de 26 000 étudiants. Nice possède aussi plusieurs Masséna, ainsi qu'une école d'orthophonie. La ville accueille différentes EDHEC (École des hautes études commerciales du nord) se trouve à Nice, ainsi que l'IPAG (Institut de préparation à l'administration et à la gestion). À proximité de la ville, à Sophia-Antipolis, est installée Skema Business School (School of Knowledge Economy and MAnagement, fusion de l'CERAM Business School). À cela, il faut ajouter l'IDRAC Nice (Institut de recherche et d'action commerciale), ainsi que l'ESICAD Nice (École supérieure privée de commerce et de gestion) et l'technopole Sophia Antipolis accueille Polytech'Nice-Sophia (Ecole d'ingénieur du réseau Polytech et de l'université de Nice Sophia-Antipolis) ainsi que l'Institut Eurécom (école d'ingénieur en systèmes de communication). Ces écoles ont pour projet de former le campus STIC (Sciences et Technologies de lInformation et de la Communication) avec l'École nationale supérieure des mines de Paris est également implantée à Sophia Antipolis. Nice est dotée de plusieurs écoles supérieures spécialisées dans l'Supinfo, ainsi que l'antenne régionale de l'réalisation audiovisuelle avec l'journalisme avec l'école Nouvelles, ou bien encore lEurope et les relations internationales avec l'villa Arson, quant à elle, est une École nationale supérieure d'art, créée en 1970 et spécialisée dans l'[83]. L'IESTS (Institut d'enseignement supérieur de travail social) propose des formations aux professions du travail social[84].

Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur est relativement peu développé à Nice. La ville ne compte qu'environ 30 000 étudiants, alors que Montpellier ou Rennes en comptabilisent 60 000. Elle n'a pas non plus d'Toulouse, Lille, Strasbourg, Aix-en-Provence...) ni de faculté de pharmacie ou d'école d'urbanisme. Elle n'a pas non plus d'école de histoire de l'art. Cette offre insuffisante nuit à la compétitivité et à l'attractivité de la ville et du département[85].

Recherche

La création de l'université de Nice Sophia-Antipolis a entraîné l'essor des activités de recherche, qui demeurent cependant peu développées par rapport à des villes comme Toulouse ou Rennes. L'université compte soixante-deux unités de recherche, cent seize équipes de recherche et trente-cinq laboratoires associés aux grands organismes de recherche (INSERM, CEA), six écoles doctorales, deux instituts fédératifs de recherche (IFR), neuf programmes pluri-formation (PPF), vingt-cinq équipes d'accueil (EA), trois « jeunes équipes », une Maison des sciences de l'homme et une plate forme Agrobiotech[86]. Deux cent-huit thèses ont été soutenues en 2005[86]. L'université accueille 1 448 doctorants[86]. La majorité des activités de recherche sont cependant implantées à Sophia-Antipolis, un technopole situé au nord d'[85].

Santé

La fondation Lenval, un hôpital pour enfants, sur la promenade des Anglais

Dès le XIXe siècle la présence de nombreux hivernants aisés attire des médecins à Nice. La fonction médicale de la ville s'est ensuite beaucoup développée dans la seconde moitié du XXe siècle, grâce à la présence massive des personnes âgées[87]. L'centre régional de lutte contre le cancer (CRLCC) hôpital pour enfants Lenval, pour sa part, est issu d'une CHU. Un autre hôpital important, L'Archet, a été construit à l'Ouest de la ville. Nice compte enfin de nombreuses cliniques privées, comme celles de Saint-George et de Saint-Antoine, souvent ouvertes par des Français d'Algérie, notamment sur les collines de [87].

La santé est donc assurée principalement par les quatre hôpitaux du centre hospitalier universitaire de la ville (L'Archet, Cimiez, Pasteur et Saint-Roch)[88] qui constituent un urgences, Cimiez en pédiatrie, et le Centre Antoine Lacassagne en [88]. Un nouvel hôpital, Pasteur-II, est en construction et est destiné à rassembler sur un même site, les activités des hôpitaux de Saint-Roch et de Pasteur-I[89]. Il s'agit d'éviter ainsi un éclatement des différentes spécialités sur plusieurs sites, comme c'est le cas actuellement[90]. Le service des urgences devrait donc y être transféré[91]. L'ouverture de Pasteur II est prévue en deux temps, mi-2012 puis début 2014[92].

Les soins psychiatriques sont dispensés par l'hôpital Sainte-Marie (appartenant à l'association Sainte-Marie), un service de l'hôpital Pasteur et différentes cliniques privées.

Jumelages et accords de coopération

La ville de Nice a menée une politique de jumelage particulièrement active, en raison de l'importance du tourisme pour son économie[93].

Jumelages actifs


Pacte d'amitié
Autres jumelages

Budget et fiscalité

Selon le rapport de la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur[95], réalisé en mai 2007, « les taux de fiscalité votés à Nice en 2004 étaient inférieurs à ceux des villes de taille comparable ». En 1999 et en 2000, la ville avait baissé ses taux de fiscalité[95] puis les a laissé inchangés jusqu'en 2007[96]. En 2009, la municipalité a fortement augmenté les impôts locaux avec une hausse de 17,7 % de la taxe d'habitation et de 16,5 % de la taxe sur le foncier bâti[97]. Pour l'année 2010, le conseil municipal a décidé de laisser inchangé les taux[98]. Le budget primitif de la ville s'élèvera à 659 millions d'euros dont 304 millions proviennent de la fiscalité[98].

Limposition des ménages et des entreprises à Nice
Taux appliqué Recettes dégagées
Taxe d'habitation (TH) 21,33 %[98]
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 23,12 %[98]
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 36,09 %[98]
Taxe d'enlèvement des ordures ménagères* (TEOM) 10,90 %[99] 78 millions d'euros[99] (en 2007)
Taxe professionnelle* (TP) 21,02 %[99] 114 millions d'euros[99] (en 2007)
*Taxes perçues par la fiscalité directe par habitants est d'un peu plus de 1 000 euros, proche de celui de la région, supérieur au niveau français, mais inférieur à celui des agglomérations de taille comparable[6]. L'agglomération de Nice se singularise par la répartition entre les quatre taxes. La taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti représentent en effet à elles deux, 68 % du produit total de l'impôt direct (55 % en France et 60 % en PACA)[6]. Conséquence du niveau élevé de ces deux taxes, la part de la taxe professionnelle est relativement basse (32%) comparée à celle de l'ensemble de la France (44 %) et à celle de la région (40 %)[6].

Sécurité

Le niveau de la Alpes-Maritimes, et apparaît donc très élevé. Ainsi, le taux de délinquance en 2005 dans le département, c'est-à-dire le nombre de France métropolitaine le moins sûr sur 96[100]. Le taux de violence à Nice compte parmi les plus élevés des grandes villes de France avec 11,17 faits pour 1 000 habitants en 2007, pour une moyenne nationale de 5,93[101]. Nice atteint la 25e place du classement des 400 agglomérations françaises de plus de 20 000 habitants les plus violentes[101],[102].

Toutefois, la tendance actuelle est à l'amélioration, selon certains médias locaux. En 2007, la sécurité semble s'être sensiblement améliorée à Nice en comparaison avec les années précédentes. La délinquance générale a cependant moins diminué à Nice que dans l'ensemble du département (-4,5 % contre -6 % pour les Alpes-Maritimes[103]. Les voie publique ont néanmoins baissé de 11,6 % : les vols à la roulotte ont ainsi diminué de 24 %, les vols à main armée de 30 %, les vols à la portière de 58 %, les vols avec violence de 15 %, les vols à la tire de 5 % et les cambriolages de 10 %[103]. En revanche, la sécurité routière s'est dégradée. Le nombre d'accidents mortels a doublé en 2007 par rapport à 2006. 40 % d'entre eux se sont produits sur la Promenade des Anglais, dans le tunnel du Paillon ou sur la pénétrante du Paillon[103].

Le palais de justice de Nice

Intégrité publique

Depuis les clientélisme et de affaires politico-financières, comme l'affaire GLNF, l'affaire du tribunal de Nice, les marchés publics truqués de Nice (2004), l'affaire Vialatte (2004), l'affaire du tramway de Nice (2005), l'affaire Sulzer (2006). Plusieurs membres de l'équipe municipale de UMP) ont été inquiétés par la justice depuis 2000. En Michel Vialatte, le directeur général des services de la ville de Nice, a été ainsi condamné à cinq ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, pour avoir truqué des marchés publics[104]. En 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP, a été mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une ancienne filiale de Thales[105]. En trafic d'influence » et placés sous [106].

Économie

Comme d'autres villes du sud de la France, Nice a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville. En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Nice était de 133 228[107], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit:

Répartition de l'emploi[107]
Tertiaire Construction Agriculture
Nice 87,4 % 6,7 % 5,2 % 0,8 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le taux de chômage était de 15,8 % en 1999, 9,4 % en 2005[108] et 8,8 % en 2006[109]. La population active totale de la ville est de 141 683 personnes[110]. Le revenu moyen par ménage est plus élevé que dans le reste de la France : en 2004, 15 563 euros par an contre 15 027 en moyenne[110]. La taxe professionnelle, en 2005, était de 21,02 % (moy. nat: 17,75 %)[111].

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

De par son passé, Nice possède un riche patrimoine hôtels particuliers ont été construits, ainsi que des baroque. À la Bâtiments et lieux publics remarquables

Le cours Saleya

La promenade des Anglais est, pour le monde entier, le symbole de la ville. Nice possède un nombre important de places. Beaucoup sont situées dans la vieille-ville, comme la place Saint-François[112], la place Garibaldi ou le Saint-Dominique, et la place de la Préfecture, créée au XIXe siècle, sont également situées dans la vieille-ville. La majorité des autres places de la ville ont été dessinées au XIXe siècle et sont situées en bordure ou hors du Vieux-Nice. C'est le cas de la place Charles-Albert et de la place Masséna ou de la place de la Croix de Marbre. La place Arson, entre la rue Caïs de Pierlas et la rue Arson, constitue depuis la fin du XIXe siècle un lieu privilégié pour le jeu de boules[113].

Nice a conservé par ailleurs peu de traces de son passé militaire, hormis le [114]. Elle a gardé, en revanche, un certain nombre de bâtiments intéressants datant de l'époque moderne, comme le Palais communal de Nice[115], le Palais du Sénat de Nice[116], ou le Palais de la Préfecture de Nice, qui accueillait autrefois les souverains de Savoie lors de leur séjour à Nice[117].

Plusieurs monuments et statues commémorent des évènements ou des personnages liés à l'histoire de la ville, comme la colonne du pape, ou le monument des Serruriers. La ville possède aussi un certain nombre de statues. Les plus connues sont la statue de Charles-Félix, la statue de Masséna et la statue de Garibaldi. On peut citer aussi le monument à la reine Victoria, le monument aux morts de Rauba-Capeù, et le monument du Centenaire.

Palais, châteaux, villas et hôtels particuliers

La présence de familles de notables assez puissantes, puis celle des hivernants, ont doté la ville d'un riche patrimoine de résidences privées.

Certaines de ces demeures se trouvent sur les collines qui entourent Nice. Le Bellet est ainsi situé dans le quartier de Saint-Roman-de-Bellet. Il date du XVIe siècle[118]. Il appartient à une famille d'aristocrates niçois originaires de Savoie, les Roissard de Bellet. Le château a été agrandi au XIXe siècle et restauré deux fois au XXe siècle. Il se situe aujourd'hui au milieu des vignes qui produisent le néo-gothique du XIXe siècle[118]. Dans le vignoble de Bellet, se trouve également le [119].

La façade du palais Lascaris de nuit, dans le Vieux-Nice

Le musée Matisse était à l'origine une villa, construite au XVIIe siècle à [120]. Son style est caractéristique de celui des riches demeures génoises. La villa, baptisée palais Gubernatis, est vendue en 1823 à un aristocrate niçois, Raymond Garin de Cocconato. Elle appartient ensuite à une société immobilière puis est rachetée par la ville de Nice, en 1950. Le palais devient alors la villa des Arènes et est aménagé pour accueillir le musée Matisse, qui ouvre en 1963, et le musée d' [120].

Certains palais se situent dans le Vieux-Nice. Le palais Lascaris, situé rue Droite, dans la vieille ville, a été construit entre 1648 et le début du XVIIIe siècle pour le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Vintimille, neveu du 55e grand maître de l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte[121]. Ses descendants, les comtes de Peille, ont achevé la construction du bâtiment. Il s'agit d'un palais [121].

Plusieurs bâtiments ont été construits pour de riches familles niçoises. Le palais Marie-Christine, place de la Croix-de-Marbre, a été construit au XIXe siècle, de 1800 à 1887. Il a été édifié pour les Saïssi de Châteauneuf et a accueilli de nombreuses personnalités dont, en 1842, la reine Marie-Christine, veuve du roi de Sardaigne néo-classique[122].

Détail du palais Masséna, rue de France, date de 1899. Il a été commandé par Victor Masséna et réalisé par Hans-Georg Tersling, architecte de l'impératrice Cannes. Le style est néo-classique, Louis XVI et Empire. En 1920, la ville achète le bâtiment pour en faire un musée d'art et d'histoire locale[123]. Parmi les autres palais célèbres de la ville, on peut citer le palais de Marbre, construit à Fabron vers la fin du XIXe siècle et abritant aujourd'hui les palais Maeterlinck, un ancien palace du XIXe siècle ont été construits pour des hivernants, français ou étrangers. Le Jaipur[124]. Le Parc et le château de Valrose ont été construits en 1867 par l'architecte David Grimm pour un riche hivernant russe, Paul Von Derwies. Il est de style néo-gothique et abrite aujourd'hui la présidence de l'université de Nice Sophia-Antipolis[125]. Le château XIXe siècle pour le directeur du Monte Carlo, François Blanc. Il a appartenu ensuite au parfumeur musée international d'art naïf Anatole Jakovsky, en 1982[126]. Le château de Gairaut a été construit pour Joseph Giordan. Le domaine de Châteauneuf est situé aussi dans le quartier de Gairaut.

Certains domaines célèbres ont disparu. La Villa Les Tropiques, parc d'acclimatation, fut dirigée par un naturaliste, Axel Robertson-Proschowsky (1857-1944) dont les contributions botaniques étaient présentes dans tous les périodiques spécialisés. Cet espace, exproprié par la ville de Nice en 1966, est aujourd'hui concédé à un parc d'attraction dit « Parc des miniatures ». Le Comte de Pierlas, amateur de plantes exotiques et le premier propagateur de palmiers à Nice, avait planté dans sa propriété du Ray, la villa Pierlas, dès 1837, des Chamaedorea elegans, C. sartorii, Phoenix sylvestris et Trachycarpus martianus.

Cafés, anciens palaces et hôtels

Plusieurs établissements liés au passé touristique de la ville existent depuis le XIXe siècle et sont toujours exploités, plus ou moins transformés.

Le café de Turin, situé place Garibaldi, est un des cafés les plus connus de la ville. Fondé au XIXe siècle, il était à l'origine un lieu de rencontre des immigrés piémontais[127]. La pâtisserie Auer, rue 1860, témoigne du style rococo, très à la mode à cette époque[125]. La Trappa, rue Malonat, fondé en 1886, était à l'origine un restaurant de pêcheurs[128].

Le café de Turin sur la place Garibaldi

Le patrimoine hôtelier, à l'essor de l'activité touristique dans la seconde moitié du XIXe siècle, est considérable, de nombreux établissements ayant notamment été construits à la XXe siècle.

L'ancien 1896, par l'architecte niçois Sébastien Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de son aile gauche fut réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Le gigantesque Regina, qui comptait 400 chambres et suites, hébergea la reine Victoria, sa petite cour et son personnel pléthorique (la souveraine, éprise de Nice depuis 1895, assista à son inauguration en 1897). Transformé en appartements privés dans les Henri Matisse[129].

L'ancien hôtel Alhambra, sur le boulevard de 1900 par Jules-Joseph Sioly. Cet architecte, aussi connu pour le Palais Lamartine aux fastes second Empire (rue Lamartine), livra ici l'un des rares exemples niçois du style Art mauresque[130]. Il a aussi été transformé en résidence d'habitation.

Plusieurs grands établissements hôteliers se sont construits le long de la promenade des Anglais. L'hôtel West-End, à l'origine Hôtel de Rome, avait été bâti en 1842 par des aristocrates anglais. Agrandi et embelli par la suite, c'est le plus ancien des grands hôtels de la promenade des Anglais[131]. À proximité, se trouve depuis 1878, l'hôtel Westminster et sa façade rose pâle[132].

Non loin de , Le 1912 par roumain néo-Louis XVI. L'intérieur est en grande partie de style « Second Empire tardif ». Sa partie noble, rénovée par Paul et Jeanne Augier, est classée (façades) à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975[133].

Le palais de la Méditerranée, également sur la promenade des Anglais, avait été construit en 1927-1928 par Charles et Marcel Dalmas[134]. Sa façade est décorée de figures féminines et de chevaux marins sculptés par Antoine Sartorio[135]. L'ensemble, qui abritait un théâtre, fut inauguré en 1929[136]. Victime de difficultés financières, il ferma en 1978[137]. La façade 1990. Une décennie plus tard, le bâtiment est entièrement reconstruit. Il est inauguré en janvier 2004 et comporte aujourd'hui un hôtel de luxe, un casino et une salle de spectacle[137].

En dehors de la promenade des Anglais, au rang des hôtels de luxe, on trouve le Boscolo Exedra Nice, auparavant nommé « Atlantic », situé boulevard Victor-Hugo. Construit en 1913 par Charles Dalmas sur commande d'un hôtelier suisse, sa façade est de style Belle Époque[138]. Repris en 2000 par la chaîne d'hôtels italienne [139].

Bâtiments religieux

La ville conserve un nombre important de bâtiments religieux, caractéristiques de la piété Cimiez, qui a été construite vers 1450, puis remaniée aux XVIIe et XIXe siècles[140]. D'abord propriété des moines bénédictins de Saint-Pons, elle est ensuite cédée aux franciscains, en 1546. Ces derniers y développent les pèlerinages à Marie. L'église abrite trois rétables de Louis Bréa (XVe et XVIe siècless)[140].

La tour Saint-François fut le clocher d'un couvent franciscain

La ville possède surtout un nombre élevé d'édifices religieux église Saint-Jacques-le-Majeur, ou du Gesù, située rue Droite, date de 1607[141]. Elle a d'abord appartenu aux paroisse Saint-Jacques. Sa façade montre le début de l'influence du baroque romain à Nice. Elle a été remaniée au cours de la première moitié du XIXe siècle[141]. Son XVIIIe siècle. Son plan et son architecture s'inspire de l'Vignole à Rome[141]. La [142]. L'église est mentionné dès le XIe siècle. Elle est à l'origine un prieuré de l'abbaye de Saint-Pons et elle est promue XVIe siècle, en remplacement de Sainte-Marie-du-Château. La cathédrale est reconstruite au milieu du XVIIe siècle, de 1650 à 1680 environ. L'église est inspirée par les modèles architecturaux romains du début du baroque (Vignole, campanile a été construit au XVIIIe siècle[142]. Parmi les autres bâtiments religieux baroques, on trouve l'église Saint-Martin-Saint-Augustin, située place Saint-Augustin. Elle date de la fin du XVIIe siècle mais n'est terminée que dans les années 1830. Elle est desservie par des néoclassique[143]. La chapelle Saint-Jaume ou Saint-Jacques-le-Majeur ou Saint-Giaume ou Sainte-Rita, aussi connue sous le nom d'église de l'Annonciation[144], du XVIe siècle a été classée monument historique le 3 février 1942[145]. Enfin, l'église Saint-François-de-Paule, dans la rue éponyme, est de style baroque piémontais tardif, mais la façade est néoclassique[146]. Elle date du XVIIIe siècle tout comme la chapelle Saint-Aubert à façade de style baroque.

L'église du Vœu, située quai épidémie de choléra. Elle est considérée comme étant la plus belle église de cette période, grâce à l'utilisation de volumes simples[147]. L'église Notre-Dame-du-Port a été construite en 1840-1853 selon les plans de l'architecte Joseph Vernier. La façade a été rajoutée au 1896 par Jules Fèbvre[148].

Cathédrale Sainte-Réparate

Les confréries de pénitents ont également marqué le paysage religieux. La archiconfrérie des pénitents blancs, située rue Saint-Joseph, a d'abord été construite par les Minimes, à partir de 1633[149]. Elle est ensuite achetée par l'archiconfrérie des pénitents blancs de la Sainte-Croix, qui la fait redécorer dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Antoine Spinelli. Sa façade est dans le style du XVIIe siècle[149]. La Sénat, date quant à elle du XVIIe siècle[150]. Modifiée au XVIIIe siècle par l'architecte piémontais Gio-Battista Borra, elle appartenait à la confrérie des pénitents blancs du Saint-Suaire, qui a été fondée à Nice en 1620. Elle est de style néoclassique. Deux autres confréries s'y installent, les pénitents blancs du Saint-Esprit et les pénitents rouges, avant que les trois confréries ne fusionnent et deviennent l'archiconfrérie de la Très-Sainte-Trinité[150]. Parmi les autres chapelles de pénitents, on trouve la XVIIIe siècle. L'architecte était Bernardo Antonio Vittone. Elle devient propriété des pénitents noirs en 1829[151]. Enfin, la archiconfrérie des pénitents bleus, œuvre d'Antoine Spinelli, située place Garibaldi est de style néoclassique et date de la fin du XVIIIe siècle[152].

Article détaillé : Confrérie de Pénitents.
La comté de Nice à la gothique[153]. Ainsi, entre 1864 et 1868, basilique Notre-Dame à partir des plans de l'architecte français Louis Lenormand. Elle est inspirée de la rosace entourée de deux tours carrés de 65 mètres[154].

La présence d'hivernants étrangers à Nice à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle entraîna la construction de nouveaux lieux de cultes. C'est ainsi que l'installation d'une colonie russe dans la ville requit la création d'églises église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, située rue de Longchamp, a été construite en 1858 par l'architecte Antoine-François Barraya[124]. En 1912, boulevard Tzarévitch, est ensuite édifiée la [155]. Elle est située dans le parc est mort le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch en 1865. La chapelle est élevée à l'emplacement de la chambre est mort le prince héritier. L'église est de style « vieux russe ». Son architecte, Preobrajensky, a également construit le château Valrose[156].

De la même manière, la présence d'église anglicane dans le quartier de la Buffa, inspirée de la université de Cambridge[153]. La communauté grecque de la Côte d'Azur a inauguré quant à elle en 1955, avenue Désambrois, l'église orthodoxe Saint-Spyridon, qui offre un exemple unique dans la région de fresques église vaudoise dans le Piémont et l'adoption en 1848 du Statut albertin par le Royaume de Piémont-Sardaigne qui donnait la liberté religieuse à cette église, entraîna la construction en 1855 du temple vaudois, rue Gioffredo[157]. C'est un des premiers édifices religieux construit à Nice par une communauté religieuse non catholique. Il est de style antique et accueille aujourd'hui une salle des ventes[124]. D'autres lieux de culte protestants ont été construits à Nice. Ainsi, l'église réformée du boulevard Victor-Hugo date de 1887[158]. Elle a été créée pour la communauté américaine qui, devenue trop peu nombreuse, la vend en 1974 au culte réformé vaudois. Son architecture est de style néogothique nordique[158].

Parmi les églises bâties au XXe siècle, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, rue Grammont, est typique de l'architecture des années 1930. Elle a été réalisée par l'architecte [159]. L'église Notre-Dame-Auxiliatrice, place diocèse[160]. Elle est de style synagogue de Nice, construite en 1885 dans le centre-ville, et rénovée en 1988[161].

Patrimoine environnemental (jardins, collines et vallons)

Nice comporte de très anciens vestiges, la mur présumé ligure dans le jardin du Cimiez . Il existe peu d'études disponibles sur Les jardins et les espaces naturels. Le mont Boron atteint presque 200 mètres d'altitude[162]. Dès la fin du XVIIIe siècle, des villes et des immeubles y sont implantés. Pendant très longtemps, arbres et arbustes y étaient interdit, pour des raisons de stratégie militaire. Il était concédé en pâturages. Avec l'annexion, cet impératif disparait et le mont Boron est reboisé à partir de 1862. Ce reboisement s'inscrit aussi dans une politique globale menée par le Second Empire. À Nice, il est mené par Prosper Demontzey. Les plantations privilégient le pin d'Alep, très adapté au manque de terre et d'eau. D'autres espèces se développent, notamment des oliviers et des Espace boisé classé »[162].

Le parc Vigier près du port

La XVIIIe siècle, est restée elle aussi, pendant longtemps, un terrain militaire frappé de servitude de visibilité[163]. La roche est pratiquement à nu jusqu'en 1820. À cette date, la ville est autorisée à y réaliser un [164]. Des plantations sont effectuées, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Le couvert arboré du parc se développe et s'enrichit d'espèces qui se sont installées spontanément. La végétation prend parfois des allures de jungle et masque la vue. Les jardins de la colline n'ont pas été réalisés selon un projet d'ensemble, mais au coup par coup et l'ensemble manque de cohérence. Différentes réalisations se sont succédé, comme la création de la cascade en 1885, l'aménagement de nouveaux accès pour les voitures (parkings), la réalisation de mosaïques en 1965. Aujourd'hui, une réflexion sur les accès au site et sur sa relation à la ville est nécessaire. La colline gagnerait à faire l'objet d'une restauration globale[163]. La colline atteint une altitude de presque 100 mètres.

Parmi les autres terrasses. On y cultivait des oliviers, des figuiers, des amandiers, des vignes, des caroubiers, puis des légumes et des fleurs (surtout des œillets) grâce au développement de l'irrigation. À partir des [165]. Les « vallons obscurs » sont des vallons très encaissés, situés dans les collines de poudingue du nord et de l'ouest de la ville[166]. Ils abritent une Articles détaillés : Jardin Albert 1er, Villa Masséna et Parc Phoenix.

Le jardin Albert 1er

Il existe très peu d'études sur les jardins de Nice. Un second années 1860 sur un terrain marécageux, sur la rive droite du Paillon (aujourd'hui à côté du Ruhl)[167]. Les pouvoirs publics privilégient ensuite des jardins construits sur des dalles, au-dessus du Paillon. Le premier de ce type est réalisé en 1868-1869, face au Grand Hôtel. C'est l'actuel square casino municipal, dans les 1893, la place Masséna est reliée à la mer par un grand jardin sur dalle, l'actuel fontaine des Phocéens dite des Tritons (classée monument historique le 25 1920) et d'une grotte en 1894. Le théâtre de verdure est réalisé en 1946.

Le parc Vigier est un square public en bordure de mer à la sortie du port de Nice : il constitue la dernière parcelle d'une ancienne propriété, la Villa Valetta (1862), acquise par Achille Georges Vigier, petit-fils du maréchal acclimatation notoire jusqu'au décès du vicomte Vigier en 1883.

Culture

Musées

Le musée consacré à trompe-l'œil

Bien qu'elle ne bénéficie pas du label "villes et pays d'art et d'histoire"[168], Nice possède de nombreux musées, consacrés à l'art, à l'histoire, ou à l'histoire et aux traditions locales.

Le musée des Beaux-Arts, avenue des Baumettes, inauguré en 1878, possède des collections allant de la fin du XVIe siècle au milieu du XXe siècle[169]. Il abrite notamment des œuvres du peintre [170] et du symboliste Louis Bréa, de Van Loo, de Joseph Vernet, de impressionnistes (Sisley, post-impressionnistes (Bonnard) ainsi que des Kees Van Dongen et Raoul Dufy[171].

Le musée Matisse, à Cimiez, a été ouvert en 1963 dans une ancienne villa du parc des [120]. Il abrite une collection permanente de 218 gravures, 57 sculptures, 187 objets, 68 peintures, 95 photos, 236 dessins et 14 livres illustrés. Les premières donations ont été faites par [120].

Le musée national du message biblique Marc Chagall, à Cimiez a été inauguré en 1973. Il rassemble les œuvres de Marc Chagall consacrées à la [172]. Il s'agit de dix-sept peintures dédiées à la Genèse, à l'Exode et au Cantique des Cantiques, que Marc Chagall et son épouse, Valentina, ont donné à l'État en 1966[173]. En 1972, une seconde donation concerne les esquisses du Message biblique. Le musée possède également des sculptures, une mosaïque, une tapisserie et trois vitraux conçus pour le musée.

Le musée international d'art naïf Anatole Jakovsky, avenue de Fabron, inauguré en 1982, accueille plus d'un millier d'œuvres provenant de donations de Renée et Anatole Jakovsky[126].

Le musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (Mamac), inauguré en 1990, abrite des créations des nouveaux réalistes (Arman, Raysse, Niki de Saint Phalle, pop art (Wesselmann, Indiana, Franck Stella, Sol Lewitt, Kully), du groupe Supports/Surfaces (Dezeuze, Fluxus (Ernest Pignon-Ernest, Gilli, et Yves Klein. Il accueille enfin des expositions temporaires[174].

Le musée des Kenzo Tange[175]. Il possède des collections d'

Le musée Masséna

La ville compte plusieurs musées d'histoire.

Le muséum d'histoire naturelle de Nice, ouvert en 1846 est historiquement le premier musée de la ville[177]. Il possède des collections du XIXe siècle constituées par des naturalistes locaux dont Saint-Barthélémy, abrite une collection de mobilier gothique et Renaissance, ainsi que des objets d'art religieux.

L'entrée dans les musées municipaux est gratuite depuis le 1er juillet 2008[178].

Mars aux Musées

Mars aux Musées est un évènement qui existe depuis 2001[179]. À partir du constat selon lequel les sondages montrent que les jeunes et étudiants se rendent très peu au musée (sondages de l'Observatoire de la Vie Étudiante et entrées des musées de Nice), l'université de Nice Sophia Antipolis et la mairie de Nice ont créé avec une association étudiante (Médiateurs et Ingénieurs Culturels Associés) cet évènement annuel. Ce sont les étudiants du Master professionnel "Médiation et Ingénierie Culturelle" dirigé par le professeur Paul Rasse, rassemblés en association MICA, qui se chargent de son organisation d'année en année. Le principe de Mars aux Musées est de faire venir les étudiants et les jeunes de moins de vingt-six ans aux musées. Pour cela, tous les musées de Nice leur sont ouverts gratuitement pendant tout le mois de mars. En outre, l'association étudiante organise toute une riche programmation culturelle dans ces musées : concerts, pièces de théâtre, cours délocalisés de l'université, médiations de tous types, colloques, spectacles de danse, soirées de tous types.

Bibliothèques

La bibliothèque patrimoniale Romain-Gary, avenue Dubouchage

Le réseau des bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR), comprend une bibliothèque centrale, onze bibliothèques de quartier et une bibliothèque patrimoniale et détude. Selon la mairie, la BMVR de Nice compte en 2007 plus de 100 000 abonnés à qui sont mis à disposition plus de 750 000 documents[180].

La bibliothèque Louis-Nucéra, inaugurée en lit du Paillon, elle est en fait constituée de deux édifices distincts : la Tête Carrée, conçue par Sacha Sosno et qui abrite les services administratifs de la bibliothèque, et la bibliothèque elle-même. Elle accueille également une vidéothèque, une bibliothèque musicale, un espace d'expositions et un [181].

La bibliothèque Romain-Gary est la bibliothèque patrimoniale et d'étude de la ville. Située boulevard Dubouchage et ouverte depuis 1925, elle possède, selon les chiffres de la mairie, 20 000 volumes anciens, et plus de 370 000 volumes de type [182]. Elle dispose également de 900 manuscrits anciens dont une trentaine date de la période médiévale[182]. Néanmoins, elle est aujourd'hui davantage une salle de lecture qu'une véritable bibliothèque, à cause des délais de consultation très longs. Il faut en effet plusieurs heures pour obtenir un livre. Elle est très fréquentée par les étudiants de la ville.

Photographie et galeries dart

Le Théâtre de la Photographie et de l'Image a été ouvert en 1999 dans les locaux de l'ancien théâtre L'Artistique, boulevard Dubouchage[183]. Il possède une collection de photographies de Nice et de sa région, notamment celles de 1987.

Nice possède peu de galeries d'art. La Galerie Ferrero existe depuis 1954[184]. Elle est spécialisée dans l'École de Nice et les Nouveaux réalistes comme César, Armand, Sosno, Venet ou Niki de Saint Phalle. La galerie Sandrine Mons a été ouverte en 2005[185]. Les expositions temporaires présentent des œuvres d'artistes confirmés (Piotr Klemensiewick, Georges Meurant) et de la jeune création contemporaine (Charley Case, Cédric Tanguy). La galerie propose aussi des expositions faites à partir d'un fonds permanent (Adami, Arman, Calder, Magritte, Miro, Picasso, Tapiès). La galerie des Ponchettes, située quai des États-Unis et créée à une date indéterminée, accueille des expositions temporaires. La galerie de la Marine, ancienne « halle aux poissons », également située sur le quai des États-Unis, a été transformée en salle d'expositions en 1967, pour compléter la galerie des Ponchettes. Elle organise des expositions temporaires d'art contemporain. Trois galeries municipales, dont la fonction comme les dates de création sont indéterminées, sont situées dans le Vieux-Nice : le galerie du Château, rue Droite, la galerie Renoir, rue de la Loge et la galerie Sainte-Réparate, rue Sainte Réparate. La villa Arson, créée en 1970, organise des expositions temporaires[83].

Musique

La vie musicale, à Nice, est très nettement dominée par la musique classique et baroque. L'opéra de Nice apparaît en 1776-1777, date à laquelle la marquise Alli-Maccarani obtient l'autorisation d'ouvrir un théâtre, situé à l'emplacement de l'opéra actuel[186],[187]. En 1826-1828, la municipalité construit, sur le même emplacement, un opéra de style 1881. Un nouvel édifice est alors réalisé, sur le même emplacement. Il est inauguré en 1885. Le bâtiment est classé monument historique en 1993. L'orchestre symphonique municipal de la ville de Nice est créé par la municipalité en 1947[188]. En 1982, il est restructuré et devient l'orchestre philharmonique de Nice. Il compte une centaine de musiciens, qui jouent pour l'opéra de Nice mais aussi lors du festival de musique sacrée et du festival MANCA. Depuis 2001, il est dirigé par Marco Guidarini. Ce dernier a créé l'ensemble Apostrophe du Philharmonique de Nice, pour la musique contemporaine. Le 1947[189]. Il est aujourd'hui dirigé par Paul Emile Fourny, directeur général, et Eleonora Gori, maître de ballet. Il programme des ballets classiques, néo-classiques et contemporains. Le chœur de l'opéra de Nice compte quarante artistes lyriques. Il participe aux concerts de l'orchestre philharmonique de Nice et à des manifestations. Il est dirigé par Giuglio Magnanini[190]. Le chœur d'enfants de l'opéra de Nice a été créé en 1991. Il est composé d'enfants de huit à seize ans recrutés sur audition.

La société lyrique « Nice & Arts » existe depuis 1963 et a pour but de promouvoir l'[191]. L'Ensemble Baroque de Nice a été créé en 1982[192]. Il est composé d'une douzaine de musiciens qui jouent sur des instruments anciens. Il est spécialisé dans la musique baroque et dirigé par Gilbert Bezzina. L'orchestre d'harmonie de Nice joue toutes les semaines sur le kiosque du jardin Albert Ier[193].

Le Conservatoire à rayonnement régional de Nice trouve son origine en 1916 dans la création par la pianiste Adeline Bailet d'une école de musique[194]. D'abord installée dans la bourse du travail, l'école déménage ensuite à la villa Thiole dans les années 1930 puis à la villa Paradisio dans les Pierre Cochereau qui en fait un conservatoire national en 1962, puis national de région. Le conservatoire a formé des élèves célèbres : Maurice Jaubert, Samson François, Gabriel Tacchino, Gilbert Bécaud, Sylvie Gazeau, Franck Amsallem, Jean Sulem, Richard Galliano, Frédéric Oliviéri, Lionel Bringuier, Claire-Marie Osta. Le conservatoire collabore avec l'opéra de Nice, le Théâtre national de Nice et l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Il participe au festival de Musique sacrée de Nice et aux MANCA. Le CIRM a été créé à Nice en 1978 par Jean-Étienne Mari[195]. C'est un Centre National de Création Musicale. Ses activités sont la production, la diffusion, la recherche et la formation. Il organise le festival MANCA. Depuis 2000, le CIRM est dirigé par François Paris. D'aucuns trouvent que la municipalité pourrait aider un peu plus les musiques dites « de jeunes », genre pop, rock, Cinéma

Nice est une des rares villes de province à avoir eu des studios de cinéma assez importants, les Studios de la Victorine et le centre cinématographique. Elle bénéficie également de la proximité du Nice et le cinéma

Peu après la Première Guerre mondiale, le cinéaste Alfred Machin ouvre un studio dans l'ancien studio Pathé-Nice, à quelques kilomètres de la ville. En 1919, sont créés les Studios de la Victorine. Nice a été le cadre de longs métrages de toutes sortes et de toutes nationalités. À côté de films plus populaires (La Cage aux folles II, Les Compères...), les cinéphiles retiendront notamment le documentaire muet À propos de Nice (1930) de La Baie des Anges (1963) de Manoel de Oliveira, À propos de Nice, la suite (1995) de Costa-Gavras, Raymond Depardon, Abbas Kiarostami, Pavel Lungin et Raoul Ruiz.

Parmi les autres films tournés dans la ville, on trouve également :

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