Cours S1 27 Novembre (1)

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COMPTABILITE FINANCIERE 01

selon le Système Comptable Financier (SCF)

Présenté par
Dr. L. TARHLISSIA

[email protected]

Equipe Pédagogique
Année universitaire 2024/2025
PLAN DU COURS
PARTIE 01: Introduction à la Comptabilité
• Introduction générale :

– Historique et intérêt de la comptabilité

– Typologie de la comptabilité

– Droit comptable
PLAN DU COURS

• Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité

Section 01 : Commerçant et acte de commerce

Section 02 : L’entreprise commerciale

– § 01 : Définition

– § 02 : La nature juridique

– § 03 : L’activité économique
PLAN DU COURS
• Chapitre II : Les flux

Notion et mouvement de flux


– § 01 : Les flux physiques

– § 02 : Les flux financiers

– § 03 : Les flux monétaires


PLAN DU COURS
Chapitre III : Le plan comptable

Section 01 : Les comptes de bilan


§01 : Comptes d’actifs

§02 : Comptes de passifs

Section 02 : Comptes de Gestion


§01 : Comptes de charges

§02 : Comptes produits


PLAN DU COURS
PARTIE 02 : Documents et mécanismes
fondamentaux de la comptabilité
• Chapitre 1 : Le bilan, photographie comptable du
patrimoine
• Chapitre 2 : Le compte de résultat, film comptable
de l’activité
• Chapitre 3 : Le compte, outil d’analyse des
opérations
• Chapitre 4: L’enregistrement des Flux
• Chapitre 5 : L’organisation comptable générale
PLAN DU COURS
Partie 03: La Fiscalité
Impôts et Taxes
1- LIES AU CHIFFRE D’AFFAIRES
2- LIES AU REVENUS DES PERSONNES PHYSIQUES
3- LIES AU REVENUS DES PERSONNES MORALES
4- TAXES DOUANIERES
PARTIE 01: Introduction à la Comptabilité
Introduction générale
Un peu d’histoire : qui a inventé la comptabilité ?

La forme la plus élémentaire de comptabilité consiste à


enregistrer dans un livre les entrées et les sorties de
valeurs sans aucune classification et dans l’ordre
chronologique. On retrouve ce genre de comptes dans
les civilisations les plus anciennes, celles citées par
l’Ancien Testament et celle des Incas (13ème siècle).
PARTIE 01: Introduction à la Comptabilité
Introduction générale
Un peu d’histoire : qui a inventé la comptabilité ?

Une première évolution a consisté à classer les entrées


d’une part et les sorties de l’autre; les écrits de Pline et
de Cicéron (auteurs romains du 1er siècle) en font état.
Mais la révolution fondamentale en la matière fut
l’invention de la comptabilité en partie double, par des
marchands (ou des moines ?) italiens, apparemment au
XIVème siècle (14ème siècle) (on a retrouvé un livre
comptable appliquant cette technique, daté de 1340).
2. Quelle est son origine ?

Historique
L'Antiquité a connu la
comptabilité simple consistant
à inventorier ses biens et à
enregistrer d'une façon Cependant, le développement du
chronologique toutes entrées crédit au XIIIe (13eme) siècle a
et sorties de matière ou de obligé les commerçants italiens à
numéraire. développer ce que l'on a appelé la
comptabilité en partie double.

Cette méthode a été employée La comptabilité moderne est née


jusqu'au Moyen Age aussi bien avec les travaux de Luca Pacioli au
pour la comptabilité publique XVIe (16eme) siècle.
que pour la comptabilité
Luca Pacioli
privée.
1446-1517
Moine fransiscain
Enseigne les mathématiques
Collabore avec son ami Léonard
de Vinci
Inventeur de la méthode
vénitienne de tenue des comptes.
( Comptabilité double)
Introduction générale
• Cette nouvelle technique ne se répandit véritablement
qu’à la fin du XVème (15eme) et au XVIème (16eme)
siècle, notamment grâce au magistral traité de Luca
PACIOLI (vers 1450 – 1517) publié en 1494, "summa
de arithmetica, geometria, proportioni et
proportionalita". Dans le tractatus XI, l’auteur y
expose une théorie comptable tout à fait
contemporaine; jugez-en :
Introduction générale

Quelques exemples
• Ch. I : des choses nécessaires au vrai marchand et de la
méthode pour tenir un grand livre et son journal à Venise et
partout ailleurs;
• Ch. III : exemple d’inventaire avec toutes les explications
nécessaires;
• Ch. XIX : comment s’inscrivent, dans les livres principaux, les
paiements qu’on effectue par traite ou par banque ;
• Ch. XXXIV : comment tous les comptes du grand livre doivent
être clôturés. De quelle manière et pourquoi. De la "summa
summarum" du débit et du crédit qui est la dernière vérification
de la clôture. (…)
Introduction générale

En conclusion
• Les origines de la comptabilité se trouvent dans les
pratiques de comptage des différentes civilisations ;

• Cette discipline a pris de l’importance avec l’évolution du


rôle de l’Etat (Prélèvement des impôts et taxes pour
couvrir les dépenses publiques: Sécurité, défense, santé,
enseignement, …).
Caractéristiques du système d’information de
la comptabilité financière

• Fonctions communes à tous les systèmes d’information

• Comptabilité financière comme preuve des opérations


commerciales :
– les données sont saisies chronologiquement et leur
enregistrement doit être ineffaçable ;
– on ne peut modifier l’information une fois la saisie validée ;
– les informations produites par la comptabilité sont justifiées
par des documents de base (factures, relevés de banques,
contrats) afin de reconstituer l’information à partir de ces
justificatifs ;
– la terminologie et la forme des documents publiés sont
communes à toutes les entreprises afin d’éviter tout biais
dans l’interprétation de l’information comptable.
Caractéristiques du système d’information de
la comptabilité financière
A quoi sert la comptabilité ?
La comptabilité (appelée plus précisément « comptabilité
financière ») est à la base de nombreuses communications aux
tiers en relation à l’entité.
Les utilisateurs de la comptabilité sont essentiellement :
- l’entité elle-même ;
- les associés ;
- les investisseurs ;
- les administrations et notamment l’administration fiscale;
- le personnel de l’entité ;
- les créanciers.
Caractéristiques du système
d’information de la comptabilité
financière
Information de l’entité
Toute personne associée, à quelque degré que ce soit, à la gestion de
l’entreprise doit s’appuyer sur des états comptables pour prendre ses
décisions. La comptabilité, tout au long de l’année, fournit aux dirigeants de
l’entreprise et à leurs collaborateurs les informations nécessaires :
- Pour évaluer les ressources et le patrimoine de l’entreprise ;
- Pour estimer la structure financière de l’entreprise ;
- Pour apprécier la solvabilité de l’entreprise et le niveau de ses ressources
disponibles ;
- Pour analyser sa performance économique et ses résultats ;
- Pour estimer sa capacité à s’adapter aux changements dans lequel elle
opère ;
- Pour effectuer ses prévisions.
Caractéristiques du système
d’information de la comptabilité
financière
Information des associés
Des informations d'ordre comptable doivent être mis à disposition
(voire adressés) aux associés dans les différents types de
sociétés. Il s'agit essentiellement :
- Des comptes individuels (bilan, compte de résultat, …) appelés
également (notamment par les textes de droit comptable) «
comptes annuels » ;
- Des comptes consolidés, lorsque la société est tenue d'en
établir. Dans des entités à but non lucratif (associations, par
exemple) des informations d’ordre comptable doivent être
mises à disposition des partenaires.
Caractéristiques du système
d’information de la comptabilité
financière
Information des investisseurs
Les investisseurs sont les personnes qui fournissent (ou sont susceptibles de
fournir) des capitaux aux entités. Le cadre conceptuel 2010 de l’IASB
(normalisateur comptable international) considère que « l’objectif de
l’information financière à usage général est de fournir au sujet de l’entité qui la
présente des informations utiles aux investisseurs en capitaux propres, aux
prêteurs et aux autres créanciers actuels et potentiels aux fins de leur prise de
décisions en tant que fournisseurs de ressources de l’entité ».

Les personnes qui fournissent les capitaux à risques et leurs conseillers sont
concernés par le risque inhérent à leurs investissements et par la rentabilité
qu'ils produisent. Ils ont besoin d'informations pour les aider à déterminer
quand ils doivent acheter, conserver, vendre.
Caractéristiques du système
d’information de la comptabilité
financière
Information des administrations
Les principales déclarations fiscales à souscrire par les
entreprises concernent les impositions suivantes :
- l’impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu, pour les
personnes physiques ou impôt sur les bénéfices des sociétés) ;
- la taxe sur la valeur ajoutée ;

Les différentes déclarations doivent être établies à partir de la


comptabilité. Par ailleurs, les entités doivent présenter aux
organismes sociaux un certain nombre de déclarations permettant
de déterminer l’assiette. Elles doivent aussi répondre aux
enquêtes statistiques agréées par les pouvoirs publics.
Caractéristiques du système d’information de
la comptabilité financière
Information du personnel
Les membres du personnel et leurs représentants sont
intéressés par une information sur la stabilité et la
rentabilité de l'entreprise qui les emploie. Ils sont
également intéressés par des informations qui leur
permettent d'estimer la capacité de l'entreprise à leur
procurer une rémunération, des avantages en matière
de retraite et des opportunités en matière d'emploi.

Chaque année, le chef d’entreprise doit présenter un


certain nombre de documents comptables au comité
d’entreprise.
Caractéristiques du système
d’information de la comptabilité
financière
Information des créanciers
Les prêteurs sont intéressés par une information
qui leur permette de déterminer si leurs prêts et
les intérêts qui y sont liés seront payés à
l'échéance.
Les fournisseurs et autres créditeurs sont
intéressés par une information qui leur permette
de déterminer si les montants qui leur sont dus
leur seront payés à l'échéance.
Introduction générale
Typologie de la comptabilité.

Il existe différents types de comptabilité :


➢ Comptabilité Nationale ;

➢ Comptabilité Gestion (analytique) ;

➢ Comptabilité Commerciale (générale puis financière) ;

➢ Comptabilité publique ;

➢ Comptabilité spéciale …
Introduction générale
Droit comptable
• Le code de commerce (Obligation, pour toute entreprise,
de tenir une comptabilité - Art 10 CC)
• Le Système Comptable Financier « SCF »
– La loi organique N° 07-11 du 25 Nov 2007 portant SCF;

– Le décret N° 08-156 du 26 Mai 2008 portant application de la Loi N°


07-11;

– Les deux arrêtés du 26 juillet 2008 et le décret N° 09-110 du 07 Avril


2009 constituent le cadre conceptuel du SCF;

– La Loi de finances complémentaires de 2009 vient confirmer


l’obligation d’appliquer une comptabilité conforme aux nouvelles
dispositions . Dans son art 06 précise que: « Les entreprises doivent
respecter les définitions édictées par le système comptable
financier, sous réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles
avec les règles fiscales applicables pour l’assiette de l’impôt ».
Introduction générale
Structure du SCF

• Le Système Comptable Financier « SCF » s’articule autour


des composants suivants:
– Enoncé des principes comptables et plan de comptes ;
– Règles relatives aux documents obligatoires (journal, grand-livre,
inventaire) ;
– Règles de fonctionnement des comptes et d’établissement des
documents annuels (compte de résultat, bilan, annexe) ;
– Méthode d’évaluation des éléments d’actif et de passif.

In fine, il a été inspiré des Normes comptables internationales


(IAS/IFRS)
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité

• Section 01 : Commerçant et acte de commerce


Section 02 : L’entreprise commerciale
– § 01 : Définition

– § 02 : La nature juridique

– § 03 : L’activité économique
Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité
Définition de la comptabilité : La comptabilité est un
système d’organisation de l’information financière
permettant :
1. de saisir, classer, enregistrer des données de base
chiffrées ;
2. et présenter des états reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entité à la date de clôture.
Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité
Objectifs de la comptabilité: La comptabilité a
pour objectif global de rendre compte en termes
monétaires de l’activité de l’entreprise, ceci afin
d’apporter :
• Un moyen d’information et de protection des tiers
(clients, actionnaires, créanciers (fournisseurs et
banques), salariés, administration fiscale,
organismes sociaux, tribunaux de commerce,
organismes de statistiques, …) ;
• Un moyen de preuve ;
• Un instrument de gestion.
Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité
Les objectifs de la comptabilité répondent à trois types de
besoins :
• Aide à la décision (temps d’écoulement des stocks, délais de paiement
des clients, mesure et prévision du résultat, position de la trésorerie vis-à-
vis des dettes rapidement exigibles, capacité d’emprunt et de
remboursement, …) ;
• Evaluation des éléments de l’entreprise (actifs et passifs du bilan, charges
et produits du compte de résultat, éléments complémentaires inscrits à
l’annexe) ;
• Contrôle extérieur des dirigeants concernant les performances et les
risques, la bonne qualité de leur gestion, la poursuite des objectifs
annoncés, le bien-fondé des décisions prises, etc., ces aspects relevant des
problématiques de la gouvernance d’entreprise.
Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité
Section 1: Commerçant et acte de commerce
• Les actes peuvent revêtir une nature civile ou une nature
commerciale.
• Par comparaison au droit civil, les moyens de preuve sont beaucoup
plus souples en droit commercial. Ainsi, il est possible d’établir la preuve
d’un évènement par tout moyen.
• Le délai de prescription de 10 ans, mais cela dépend du contrat.
• La loi ne donne pas de définition des actes de commerce, même si
plusieurs ont été édictés. Il existe 3 catégories d’actes de commerce :
– par nature ;
– par la forme ;
– par accessoire.
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité

1- Définition de commerçant
• Est considéré en tant que commerçant, toute
personne physique ou morale qui, faisant
habituellement des actes de commerce, est
inscrite au Registre du Commerce qui est tenu
au Greffe du Tribunal de Commerce du lieu où
il exerce ses activités professionnelles.
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité

• Article 2 - (Ordonnance n° 96-27 du 9


décembre 1996 ) – ( JO-77 ) (modifié l’article
1er de l’ordonnance n° 75-59 du 26 septembre
1975) - Est réputée commerçante toute
personne physique ou morale qui exerce des
actes de commerce et en fait sa profession
habituelle, sauf si la loi en dispose autrement.
Chapitre I : Champ d’application de la comptabilité
2- Les actes de commerce
• Article 2 (Ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975), complété par Article
4 (Ordonnance n° 96-27 du 9 décembre 1996) - Sont réputés actes de
commerce par leur objet
• Tout achat de meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir
travaillés et mis en œuvre ;
• Tout achat d'immeubles en vue de leur revente ;
• Toute entreprise de location de meubles ou d'immeubles ;
• Toute entreprise de production, transformation, réparation ;
• Toute entreprise de construction, terrassement, nivellement ;
• Toute entreprise de fournitures ou de services ;
• Toute entreprise d'exploitation de mines, minières, carrières ou autres
produits du sol ;
• Toute entreprise d'exploitation de transport ou de déménagement ;
• Toute entreprise d'exploitation de spectacles publics, des œuvres de l'esprit;
• Toute entreprise d'assurances ;
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité
• Toute entreprise d'exploitation de magasins généraux ;
• Toute entreprise de vente aux enchères publiques de marchandises neuves
en gros ou de matières usagées en détail ;
• Toute opération de banque, de change, courtage et commission ;
• Toute opération d'intermédiaires pour l'achat et la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, de valeurs mobilières ;
• Toute entreprise de construction, d'achat, de vente et de revente de
bâtiments pour la navigation maritime ;
• Tout achat et vente d'agrès, apparaux et avitaillements ;
• Tout affrètement ou nolisement, emprunt ou prêt à la grosse ;
• Toutes assurances et autres contrats concernant le commerce de la mer ;
• Tous accords et conventions pour salaires et loyers d'équipages ;
• Toutes expédition maritimes.
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité

Article : 3 (ordonnance n° 75-59) :


Sont réputés actes de commerce par leur forme:
• Entre toutes personnes, la lettre de change ;
• Les sociétés commerciales ;
• Les agences et bureaux d'affaires quel que soit
leur objet ;
• Les opérations sur fonds de commerce ;
• Tout contrat concernant le commerce par mer
et par air.
Chapitre I : Champ d’application de la
comptabilité

Article : 4 (ordonnance n° 75-59) :


Sont réputés actes de commerce par accessoire :
• Les actes accomplis par un commerçant pour
l'exercice ou les besoins de son commerce ;
• Les obligations entre commerçants.
Objet du droit commercial
• l’organisation et le fonctionnement des
entreprises économiques
• entreprise économique : ensemble de
moyens humains, matériels, immatériels et
financiers et ayant une certaine continuité et
qui vise à remplir un rôle déterminé dans le
circuit économique, soit au niveau de la
production, soit au niveau de la distribution, de
biens ou de services.
Section 02 : L’entreprise commerciale.

• Les entreprises de distribution (circulation des


biens meubles ou immeubles)
• Les entreprises de production (manufactures,
usines, entreprises de travaux, entreprises
artisanales, pêche maritime)
• Les entreprises de services (banque,
assurance, transport, spectacle, agences et
bureaux d’affaire).
Objet du droit commercial
• Article 9 (Ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975) : Toute personne
physique ou morale ayant la qualité de commerçant, doit tenir un livre
journal enregistrant jour par jour les opérations de l'entreprise ou
récapitulant au moins mensuellement les résultats de ces opérations à la
condition de conserver, dans ce cas, tous documents permettant de vérifier
ces opérations jour après jour.
• Article 10 (Ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975) : Elle doit
également faire tous les ans un inventaire des éléments actifs et passifs de
son entreprise et arrêter tous ses comptes en vue d’établir son bilan et le
compte de ses résultats. Le bilan et le compte "résultats" sont copiés sur le
livre d'inventaire.
• Article 10 bis. (Ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975) : Les comptes
et bilans des commerçants, ont pour finalité de retracer de manière
objective, conformément aux techniques réglementaires, l'évolution des
éléments du patrimoine de l'entreprise.
Objet du droit commercial
• Les personnes morales commerçantes sont en outre,
tenues de procéder ou de faire procéder à la
vérification et à la certification de leurs comptes et
bilans dans les formes légales requises et de procéder
sous leurs responsabilités civile et pénale aux
publications prévues par la loi. Seuls les avis publiés
régulièrement font foi devant les tribunaux et les
administrations publiques.
Chapitre II : Les flux
• Section 01 : Notion et mouvement de flux
– § 01 : Les flux physiques

– § 02 : Les flux financiers

– § 03 : Les flux monétaires

• Section 02 : Les flux internes et externes


Notions et mouvement de flux.
• Flux économique : Mesure d’une grandeur économique sur
une période donnée

• Flux comptable : Somme des mouvements de même nature


survenus sur un exercice

• Un circuit économique est une représentation simplifiée du


fonctionnement de l’économie, c’est-à-dire des relations qui se
nouent entre les différents acteurs de l’économie.

• Ces relations s’appellent des FLUX


Notions et mouvement de flux.
• Un flux représente la circulation d’un bien, d’un
service, d’une monnaie ou d’un actif financier.

• Un flux: Les mouvements de biens et de valeurs


qui se produisent dans un intervalle de temps
déterminé.

• Les Flux peuvent être physiques (Réels),


Monétaires ou financiers.
Notions et mouvement de flux.
• Un flux interne représente les opérations effectuées
uniquement au sein de l’entreprise (sortie de la matière
première du magasin pour l’atelier, …).

• Un flux externe Représente les opérations effectuées


entre l’entreprise et l’extérieur (fournisseur, client,
banque, …).

• Dans une économie marchande, ces flux sont, la plupart


du temps, à double sens:

Un flux réel a une contrepartie monétaire et/ou financière


Le sens d’un flux: un flux économique est constitué par son
point de départ et son point d’arrivé ; on dit que le flux a une
origine et une destination

A B

ORIGINE DESTINATION
• L’origine d’un flux implique une ressource
La ressource représente les moyens nécessaires qui
ont permis la réalisation de l’opération économique

GRACE A QUOI ?
• La destination d’un flux implique un emploi
L’emploi représente l’utilisation qu’est faite de la
ressource affectée à l’opération économique

POUR FAIRE QUOI ?


Notions et mouvement de flux.
• Exemple: le client (Clt) a acheté auprès de son Fournisseur
(Frs), un produit P à un prix de 1 000 DA paiement après un
An.
Le schéma de ce flux se représente comme suit :
Notions et mouvement de flux.
Vente de Produit = Flux physique

Frs Clt

Reconnaissance de dette de 1 000 DA = Flux financier

Un an plus tard:

Paiement reconnaissance de dette de 1 000 DA = Flux monétaire

Frs Clt

Reconnaissance de dette de 1 000 DA = flux financiers détruite lorsqu’elle


retourne à son émetteur
Chapitre III : Le plan comptable

Section 01 : Les comptes de bilan


01 : Comptes d’actifs
02 : Comptes de passifs
Section 02 : Les Comptes de Gestion
01 : Comptes de charges
02 : Comptes produits
Chapitre III : Le plan comptable SCF.

Comptes N° classes Classifications


1 CAPITAUX
Comptes 2 IMMOBILISATIONS
3 STOCKS ET EN-COURS
de 4 TIERS
bilan 5 FINANCIERS
6 CHARGES
Comptes de 7 PRODUITS

gestion
Chapitre III : Le plan comptable SCF.

Codification des comptes du SCF:

❑ Décimale (0 à 9),
❑ Articulée (classe / comptes principaux / comptes /
sous comptes),
❑ Significative (place des codes 0,8, 9 dans la
numérotation de certains comptes),
❑ Symétrique (charges 6 et produits 7),
❑ Extensible (création de nouveaux comptes,
comptes de tiers : clients, fournisseurs, achats, …),
❑ Evolutive (selon les besoins de l’entité),
❑ Adaptable (aux différents secteurs d’activités).
Chapitre III : Le plan comptable SCF.

Codification des comptes du SCF:

Le sous compte est la plus petite unité retenue pour le


classement et l’enregistrement des mouvements
comptables.

Les opérations sont enregistrées dans les


comptes dont l’intitulé correspond à leur nature.

La compensation des comptes est interdite.


Partie 2 : Documents et mécanismes
fondamentaux de la comptabilité

• Chapitre 1 : Le bilan, photographie comptable du


patrimoine
• Chapitre 2 : Le compte de résultat, film comptable
de l’activité
• Chapitre 3 : Le compte, outil d’analyse des
opérations
• Chapitre 4: L’enregistrement des Flux
• Chapitre 5 : L’organisation comptable générale
Chapitre 1 : Le bilan, photographie
comptable du patrimoine
1. Définition du bilan

1.1. Approche fonctionnelle : la notion d’emplois et de


ressources

1.2. Approche patrimoniale : la notion de capitaux propres

2. Structure du bilan

3. Valorisation des éléments du bilan

4. D’un bilan à l’autre : la variation du patrimoine


Définition du bilan
Approche fonctionnelle ou économique
•Bilan : document qui décrit l’ensemble des ressources financières que l’entreprise s’est
procurée (moyens de financement) et l’ensemble des emplois (utilisation des
ressources) dont elle dispose.

•Ressources : passifs internes et externes


– les apports des associés ou le capital (ressources permanentes),
– les dettes envers les tiers (ressources temporaires)
– les bénéfices (ressources générées par l’activité)

•Emplois : actifs
- emplois permanents liés au cycle d’investissement (biens durables)
- emplois temporaires liés au cycle d’exploitation (stocks, créances, liquidités)

•Emplois ( actif ) = Ressources ( passif )


Résultat de l’exercice = actif – passif = Emplois – ressources
Définition du bilan
Approche patrimoniale
• Bilan : document comptable normalisé qui exprime – à une date
donnée- la situation patrimoniale de l’entreprise.

• Actifs : éléments du patrimoine ayant une valeur économique positive


pour l’entreprise (biens, créances).

• Passifs : éléments du patrimoine ayant une valeur économique


négative pour l’entreprise (dettes ou passif externe).

• Capitaux propres : ils mesurent la valeur nette du patrimoine.

Capitaux propres = situation nette


Actifs – passifs (externes) = avoirs - dettes
Définition du bilan
Approche patrimoniale

PRÉSENTATION DE LA SITUATION DE
L'ENTREPRISE : LE BILAN

• La situation d’une entreprise à un moment déterminé se


compose :

– d’une part, de l’ensemble des biens qu’elle possède,

– d’autre part, de l’ensemble des sommes qui lui ont


permis de posséder ces biens
La structure du bilan
Actif brut amt net net Passif N N-1
(Emploi des ressources) N N N N-1 (Origine des ressources)
Actif immobilisé : Capitaux propres :
Immobilisations incorporelles Capital
Immobilisations corporelles Réserves
Immobilisations financières Résultat de l’exercice

Actif circulant :
Stocks
Créances Dettes (P.N.C ou P.C) :
Disponibilités Dettes financières
Dettes d’exploitation
Autres dettes
Exemple
Le 01/01/N, trois associés décident de créer la librairie « Lire ». Ils apportent :
Du mobilier : 8 000 KDA
Des rayonnages : 16 200 KDA
Du matériel informatique : 12 600 KDA
Un stock de livres : 12 000 KDA
Des liquidités déposées sur un compte bancaire : 1 200 KDA
Bilan au 01/01/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Mobilier 8 000 Capital 50 000
Rayonnages 16 200
Informatique 12 600
P.N.C
Actif circulant
Stocks 12 000
Disponibilités 1 200 P.C

Total Actif 50 000 Total Passif 50 000


4. D’un bilan à l’autre : la variation du patrimoine

1. Opérations de financement

1.1. Les apports

1.2 Les emprunts

2. Opérations d’investissement

3. Opérations commerciales

3.1 Achat de marchandises

3.2 Vente de marchandises


1. Opérations de financement
1.1 Les apports :

A la création d’une entreprise, le capital apporté figure au


passif et à l’actif en fonction de sa nature (biens
immobilisés et disponibilités).

1.2 Les emprunts :

Les apports sont généralement insuffisants, on les complète


par des emprunts. Les emprunts constituent une dette au
passif et une augmentation des disponibilités à l’actif.
Exemple
Le 01/01/N, M. SIFLEN crée la société « ALPHA ». Il
apporte un terrain dont il est propriétaire, d’une valeur
de 20 000 KDA, et 10 000 KDA en espèces qu’il
dépose sur un compte bancaire au nom de
« ALPHA ».
Bilan au 01/01/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital 30 000
Terrain 20 000
P.N.C
Actif circulant
Disponibilités (compte bancaire) 10 000 P.C

Total Actif 30 000 Total Passif 30 000


Exemple
M. SIFLEN prévoit de construire le magasin sur le terrain dont il
est propriétaire, mais les 10 000 KDA en espèces qu’il dépose sur
un compte bancaire sont insuffisants. Il contracte donc un emprunt
de 58 000 KDA le 10/01/N.
Bilan au 10/01/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital 30 000
Terrain 20 000
P.N.C
Actif circulant Emprunts bancaires 58 000
Disponibilités (compte bancaire) 68 000
P.C

Total Actif 88 000 Total Passif 88 000


2. Opérations d’investissement
• Définition : les investissements sont des dépenses engagées
en vue d’en tirer des bénéfices ultérieurs. Ils correspondent
le plus souvent à des acquisitions de biens durables.
• Emplois : les biens acquis sont inscrits à l’actif dans un
poste d’immobilisation, au coût d’acquisition.

• Ressources :
- Si l’acquisition est payée au comptant, la sortie d’argent
diminue les disponibilités à l’actif du bilan : le total de
l’actif reste inchangé.
- Si l’acquisition est faite à crédit, une dette envers le
fournisseur d’immobilisation apparaît au passif du bilan : la
valeur totale de l’actif reste égale à la valeur totale du passif.
Exemple
• La construction du magasin a coûté 60 000 KDA, versé au
comptant par cheque bancaire. Par ailleurs, M. SIFLEN a
acquis le 28/04/N du mobilier pour 1 000 KDA et un
ordinateur pour 2 000 KDA. Il a obtenu un crédit de 6 mois
sur ces deux acquisitions.
Bilan au 28/04/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital 30 000
Terrain 20 000
Magasin 60 000
Mobilier 1 000
Ordinateur 2 000
P.N.C
Actif circulant Emprunts bancaires 58 000
Disponibilités 8 000
P.C
Dettes fournisseurs d’immo. 3 000

Total Actif 91 000 Total Passif 91 000


3. Opérations commerciales
3.1 Achats de marchandises
• Emplois : les biens achetés viennent augmenter la
valeur des stocks à l’actif du bilan, au coût d’achat.
• Ressources :
- Si l’achat est payé au comptant, la sortie d’argent
diminue les disponibilités à l’actif du bilan : le total
de l’actif reste inchangé.
- Si l’achat est fait à crédit, une dette envers le
fournisseur apparaît au passif du bilan : la valeur
totale de l’actif reste égale à la valeur totale du
passif.
Exemple
M. SIFLEN a ouvert son magasin au mois de Mai. Au cours de ce mois,
il a acheté 50 bicyclettes à 180 KDA / pièce, payées 1/3 au comptant par
cheque bancaire et 2/3 à trois mois.
Bilan au 31/05/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital 30 000
Terrain 20 000
Magasin 60 000
Mobilier 1 000
Ordinateur 2 000
P.N.C
Actif circulant Emprunt 58 000
Stock de marchandises 9 000
Disponibilités 5 000 P.C
Fournisseurs de stocks et services 6 000
Fournisseurs d’immo. 3 000

Total Actif 97 000 Total Passif 97 000


3.2.Ventes de marchandises
• Emplois : le prix de vente augmente les disponibilités (vente au
comptant) ou les créances clients (vente à crédit) à l’actif du bilan.

• Ressources :

- Les marchandises vendues disparaissent des stocks à l’actif, pour


leur coût d’achat.

- le prix de vente est généralement supérieur au coût d’achat de la


marchandise vendue. La différence mesure l’enrichissement de
l’entreprise : les capitaux propres augmentent au passif, dans le
poste résultat de l’exercice.
Exemple
Au mois de Juin, M. SIFLEN a vendu 35 bicyclettes à
300 KDA pièce, payées au comptant par cheque bancaire.
Bilan au 30/06/N
Actif N Passif N
(Emploi des ressources) (Origine des ressources)
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations corporelles Capital social 30 000
Terrain 20 000 Résultat de l’exercice 4 200
Magasin 60 000
Mobilier 1 000
Ordinateur 2 000 P.N.C
Emprunts bancaires 58 000
Actif circulant
Stock de marchandises 2 700 P.C
Disponibilités 15 500 Fournisseurs de stocks et services 6 000
Fournisseurs d’immo. 3 000

Total Actif 101 200 Total Passif 101 200


Chapitre 2 : Le compte de résultat, film
comptable de l’activité

1. L’analyse de l’activité en termes de charges et


de produits

2. Présentation du compte de résultat


1. L’analyse de l’activité en termes de
charges et de produits
• Les charges

emplois définitifs, source d’appauvrissement :


ils diminuent le résultat de l’entreprise

• Les produits

ressources internes, source d’enrichissement :


elles augmentent le résultat de l’entreprise
Le compte de résultat
Charges Produits
Charges d’exploitation : Produits d’exploitation :
Achats de marchandises consommées et MP Ventes de marchandises
Variation de stock Production vendue
Impôts et taxes Production stockée
Salaires et charges sociales Production immobilisée
D.A.P Reprise sur provisions

Charges financières : Produits financiers :


Intérêts et charges assimilés Produits des participations
Revenus des VMP

Charges exceptionnelles Produits exceptionnels


Pénalités, amendes Cession d’éléments d’actif

Impôt sur les bénéfices

Résultat de l’exercice Résultat de l’exercice


Bénéfice Perte
COMPTE DE RESULTATS
(Par nature)
Période du au

Ventes et produits annexes (c/ 70)


Variation stocks produits finis et en cours (c/ 72)
Production immobilisée (c/ 73)
Subventions d’exploitation (c/ 74)
I - PRODUCTION DE L.EXERCICE
Achats consommés (c/ 60)
Services extérieurs et autres consommations (c/ 61 et c/ 62)
II - CONSOMMATION DE L.EXERCICE
III - VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (I - II)
Charges de personnel (c/ 63)
Impôts, taxes et versements assimilés (c/ 64)
IV - EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
Autres produits opérationnels (c/ 75)
Autres charges opérationnelles (c/ 65)
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur (c/ 68)
Reprise sur pertes de valeur et provisions (c/ 78)
V - RESULTAT OPERATIONNEL
Produits financiers (c/ 76)
Charges financières (c/ 66)
VI - RESULTAT FINANCIER
VII - RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (V + VI)

Impôts exigibles sur résultats ordinaires (c/ 695 et c/ 698)


Impôts différés (Variations) sur résultats ordinaires (c/ 692 et c/ 693)
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
VIII - RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Eléments extraordinaires (produits) (à préciser) (c/ 77)
Eléments extraordinaires (charges) (à préciser) (c/67)
IX - RESULTAT EXTRAORDINAIRE
X - RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Exemple
A la fin de l’exercice N, la société « Lire », dans le cadre de son activité,
a effectué les opérations suivantes :

Chiffre d’affaires (CA) : 35 000 KDA

Achats de livres vendus : 15 000 KDA

Consommation de fournitures et services : 4 800 KDA

Charges de personnel : 6 960 KDA

Charges d’intérêts relatifs à un découvert bancaire : 120 KDA

Stock initial de livres : 12 000 KDA

Stock final de livres : 9 500 KDA


Solution Exemple
Compte de résultat
(Par nature)
Du 01/01/N au 31/12/N
Charges N Produits N
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Achats de marchandises 15 000 Ventes de marchandises 35 000
Variation de stock (stock 2 500
initial – stock final)
Autres achats et charges 4 800
Charges de personnel 6 960

Charges financières Produits financiers


Intérêts 120

Charges exceptionnelles Produits exceptionnels

Résultat de l’exercice
Bénéfice 5 620

Total général 35 000 Total général 35 000


Chapitre 3 : Le compte, outil d’analyse
des opérations
1. La notion de compte

2. Le plan de comptes

3. L’enregistrement des opérations dans les


comptes : le principe de la partie double

3.1. Emplois et ressources

3.2. Double détermination du résultat


• Définition:
La notion du compte
Le compte est un tableau dans lequel sont enregistrées les opérations
relatives au même objet. Il est composé de deux parties:
La partie gauche est appelée « débit du compte »
La partie droite est appelée « crédit du compte »
• Le solde du compte
Le solde est la différence entre le total débit et le total crédit d’un
compte. Il est l’excèdent de l’un des deux totaux d’un compte sur
l’autre.
Solde = Débit – crédit
Le compte peut présenter l’un des soldes suivants:
Solde débiteur: Débit > Crédit
Solde Créditeur: Débit < Crédit
Solde nul (Soldé): Débit = Crédit
Le solde est toujours mentionné du coté le plus faible des comptes
La notion du compte
• Clôture du compte

• Réouverture du compte

On reporte le solde au coté débit s'il est débiteur.

On reporte le solde au coté crédit s'il est créditeur.


La notion du compte
Exemple: Une entreprise a réalisé les opérations suivantes:

- Vente de marchandises cash pour une valeur de 3000 DA.

- Achat de marchandises par caisse d’une valeur de 1000 DA.

- Achat de fourniture consommable en espèces pour 750 DA.

- T.A.F.: Trouvez la situation et le solde du compte caisse de


l’entreprise à la clôture et la réouverture des comptes

Débit 53-Caisse Crédit


1 000
750
3 000
SD 1 250 (clôture)
3 000 3 000
SD 1 250 (réouverture)
La structuration de la nomenclature
des comptes (SCF)
• Comptes de bilan (classes 1 à 5)
• Comptes de gestion (classes 6 et 7)

• Classe 1 : comptes de capitaux


• Classe 2 : comptes d’immobilisation
• Classe 3 : comptes de stocks et en-cours
• Classe 4 : comptes de tiers
• Classe 5 : comptes financiers
• Classe 6 : comptes de charges
• Classe 7 : comptes de produits
La structure du SCF
Bilan Compte de résultat
Actif Passif Charges Produits
Actif Capitaux propres Charges d’exploitation Produits d’exploitation
immobilisé (classe 1) (comptes : (comptes :
(classe 2) 60 à 65 et 681) 70 à 75 et 781)
+Bénéfice
(compte 120) Charges financières Produits financiers
Ou (comptes : (comptes :
- Perte 66 et 686) 76 et 786)
(compte 129)

Actif circulant Dettes Charges exceptionnelles Produits exceptionnels


(classes 3,4,5) (classes 1,4,5) (comptes : (comptes :
67 et 687) 77 et 787)
Bénéfice Perte
(compte 120) (compte 129)
TRES IMPORTANT
Les comptes d’actif et des charges augmentent au débit et
diminuent au crédit.

Les comptes du passif et des produits augmentent au


crédit et diminuent au débit.
L’enregistrement des opérations dans les
comptes : le principe de la partie double
• Ressource :
– La ressource est toujours un moyen de financement : elle est à
l’origine du flux.
– Par convention, les ressources sont toujours portées au crédit du
compte (partie droite).
– En revanche, la ressource peut être un flux réel, monétaire ou
financier.
• Emploi :
– L’emploi est toujours une utilisation de financement : il est la
destination du flux.
– Par convention, les emplois sont toujours portés au débit du compte
(partie gauche).
– En revanche, l’emploi peut être un flux réel, monétaire ou financier.
• Emploi = Ressource  Débit = Crédit
Principe de la partie double et double flux

• pour chaque opération :


Emplois = Ressources
• pour chaque opération :
Total débit = Total crédit
• pour l’ensemble des opérations :
Total des débits = Total des crédits
Principe de la partie double et double
détermination du résultat
• Le résultat mesure l’enrichissement
généré par l’activité (d’après le compte
de résultat) et la variation de patrimoine
(d’après le bilan).
• Résultat = Produits – Charges
• Résultat = Actif - Passif
 Charges + Actif = Produits + Passif
Principe de la partie double et
double détermination du résultat
• Charges et actif = emplois :
– hausse au débit
– baisse au crédit

• Produits et passif = ressources :


– hausse au crédit
– baisse au débit
Exemple
• Ventes de marchandises pour 750 KDA à terme.
• Ressource (crédit) : ventes de marchandises.
Emploi (débit) : clients (créances).
• Crédit d’un compte de produit (hausse d’une
ressource).
Débit d’un compte d’actif (hausse d’un emploi).

D 411- Clients C D 700 – ventes de marchandises C


750 750
Exemple
• Achats de marchandises pour 300 KDA à crédit.
• Ressource (au crédit) : Fournisseurs (dettes).
Emploi (au débit) : achats de marchandises.
• Crédit d’un compte de passif (hausse d’une
ressource).
Débit d’un compte d’actif (hausse d’un emploi).
D 380 -achats de marchandises C D 401 - Fournisseurs C
300 300
Partie double : synthèse
• Toute hausse d’un emploi (débit d’un compte
d’actif) implique :
– ou une égale baisse d’un autre emploi (crédit d’un
autre compte d’actif)
– ou une égale hausse d’une ressource (crédit d’un
compte de passif)
– ou une égale hausse du poste « résultat » au bilan
(crédit d’un compte de produits)
• CCL : débit = crédit  emploi = ressource
Partie double : synthèse
• Toute baisse d’un emploi (crédit d’un compte
d’actif) implique :
– ou une égale hausse d’un autre emploi (débit d’un
autre compte d’actif)
– ou une égale baisse d’une ressource (débit d’un
compte de passif)
– ou une égale baisse du poste « résultat » au bilan
(débit d’un compte de charges)
• CCL : débit = crédit  emploi = ressource
Chapitre 4: Enregistrement des Flux
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel et table des comptes

Le système comptable et financier algérien comprend


deux (02) parties :
- La première partie traite du cadre conceptuel, de
l’organisation de la comptabilité, des règles d’évaluation
et des états financiers.
- La deuxième partie porte sur la nomenclature et le
fonctionnement des comptes
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel
Le cadre conceptuel comprend :

-Les hypothèses à la préparation des états financiers ;


-Les conventions comptables de base ;
-les principes comptables fondamentaux et
- les caractéristiques qualitatives de l’information financière.
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel – Hypothèses de base

Le cadre conceptuel distingue deux (02) hypothèses à la préparation des états financiers qui sont :

La comptabilité d’engagement (ou comptabilité d’exercice) : les effets des transactions et autres

événements sont comptabilisés quand ces transactions ou événements se produisent (et non pas lorsque

interviennent le versement de trésorerie) et ils sont enregistrés dans les états financiers des exercices auxquels

ils se rattachent.

La continuité d’exploitation : les états financiers sont normalement préparés selon l’hypothèse qu’une

entreprise est en situation de continuité d’exploitation et poursuivra ses activités dans un avenir prévisible sur

la base de valeurs de marché. Il est supposé que l’entreprise n’a ni l’intention ni la nécessité de mettre fin à

ses activités.
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel – Conventions comptables
Le cadre conceptuel distingue trois (03) conventions :
De l’entité (l’entreprise est considérée comme étant une entité
comptable autonome et distincte de ses propriétaires).
De l’unité monétaire (unité de mesure unique le DA).
Et celle du coût historique
▪Les actifs sont comptabilisés pour le montant de la trésorerie ou d’équivalent de trésorerie
payé ou pour la juste valeur de la contrepartie donnée pour les acquérir au moment de leur
acquisition.

▪Les passifs sont comptabilisés pour le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie


que l’on s’attend à verser pour éteindre le passif dans le cours normal de l’activité.
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel – Principes comptables
Le cadre conceptuel distingue les principes comptables suivants:

Le principe de la périodicité (un exercice comptable a une durée de douze mois).


Le principe de l’indépendance des exercices (le résultat de chaque exercice est indépendant de
celui qui le précède et de celui qui le suit).
Le principe de l’importance relative (les états financiers doivent mettre en évidence toute
information significative).
Le principe de la prudence (actifs et produits ne doivent pas être surévalués et les passifs et les
charges ne doivent pas être sous évalués. Eviter de transférer sur l’avenir les incertitudes
d’aujourd’hui).
Le principe de la permanence des méthodes (permanence dans l’application des règles et
procédures relatives à l’évaluation des éléments et à la présentation des informations).
Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel – Principes comptables

Le cadre conceptuel distingue les principes comptables suivants:

Le principe de l’intangibilité du bilan d’ouverture (bilan du 1/1/n correspond au bilan du

31/12/n-1).

Le principe de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique (les

opérations sont enregistrées conformément à leur réalité économique et financière).

Le principe de la non compensation (la compensation est interdite entre éléments d’actifs et

éléments de passifs ou entre éléments de charges et éléments de produits dans le compte de

résultat).

Le principe de l’image fidèle (les états financiers doivent donner une image fidèle de la

situation financière de l’entité).


Les flux et leur enregistrement
SCF: Cadre conceptuel – Caractéristiques qualitatives
Pour les besoins de la prise de décision, les états financiers doivent garantir la transparence sur la

réalité de l’entité en présentant une information complète et utile. Cette information doit répondre aux

caractéristiques suivantes :

La pertinence : une information est pertinente lorsqu’elle influence les décisions économiques des

utilisateurs des comptes en les aide à évaluer des événements passés, présents ou futurs ou en

confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées.

La fiabilité : une information est fiable si elle n’est pas entachée d’erreur ni de biais importants.

La comparabilité : les états financiers doivent être comparables dans l’espace et dans le temps.

L’intelligibilité : l’information doit être immédiatement compréhensible par les utilisateurs. Les

utilisateurs sont supposés avoir une connaissance raisonnable des activités économiques et de la

comptabilité.
Chapitre 4: Enregistrement des Flux
Opération avec un flux réel de sortie
Chapitre 4: Enregistrement des Flux

• La comptabilité enregistre les flux qui sont matérialisés par les


documents comptables (facture, chèque…)

• Exemple: Vous travaillez dans l’entreprise EXXO SPA et vous


enregistrez quelques opérations.
Le 01/02/N, L’entreprise EXXO SPA envoie la facture N°12 de vente
des marchandises d’un montant de 8000 KDA à l’entreprise SARL
NAHLA. Le délai de règlement de la facture est de 30 jours.
Vente des marchandises (8 000 KDA) = Flux physique

Frs (EXXO) Clt (NAHLA)

Reconnaissance de dette (8000 KDA) = Flux Financier


Chapitre 4: Enregistrement des Flux

Compte 411 Clients (Emploi)


Date Libellé Débit Crédit
01/02/N Fact n°12 SARL NAHLA 8000

Compte 700 Ventes de marchandises (Ressource)


Date Libellé Débit Crédit
01/02/N Fact n°12 SARL NAHLA 8000
Chapitre 4: Enregistrement des Flux

• Le 10/02/N, l’entreprise EXXO SPA achète des marchandises


de l’entreprise SHARIKA. La facture correspond à cet achat
est d’un montant de 10 000 KDA et porte le n° 25. Le
règlement est immédiat par chèque n° 687.
Vente de marchandises (10 000 KDA) = Flux physique

Frs (SHARIKA) Clt (EXXO)

Dette de fournisseur (10 000 KDA) = Flux Financier


Dette de fournisseur (10 000 KDA) = Flux Financier

Frs (SHARIKA) Clt (EXXO)

Paiement de la facture cash (10 000 KDA)= Flux Monétaire.


Chapitre 4: Enregistrement des Flux
A- L’opération d’achat

Compte 380 Achats marchandises (Emploi)


Date Libellé Débit Crédit
10/02/N Fact n°25 SHARIKA 10 000

Compte 401 Fournisseur (Ressource)


Date Libellé Débit Crédit
10/02/N Fact n°25 SHARIKA 10 000
Chapitre 4: Enregistrement des Flux
B- L’opération de paiement

Compte 401 Fournisseur (Emploi)


Date Libellé Débit Crédit
10/02/N Chèque n° 687 SHARIKA 10 000

Compte 512 banque (Ressource)


Date Libellé Débit Crédit
10/02/N Chèque n° 687 SHARIKA 10 000
Il existe 2 méthodes pour tenir une comptabilité :
La comptabilité de trésorerie (ou comptabilité
simplifiée).
La comptabilité d’engagement (Hypothèse de base
dans le cadre conceptuel du référentiel IAS/IFRS).
Comptabilité de trésorerie

La comptabilité de trésorerie est basée sur


le principe encaissements/décaissements. Les
recettes et les dépenses sont prises en compte
lorsqu’elles sont effectivement perçues ou
payées : l’enregistrement aura lieu au moment
du mouvement (E/D) d’argent.
Il s’agit d’une comptabilité simplifiée, où les dépenses et les
recettes sont enregistrées dans l’ordre chronologique où elles
surviennent, en distinguant :
❑ le mode de règlement (caisse ou banque),
❑ la date de chaque opération et
❑ la nature de l’opération réalisée.
Le calcul régulier (par exemple chaque mois) de la différence
entre recettes et dépenses permet au commerçant de dégager
un solde simplifié de sa situation financière (Sa trésorerie).
La comptabilité d’engagement repose sur la logique des «
créances acquises/dettes certaines ».
Les opérations comptables (recettes et dépenses) sont enregistrées
dès qu’elles sont certaines, même si elles ne sont pas encore
payées.
Puis , Au plus tard, le jour de l’(E/D), une 2ème écriture sera
passée:
❑ Au crédit d’un compte client PLCP d’un compte de dispo;
❑ Au débit d’un compte fournis. PLCP d’un compte de dispo;

PLCP: Par la contre partie


La comptabilité d’engagement
Section 01 : Les opérations courantes
• Les opérations d’achat / Vente simple
• Une opération d’achat est composée de deux
étapes:
• Etape 1: Le transfert de propriété
Nécessite l’existence des pièces justificatives
suivantes:
- Bon de commande (Emis par le client) ;
- Bon de livraison (Emis par le frs) ;
- Bon de réception (Etablis par le client) ;
- Facture ( Peut être reçue ultérieurement).
Les opérations courantes

• Etape 1: Le transfert de propriété (Suite)

En contrepartie de la saisie du transfert de


propriété, du fournisseur au client, ce premier
comptabilise une créance sur le client qui de sa
part, reconnaîtra une dette à régler, à condition
que la vente soit réellement livrée.
Les opérations courantes

• Etape 1: Le transfert de propriété (Suite)

Cette opération de livraison se traduit par le


mouvement de stock suivant:

Le fournisseur enregistre un déstockage qui


sera interprété comme une consommation.

Le client comptabilisera une entrée en stock (ou


réception du stock acheté).
Les opérations courantes
• Etape 2: Règlement

• Le fournisseur enregistre un
encaissement (par le débit d’un compte de
trésorerie ou assimilé)

• Le client enregistre un décaissement (par


le crédit d’un compte de trésorerie ou
assimilé )
En conclusion
Les produits des activités ordinaires provenant de la
vente de biens, doivent être comptabilisés lorsque
l'ensemble des conditions suivantes ont été satisfaites:
1. l'entreprise a transféré à l'acheteur les risques et
avantages importants inhérents à la propriété des
biens;
2. l'entreprise a cessé d'être impliquée dans la gestion,
telle qu'elle incombe normalement au propriétaire et
dans le contrôle effectif des biens cédés;
3. le montant des produits des activités ordinaires peut
être évalué de façon fiable;
4. il est probable que des avantages économiques
associés à la transaction iront à l'entreprise; et
5. les coûts encourus ou à encourir concernant la
transaction peuvent être évalués de façon fiable.
(Voir Page 6 de l’arrêté du 26 juillet 2008 portant SCF)
Comptes d’achats / ventes
380- Achats de marchandises 700- Ventes de marchandises

381- Achats stockés-MP 701- Ventes de PF


382- Achats stockés-autres 702- Ventes de produits
intermédiaires
appros
703- Ventes de produits résiduels
704- Vente de travaux
705- Vente d’études
706- Autres Prestations de
services
La forme du journal

Numéro de compte Libellé Montant


Débit Crédit Débit Crédit
Comptabilisation des achats et ventes simple

• Exemple: Le 20/06/N, le Client Kamel achète une marchandise pour une


somme totale de 10 000,00 DA, chez le fournisseur Ahmed
(commerçant lui aussi) qui lui a coûté 8 000,00 DA. Il reçoit la facture
N° 203 et la livraison (bon de livraison N° 25 et bon de réception N° 20)
le même jour. Le règlement du montant est effectué par chèque
bancaire N° 1166 après 02 jours.
Comptabilisation des achats et ventes simple

• Exemple: Le 20/06/N, le Client Kamel achète une marchandise pour une


somme totale de 10 000,00 DA, chez le fournisseur Ahmed
(commerçant lui aussi) qui lui a coûté 8 000,00 DA. Il reçoit la facture
N° 203 et la livraison (bon de réception N° 20) le jour même. Le
règlement du montant est effectué par chèque bancaire après 02 jours.
• Comptabilisation de la facture au journal chez kamel (client)
20/06/N
380 Achats de marchandises stockés 10 000
401 Fournisseurs (Ahmed) 10 000
Facture d’achat N° 203
• Comptabilisation de la réception au journal chez kamel (client) (mouvement de
stock- bon de réception)
20/06/N
30 Stocks de marchandises 10 000
380 Achats de marchandises stockés 10 000
Bon de réception N° 20
Comptabilisation de la facture au journal du Fournisseur

• Comptabilisation facture au journal chez Ahmed (fournisseur)

20/06/N
411 Client (Kamel) 10 000
700 ventes de marchandises 10 000
Facture de vente N° 203

• Comptabilisation livraison au journal chez Ahmed (fournisseur)


(déstockage)

20/06/N
600 Achat de march. Consommées (vendues) 8 000
30 Stocks de marchandises 8 000
Bon de livraison N° 25
La comptabilisation de la 2eme étape

• Etape 2: Règlement

• Le fournisseur enregistre un encaissement (par le


débit d’un compte de trésorerie ou assimilé)

• Le client enregistre un décaissement (par le crédit


d’un compte de trésorerie ou assimilé )
Comptabilisation du règlement par chèque bancaire

Suite Exemple: Le règlement

• Comptabilisation du règlement (décaissement) chez le


client Kamel
22/06/N
401 Fournisseur Ahmed 10 000
512 Banques comptes courants 10 000
Chèque bancaire N° 1166

• Comptabilisation du règlement (encaissement) chez le


fournisseur Ahmed
22/06/N
512 Banques comptes courants 10 000
411 Client Kamel 10 000
Chèque bancaire N° 1166
Les opérations d’achats et de ventes
Les achats prennent différentes formes

Immobilisations ( Classe 2)

Incorporelles Corporelles Financières

Stocks ( Classe 3)

Mdse MP Appro En cours PF

Non stockés: Charges ( Classe 6)


Les opérations d’achats et de ventes
Les ventes prennent différentes formes

Mdse Etse Commerciale

PF PI PR Etse industrielle

Trvx Etude Autre Etse Service


Section 02: Les méthodes de suivi de stocks
Les méthodes de suivi et d’enregistrement des
mouvements de stocks se réfèrent à deux procédés:

- La Méthode de l’inventaire permanent


- La Méthode de l’inventaire intermittent

Le choix d’une des deux méthodes relève d’une


décision de gestion (choix interne)

• (Voir Page 53 de l’annexe de l’arrêté du 26 juillet


2008 portant SCF)
A- Méthode de l’inventaire permanent
Enregistrement des approvisionnements et marchandises consommés :

Au cours de la période:
- Les comptes 38 « Achats stockés » sont débités du montant des achats et des
frais accessoires d’achat par le crédit d’un compte de fournisseurs, comme dans
le cadre d’un inventaire intermittent.
- Les comptes de stocks (30 Stocks de marchandises, 31 Matières premières et
fournitures, 32 Autres approvisionnements,) fonctionnent comme des comptes
de magasin : ils sont débités des entrées en magasin par le crédit du compte 38,
et ils sont crédités des sorties par le débit des comptes 60 Achats consommés
(600 Marchandises consommées, 601 Matières premières, 602 Autres
approvisionnements).
En fin de période:
Après analyse, les écarts éventuels entre le stock physique
évalué de façon extracomptable et le stock figurant au débit des
comptes de stocks 30, 31, 32, 35 sont enregistrés afin de porter
le montant de ces derniers à la valeur constatée dans l’inventaire
physique.
Les écarts justifiés et considérés comme normaux sont
constatés en contrepartie des comptes 60x ou 724 (P.F) ;
les autres écarts sont enregistrés aux comptes 657 Charges
exceptionnelles de gestion courante ou 757 Produits
exceptionnels sur opérations de gestion.
Exemple: Stock initial : 100 / Achats (entrées): 200 / Consommations (sorties): 50
SF théorique (comptable) : 250 SF réel 1er cas : 270 SF réel 2ème cas : 200

Au cours de l’année
38x Achats stockés 200
401 Fournisseurs de B et S 200
Achat de marchandises Fac N°…

3x Stocks de marchandises 200


38x Achat stockés 200
Réception de la marchandise Bon de réception N°…

60x Achats consommés 50


3x Stocks 50
Consommation de la marchandises Bon de sortie N°…

Au 31/12/N …..Régularisation du stock (1) (2)


1èr Cas
3x Stocks 20
60x/757 Achats consommés/ Produits exceptionnels 20
2ème Cas
60x/657 Achats consommés/ Charges exceptionnelles 50
3x Stocks 50
Inventaire permanent
Comptabilisation : approvisionnements et marchandises consommées
N°compte Monta
Libellé
D C Débit crédit
1. Au cours de la période :
38x Achats stockés montant des achats et frais accessoires d’achat
401 Fournisseurs de stocks et services
Achat des stocks

30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
38x Achats stockés
Réception des stocks

60x Achats consommés


30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
Consommation des stocks

2. A la clôture de l’exercice, après avoir procédé à un inventaire extracomptable (Physique)


Enregistrement des écarts entre stock physique et stock comptable
Ecart normal et justifié :
60x Achats consommés
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
Enregistrement de l’écart normal négatif sur stocks
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
60x Achats consommés
Enregistrement de l’écart normal positif sur stocks
Autres écarts (anormal ou non justifié)
657 Charges exceptionnelles de gestion courante
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
Enregistrement de l’écart anormal négatif
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
757 produits exceptionnels sur opérations de gestion
Enregistrement de l’écart anormal positif
Inventaire permanent
Comptabilisation : produits fabriqués ou en cours de fabrication
N°compte Montants
Libellé
D C Débit crédit
1. Au cours de la période :
les éléments nécessaires à la production sont enregistrés dans les comptes (achat
et stockage de la matière première et déstockage de la matière première pour la
production
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
72 Production stockée ou déstockée
Enregistrement de l’entrée en stock de la production
72 Production stockée ou déstockée
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
Enregistrement des sorties de stocks de produits
2. A la clôture de la période, après avoir procédé à un inventaire extracomptable (Physique)
Enregistrement des écarts entre stock physique et stock comptable
Ecart normal et justifié :
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
72 Production stockée ou déstockée
Enregistrement d’un boni sur inventaire
72 Production stockée ou déstockée
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
Enregistrement d’un mali sur inventaire
Autres écarts (anormal ou non justifié)
657 Charges exceptionnelles de gestion courante
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
Enregistrement de l’écart anormal négatif
33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
757 produits exceptionnels sur opérations de gestion
Enregistrement de l’écart anormal positif
A- Méthode de l’inventaire intermittent
Enregistrement des approvisionnements et marchandises consommés :

Au cours de la période : Le compte 38 « Achats stockés » est


débité du montant des achats et des frais accessoires d’achat par le crédit
d’un compte de fournisseurs.
En fonction des besoins d’information et de gestion, le compte 38 est
subdivisé selon le même schéma que les comptes 60 « Achats
consommés » et que les autres comptes de stocks, 380 «Marchandises
stockées », 381 «Matières premières et fournitures stockées », 382 «
Autres approvisionnements stockés».
A la clôture de la période: après avoir procédé à un inventaire
extracomptable (physique), il convient :
❖ De procéder à l’annulation des stocks existant en début de période :
crédit des comptes 30 « Marchandises », 31 « Matières premières et
fournitures » et 32 «Autres approvisionnements» par le débit des
comptes 60 correspondant (comptes achats consommés),
❖ De solder les comptes 38 «Achats stockés» par le débit des comptes
60 Achats consommés (600 Achats de marchandises, 601 Matières
premières, 602 Autres approvisionnements).
❖ De constater les stocks de fin de période au débit des comptes de
stocks (comptes 30, 31, 32, …) par le crédit des comptes 60.
Exemple: Stock initial : 100 / Achats (entrés): 200 / Consommations (sorties): 50
SF réel : 270

Au cours de l’année
38x Achats stockés 200
401 Fournisseurs de B et S 200
Achat de marchandises Fac N°…

3x Stocks 200
38x Achat de marchandises 200
Réception de la marchandise Bon de réception N°…

60x Achats consommés 50


3x Stock de marchandises 50
Consommation de la marchandises Bon de sortie N°…
Exemple: Stock initial : 100 / Achats (entrés): 200 / Consommations (sorties): 50
SF réel : 270

Au 31/12/N …..Régularisation du stock


60x Achats consommés 100
3x Stocks 100
Annulation du SI

60x Achats consommés 200


38x Achats stockés 200
Annulation des achats

3x Stocks 270
60x Achats consommés 270
Constatation du SF
Inventaire intermittent
Comptabilisation : approvisionnements et marchandises consommées
N°compte Montants
Libellé
D C Débit crédit
1. Au cours de la période :
38x Achats stockés montant des achats et frais accessoires d’achat
401 Fournisseurs de stocks et services
Achat des stocks
2. A la clôture de la période, après avoir procédé à un inventaire extracomptable (Physique)
60x Achats consommés
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
32 Autres approvisionnements
Annulation des stocks existant en début de période

600 Achats de marchandises vendues


601 Consommation de matières premières
602 Consommation d’autres approvisionnements
38x Achats stockés
Solder le compte 38

30 Stocks de marchandises
31 Matières premières et fournitures
32 Autres approvisionnements
60x Achats consommés
Constatation des stocks de fin de période
Inventaire intermittent
Comptabilisation : produits fabriqués ou en cours de fabrication
N° Compte Montants
Libellé
D C Débit crédit
1. Au cours de la période :
les éléments nécessaires à la production
sont enregistrés dans les comptes de
charges par nature
2. A la clôture de la période, après avoir procédé à un inventaire extracomptable

72 Production stockée ou déstockée


33 En cours de production de biens
34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
Annulation des stocks existant en début de
période

33 En cours de production de biens


34 En cours de production de services
35 Stocks de produits
72 Production stockée ou déstockée
Constatation des stocks de fin de période
Chapitre 5 : L’organisation comptable générale

1. Le travail comptable quotidien

1.1. Le journal

1.2. Le grand livre

2. Le travail comptable périodique

2.1. La balance

2.2. Les documents de synthèse (Les états


financiers)
1. Le travail comptable quotidien

1.1 Le journal
• Le journal est une vue des mouvements triés
chronologiquement.
• C’est un document obligatoire qui peut servir de
preuve devant un tribunal : c’est pourquoi il doit
être relié et tenu sans blanc ni rature.
• Sont reportés : La date de l’opération, le numéro
de compte, le contenu de l’opération, la référence
de la pièce justificative, les montants crédités et
débités.
La forme du journal

Numéro de compte Libellé Montant


Débit Crédit Débit Crédit
1.2 Le grand livre

• Le grand livre est une vue des mêmes


mouvements triés selon le plan de comptes
de l’entreprise.

• Le grand livre est obligatoire et permet de


visualiser les mouvements et le solde de
chaque compte ouvert à tout instant.
Le grand livre

Débit N° du compte – Intitulé du compte Crédit


….. ……
….. ……

SC ….. (clôture)* SD ….. (clôture)*


Total Débit Total Crédit
SD …. (réouverture)* SC …. (réouverture)*

*: Soit un solde débiteur ou un solde créditeur


2. Le travail comptable périodique

2.1 La balance
• La balance est un tableau qui reprend, dans l’ordre du
plan comptable, le solde au début de la période, le
total des mouvements du débit et du crédit, le solde à
la clôture de la période pour chaque compte du grand
livre.

• Elle permet donc de vérifier le principe de la partie


double :
Total des débits = total des crédits
Total des mouvements de la balance = total du
journal
Total soldes débiteurs = total soldes créditeurs
La forme de la balance
N° Cpt Intitulé du compte Mouvements Soldes
Débit crédit débit Crédit
1X
..
..
..
.

7X
TOTAL
2. Le travail comptable périodique

2.2 Les documents de synthèse


Ces états financiers sont préparés et présentés au moins une fois par an et
visent à satisfaire les besoins d'informations communs à un nombre
important d'utilisateurs. Un jeu complet d'états financiers comprend :
1. un bilan,
2. un compte de résultat,
3. un tableau des flux de trésorerie,
4. un état de variation des capitaux propres,
5. une annexe précisant les règles et méthodes comptables utilisées et
fournissant des compléments d’informations au bilan et au compte de
résultat.
Application
Le patrimoine de l’entreprise GAMMA, • 03/01: acquisition des ordinateurs portables
entreprise commerciale, au 01/01/N, date 3 000 KDA à crédit
de sa création, comporte les éléments • 04/01 : frais de publicité, 410 KDA payés par
suivants : chèque bancaire
• 07/01 : alimentation de la caisse par retrait
bancaire, 300 KDA
Liquidités en banque : 3 300 KDA • 08/01 : achats et réception de marchandises
Matériel de bureau : 4 000 KDA auprès de fournisseurs, 2 000 KDA à crédit
Mobilier : 6 200 KDA • 10/01 : ventes de prestations au comptant,
2 500 KDA en espèces et 4 800 KDA par chèque
Emprunt : 5 000 KDA bancaire
Espèces en caisse : 1 500 KDA • 11/01 : achats et réception de marchandises
Capital : 10 000 KDA auprès de fournisseurs, 3 000 KDA à crédit
• 13/01 : Location et paiement du loyer, 1 800
KDA par chèque bancaire
GAMMA commence son activité dès le • 17/01 : acquisition de mobilier de bureau, 300
mois de janvier et utilise la méthode de KDA à crédit
l’inventaire permanent pour la tenue des • 20/01 : vente et livraison de l’ensemble de
stocks. Par simplification, on ne tiendra marchandises, 7 000 KDA à crédit
pas compte de la TVA • 25/01 : paiement de fournisseurs, 2 000 KDA
par chèque bancaire
• 30/01 : paiement des salaires, 1 800 KDA par
chèque bancaire
1- Le Bilan d’ouverture
ACTIF Montant Passif Montant
ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES

Autres immobilisations corporelles (Matériel et mobilier de 10 200 Capital émis 10 000


bureau)

ACTIF CIRCULANT
PASSIFS NON COURANTS
Banques comptes courants
3 300 Emprunts 5 000
Caisse
1 500

TOTAL 15 000 TOTAL 15 000


2- Le journal (Enregistrement comptable)

01/01/N
218 Autres Immo. Cor. (Matériel et moblier de 10 200
512 bureau) 3 300
53 Banques comptes courants 1 500
caisse
101 Capital émis 10 000
164 Emprunts 5 000

Ecriture d’ouverture du Bilan


2- Le journal (Suite)
03/01/N
218 Autres Immo. Cor. 3 000
404 Fournisseurs des immo. 3 000

Facture d’aquisition N° …
04/01/N
623 Publicité, publication, relations publiques 410
401 Fournisseurs des stocks et services 410

Facture N° …
401 Fournisseurs des stocks et services 410
512 Banques comptes courants 410

Chèque bancaire N° …
2- Le journal (Suite)
07/01/N

581 Virements internes de fonds 300


512 Banques comptes courants 300

Chèque bancaire N° …
53 Caisse 300
581 Virements internes de fonds 300

Bon de caisse N° …
Le journal (Suite)
08/01/N
380 Achat de marchandises stockées 2 000
401 Fournisseurs de stocks et services 2 000

Facture d’achat N° …

30 Stocks de marchandises 2 000


380 Achat de marchandises stockées 2 000

Bon de réception N° …
Le journal (Suite)
411 10/01/N
Clients 7 300
706 Autres prestations de services 7 300
Facture de vente N° …

512 Banques comptes courants 4 800


53 Caisse 2 500
411 Clients 7 300

Chèque bancaire N° … et bon de caisse


N° …
Le journal (Suite)
11/01/N
380 Achat de marchandises stockées 3 000
401 Fournisseurs de stocks et services 3 000

Facture d’achat N° …
30 Stocks de marchandises 3 000
380 Achat de marchandises stockées 3 000

Bon de réception N° …
Le journal (Suite)
13/01/N

613 Locations 1 800


401 Fournisseurs des stocks et services 1 800

Facture N° …

401 Fournisseurs des stocks et services 1 800


512 Banques comptes courants 1 800

Chèque bancaire N° …
Le journal (Suite)
17/01/N

218 Autres immo. Cor. 300


404 Fournisseurs des immo. 300

Facture d’aquisition N° …

20/01/N

411 Clients 7 000


700 Ventes de marchandises 7 000
Facture de vente N° …

600 Achats de marchandises vendues 5 000


30 Stocks de marchandises 5 000

Bon de livraison N° …
Le journal (Suite)
25/01/N

401 Fournisseurs de stocks et services 2 000


512 Banques comptes courants 2 000

Chèque bancaire N° …

30/01/N

421 Personnel, rémunérations dues 1 800


512 Banques comptes courants 1 800

Chèque bancaire N° …
PARTIE 03 : La Fiscalité
La fiscalité désigne l'ensemble des règles, lois et mesures qui
régissent le domaine fiscal d'un pays. Définie autrement, la
fiscalité se résume aux pratiques utilisées par un État ou une
collectivité pour percevoir des impôts et autres prélèvements
obligatoires.
Elle participe en effet au financement des besoins de l’état et
est à l'origine des dépenses publiques (travaux autoroutiers,
constructions de bâtiments publics, santé etc.).
Les tâches de l‘Etat
Maintien de l'ordre
Défense du pays
Construction des routes
Soins et éducation
Transports publics
Production d'énergie
Aide sociale
Aménagement du territoire
Mesures conjoncturelles

LES IMPÔTS
Prestations pécuniaires que l'Etat
exige de tous les contribuables,
sans contreparties particulières.

LES TAXES
Paiements forfaitaires, par les
citoyens :
- de services rendus par
l'administration

- de contributions pour non-


accomplissement d'une prestation.
Impôts sur les
personnes

Impôts directs ou
impôts sur le revenu et la fortune

Impôts sur
les biens et Impôts indirects ou
services
impôts de consommation
Impôts
directs
Sur le revenu et la fortune
des personnes physiques
et morales.

Versés directement au fisc.

Impôts
indirects
Payés par le
consommateur à
l’achat.
Le fournisseur est chargé de prélever l’impôt.
Impôts
directs
Avantages
et inconvénients ?

Impôts
indirects
Avantages
et inconvénients ?
Impôts
directs
+ Tient un peu compte de la
capacité contributive.
- Les salariés sont très
défavorisés par le système.
- Déclaration à remplir, et
ponctions douloureuses !

Impôts
indirects
+ Salariés et indépendants
traités la même chose.
+ Ponction presque indolore !
- Ne tient pas compte de la
capacité contributive.
La Macrostructure du système fiscal
IMPÔTS DIRECTS
❑Impôt sur le revenu global (IRG)
❑Impôt forfaitaire unique (IFU)
❑Impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS)
❑Taxe foncière (TF)
❑Taxe d’assainissement
❑Impôt sur le patrimoine
TAXE SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES
❑Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
❑Taxe intérieure de consommation (TIC)
❑Taxe sur les produits pétroliers
IMPÔTS INDIRECTS
❑Droit de circulation
❑Droit de garantie et d’essai
❑Droit d’enregistrement
❑Droit de timbre
IMPÔTS & TAXES :

I. LIES AU CHIFFRE D’AFFAIRES


II. LIES AU REVENUS DES
PERSONNES PHYSIQUES
III. LIES AU REVENUS DES
PERSONNES MORALES
IV. TAXES DOUANIERES
IMPÔTS & TAXES:

I.LIES AU CHIFFRE D’AFFAIRES


Essentiellement :
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
Droit de timbre
1 - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
Calcul et paiement de la TVA
Fait générateur :

• pour les ventes, les échanges de bien:


livraisons du bien.

• Pour les prestations de service, les ventes à


consommer sur place, le logements, les travaux
immobiliers: encaissement
LA BASE D'IMPOSITION
• La base d'imposition est tout ce qui constitue la
contrepartie obtenue ou à obtenir par le
fournisseur du bien ou par le prestataire de
service, de la part de celui à qui le bien ou le
service est fourni.

• Lorsqu'il s'agit d'importation de biens, la base


d'imposition est constituée par le prix payé ou à
payer par le destinataire augmenté de certains
frais de transport, et d'assurance, des taxes et
surtaxes douanières.
Éléments exclus de la base imposable
à la TVA
• Peuvent être déduits de la base imposable à la
TVA, lorsqu'ils sont facturés au client:
– les rabais, remises, ristournes accordées et
escomptes de caisse,
– les droits de timbres fiscaux,
– le montant de la consignation des emballages
devant être restitués au vendeur contre
remboursement de cette consignation,
– les débours correspondant au transport effectué
par le redevable lui-même pour la livraison de
marchandises taxables.
LES TAUX DE LA T.V.A
• Les taux de la TVA sont actuellement fixés à:
– 9% (taux réduit) pour les biens et services qui
représentent un intérêt particulier sur le plan
économique, social ou culturel.
– 19% (taux normal) pour les opérations, services et
biens qui ne sont pas expressément soumis au taux
réduit de 9%.
(Selon la loi de finances 2017)
1 - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE
CARACTERISTIQUES DE LA TVA
• La TVA présente les caractéristiques suivantes :
– C'est un impôt réel ;

– C'est un impôt indirect ;

– C'est un impôt ad valorem ;

– C'est un impôt établi suivant le mécanisme des paiements


fractionnés ;

– C'est un impôt qui repose sur le mécanisme de


déductions ;

– C'est un impôt neutre ;


TVA, IMPÔT RÉEL
• La taxe sur la valeur ajoutée frappe l'utilisation
des revenus, c'est à dire la dépense ou la
consommation finale des biens et services.

• A la différence de l’impôt direct qui, lui, frappe


le revenu lui-même.
TVA, IMPÔT INDIRECT

• Elle est payée au Trésor, non pas directement


par le consommateur final qui est le redevable
réel, mais par l'entreprise, qui est le redevable
légal, qui assure la production et la
distribution des biens et services.
TVA, IMPÔT AD VALOREM
• La taxe sur la valeur ajoutée est perçue en
Fonction de la valeur des produits et non en
référence à la qualité physique du produit
(volume ou quantité).

• Calculer en appliquant un taux au montant de


l’élément taxé.
OBEIT AU MÉCANISME DES PAIEMENTS
FRACTIONNES

• En effet, à chaque stade de distribution, la TVA


frappe seulement la valeur ajoutée conférée au
produit, de telle sorte qu'à la fin du cycle suivi
par ce produit, la charge fiscale globale
correspond à la taxe calculée sur le prix de
vente au consommateur.
REPOSE SUR LE MÉCANISME DES DEDUCTIONS

• A ce titre, le redevable doit, aux divers stades


du circuit économique:
– calculer la taxe exigible sur les ventes ou
prestations de services,

– déduire de cet impôt, la taxe qui a grevé les


éléments constitutifs de son prix de revient,

– verser au Trésor la différence entre la taxe


collectée et la taxe déductible.
TVA, IMPÔT NEUTRE

• En effet, la TVA est neutre sur le résultat des


redevables légaux car elle est supportée par le
consommateur final redevable réel.

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