Technique D'expression L2
Technique D'expression L2
Technique D'expression L2
Département de Géographie
Licence 2
2023-2024
Plan du cours
Introduction générale
Chapitre 3 : Le trac
Bibliographie sélective
Introduction générale
La question de la pratique de langue connait depuis plusieurs années une explosion
exponentielle dans les formations universitaires. C’est une prise de conscience globale où
l’enseignement de techniques d’expression devient une préoccupation majeure pour toutes les
L’univers administratif est un cadre public et privé qui a pour culture l’ordre dans le
fonctionnement des affaires, mais également le respect de la hiérarchie. La question de l’ordre
engage la responsabilité de chaque acteur de l’administration. Cela concerne d’abord
l’organisation de soi, c’est-à-dire la capacité de l’homme à discerner ce qui relève de son être
et de son intérêt qu’à ceux qui reviennent à l’entreprise.
L’administration pour ainsi signaler est une vaste structure pyramidale qui est organisé
hiérarchiquement. Du plus bas jusqu’au sommet de l’appareil administratif, il existe un
ensemble de rapport de subordination et en même temps d’autorité façonné par le respect en
tant que règle de la discipline sociale. À cet effet, pour éviter le désordre et distinguer les
mauvaises approches communicationnelles, chaque acteur de l’administration qu’il soit
subordonné ou supérieur, est tenu à observer un style qui lui ait propre. En principe, le supérieur
adopte une logique qui consiste à informer, à prier, à convier, à engager. Il fait savoir à,
demande à, ordonne à prescrit à son subordonné. Ce dernier quant à lui rend compte à, expose
à, sollicite de, est reconnaissant envers, propose à, suggère à son supérieur. Cependant, à son
égal, vous avez la bienveillance de, la considération à, l’honneur vous soit de…
2/ Le sens de la responsabilité
Les correspondances administratives ne sont pas des simples notes peu officielles. Elles sont
des documents qui portent en eux l’image et la responsabilité du l’expéditeur. En tant que telles,
elles sont structurées d’un certain nombres d’éléments qui renseignent objectivement sur
l’individu administratif. Le sens de responsabilité se traduit par le rejet de l’anonymat, c’est-à-
dire tout document administratif doit être consigné, signé et dont la signature doit être
accompagnée du nom du signataire sans oublié son titre ou sa qualité. Aussi, l’usage du pronom
personnel « Je » est nécessairement conseillé pour désigner l’expéditeur. Par contre, les
pronoms indéfinis « on » et « nous » ne sont pas applicable dans les correspondances
administratives.
3/ L’objectif et la prudence
La prudence c’est aussi la clarté, la concision et l’efficacité. Ces qualités sont nécessaires parce
que le document administratif est un document de travail. Il faut seulement le nécessaire en
utilisant la forme exprimant exactement les faits ou la pensée et écarter les accessoires ou le
superflu.
Comme indiqué plus haut, les correspondances sont des divers documents servant la
communication aux différents services administratifs qu’ils soient publics ou privés. Ces
documents sont établis de différente nature selon les circonstances qui l’engendre. Ainsi donc,
nous avons plusieurs notes administratives que nous allons nous pencher sur les plus
importantes dans l’appareil administratif. À cet effet, elles sont entre autres : les documents
d’information, les documents d’injonction et les certificats suivis des autres actes.
La lettre administrative peut être un document technique que s’échangent deux services de
l’administration. Elle a pour l’objet de traiter essentiellement l’intérêt de l’administration. Cette
note doit comporter trois parties, c’est-à-dire l’introduction qui présente l’intérêt de cette lettre,
le développement qui prend en compte les détails de l’objectif de la lettre et en fin la conclusion
qui doit déboucher sur une décision ou proposition avec l’indication par la signature que
l’affaire est terminée. Pour ce qui est de lettre administrative personnelle, c’est une forme de
Les certificats et les autres actes reposent sur un certain nombre d’éléments appliqués dans les
différents services administratifs. Ils peuvent être l’affectation, la prise de service, la
nomination, la mise à la disposition… Dans la pratique, l’affectation certifie qu’un
fonctionnaire s’est vu attribuer un nouveau poste ailleurs auquel il doit nécessairement prendre
service (certificat). Aussi, lorsqu’il y a demande au vue des besoins, l’administration est tenue
à répondre par une mise à la disposition d’un agent à un service quelconque. Ceci est une
valorisation de la compétence.
1) Les objectifs
2) Les contenus
En administration, on n’écrit pas pour se documenter, on écrit pour être lu, pour instruire et
informer. Les contenus des notes se démarquent par leurs qualités méthodiques et conceptuels
qui laissent éclater la transparence du point de vue de la gestion communicationnelle.
Les techniques de montage des différents documents administratifs varient selon les types des
services. Ainsi donc, il y a plusieurs sortes de documents ou notes administratives que nous
voulons cibler quelques-uns de ces documents avec leurs cadres présentatifs comme : la lettre
d’information administrative, la lettre personnelle, la note de service et bien d’autres jugés
importants.
L’on a souvent tendance à se distinguer par notre façon de s’exprimer. À la coutume, nous
savons naturellement qu’il y a deux aspects fondamentaux de traduire son idée : c’est la
pratique courante de l’expression. Elle se caractérise soit par écrit, soit par l’expression orale
simplement.
À l’écrit, l’on est appelé au gré de matérialiser ce dont on pense. Cela doit se faire logiquement
sur la base d’un certain nombre de dispositions préétablies en vue de noter ou mentionner ce
qui est jugé nécessaire. Par contre, ce mécanisme de production langagière est tout autre chose
à l’oral. Il consiste, pour cette seconde pratique d’expression, réunir tous les éléments pouvant
mettre en évidence votre exposé oral.
I- La prise de note
Sans notes, les informations ne sont ni conservées ni transmises, la documentation ne peut pas
être constituée. Pensez aux déformations que subit un message au cours d’une transmission
orale : le jeu de téléphone en apporte la preuve.
On prend des notes pour ne pas charger sa mémoire de matériaux que le papier conservera
avantageusement. En même temps, la prise de notes est un moyen et une méthode de réflexion.
On voit donc que cette technique n’est utile qu’à deux conditions :
- Que les notes soient suffisantes pour vous parler, même après un délai de plusieurs mois
ou années ;
- Qu’elles soient prises clairement et rangées efficacement : elles doivent être un
souvenir organisé.
Quelquefois, nous avons perdu telle ou telle information reçue simplement parce que nous ne
l’avons pas notée sur-le-champ, en route, dans la conversation, sur le chantier, etc. Cependant,
l’on ne prend que des « bonnes idées ». Ayez sur vous un stylo et un bloc-notes.
Il ne pas question de réformer votre écriture. Tâcher de la rendre lisible au moins pour vous et
vos plus proches collaborateurs. Pour cela, formez toutes les lettres, distinguez par exemple le
a du o, le n du u. Et surtout espacez vos lignes et adoptez un caractère assez gros. Vos notes
doivent profiter des progrès de la mise en page moderne. Pour cela, vous devez vous habituez
à ménager une marge de 5 cm environ. Elle vous servira à inscrire les titres des subdivisions et
les signes de repère. Vous n’utiliserez que le recto de la feuille. La manipulation de vos notes
en sera plus aisée. Le désordre nait de l’utilisation recto-verso des feuilles, vous en avez
surement déjà fait l’expérience. Pour les notes prises en vue d’un exposé oral, n’écrire que d’un
côté de la feuille est impératif sous peine de confusion, d’oubli… Et devant un micro, cette
précaution évite les bruits flacheux du papier que l’on tourne et retourne. N’hésitez pas à
changer de feuille dès que vous passez d’une partie à une autre. Un titre apparait mieux en haut
de page.
Il n’est pas sérieux de fixer une règle absolue : le sujet détermine la nature des notes, et l’on
prend plus ou moins selon que l’on connait déjà bien ou mal le sujet. Un mot parfois peut noter
une idée. Le plus souvent se sont des expressions entières : avec les idées, elles converseront
la nuance, et le style. On aura aussi intérêt, quelquefois à noter une phrase complète, à saisir
une formule frappante ou heureuse.
La pratique est loin d’en être aisée ; ne désespérez pas si, comme tous les étudiants, vous ne
parvenez pas à des résultats meilleurs. Écrire, en le résumant, ce qui vient d’être dit, tout en
continuant d’écouter ce qu’on est en train de dire, c’est un double effort d’attention que l’esprit
ne peut soutenir longtemps. Pour se servir, il faut recourir nécessairement à l’abréviation qui
est un moyen efficace en matière de prise de note. Pour ce faire, l’on doit se constituer petit à
petit un code qui peut être personnel, mais doit rester permanent dans tous vos écrits.
On observe depuis longtemps une simplification possible de l’orthographe, mais dans les écrits
professionnels, on continue à exiger l’orthographe traditionnelle. Chacun peut avoir constaté
çà et là que ce sont souvent les mêmes mots, les mêmes règles qui reviennent. Il faut constituer
pour soi-même une liste de ces difficultés orthographiques qui distinguera ce qui concerne le
vocabulaire, la ponctuation et aussi les règles d’accord.
2°/ La ponctuation
L’emploi de la ponctuation et des majuscules évite justement les équivoques et les pertes de
temps. Ce sont des signes qui avertissent le lecteur et l’informent sur la structure du texte écrit.
Ils indiquent, pour une lecture orale, des coupes et des nuances que la voix devra marquer. À
cet effet, le sens même peut varier en même temps que la ponctuation et les majuscules. Ce
sont des signes qui se présentent comme suit :
Il existe trois signes, toujours employés par couple. D’où leur pluriel qui sépare une phrase ou
une partie de phrase du reste d’un texte. Les expressions concernées doivent être prononcées
sur un ton différent, le plus souvent d’une voix base :
- Les guillemets : ils indiquent que les mots placés dans l’intervalle qu’ils délimitent
sont des paroles citées directement comme : la citation, des mots employés au sens
figuré, etc.
- Les parenthèses : elles isolent sur un plan différent une expression servant à
commenter ou expliquer incidemment le reste de la phrase ou l’un des mots de la phrase.
- Les tirets : ils s’emploient un peu comme les parenthèses, mais ils isolent plutôt un
supplément d’information qui n’est pas indispensable à la phrase et que l’auteur
propose à part, comme si on pouvait l’omettre.
3°/ Le paragraphe
Le paragraphe est l’unité, la cellule de base organisé, dans le langage écrit. Il exprime
complètement une idée, qui peut elle-même être complexe. Constitué d’une ou de plusieurs
phrases, le paragraphe marque une étape dans un raisonnement, développe un aspect dans une
description, expose un point dans une argumentation, etc. Sa longueur varie habituellement de
cinq à vingt-cinq lignes.
L’exposé oral est consacré à tout étudiant qui n’a pas l’habitude de prendre la parole en public
et qui doit s’en tenir à ce court exposé oral. Il trouvera ici des conseils pratiques qui lui éviteront
de commettre les maladresses du débutant.
Dès l’instant où vous commencez à réfléchir ou à vous documenter sur le sujet, songez à
proportionner le contenu de l’exposé au temps dont vous disposerez. L’utiliser entièrement, ne
pas déborder, n’est pas aussi aisé qu’on pourrait le croire. Pour vous débarrasser de l’angoisse
d’être trop court ou trop long, prévoyez un certain jeu, c’est-à-dire quelques idées secondaires
que vous aurez la liberté de développer ou d’abandonner : surveillez votre montre.
Trois choses à respecter lorsque vous disposez un support lors de votre exposé oral :
Matériellement, la réussite de l’exposé oral dépend d’un certain nombre des dispositions à
prendre pour la bonne réalisation. Elle repose sur la voix à porter plus loin que possible, et
adapter naturellement sa voix lorsqu’il s’agit de s’exprimer à travers un micro. La première
nécessité consiste à regarder l’auditoire puis articuler soigneusement ses mots. Parlez pour
celui qui est plus loin de vous sans pour autant crier. Une intensité de voix moyenne suffit
habituellement, à la condition que vous articuliez avec soin. À cet effet, quelques mouvements
des bras et de la tête sont permis.
Certains estiment que la qualité intellectuelle de l’exposé en garantit le succès (je suis bien
informé, ils n’ont qu’à m’écouter !), établissant ainsi entre eux-mêmes et le public un rapport
d’autorité. Sans doute appréciera-t-on surtout la valeur, la nouveauté de l’information, mais
sensible à l’agrément de la présentation.
Les anciens orateurs contrairement, apprenaient à s’attirer dès le début la sympathie du public.
Essayez, vous aussi, une introduction heureuse vous gagne l’auditoire.
Conclusion
À la lumière de ce qui précède, les pratiques de l’expression écrite et orale est un facteur
incontournable en technique d’expression. La densité de cet exercice d’expression est énorme
et ne pouvant être présenter entièrement. Mais, le parcours de ces quelques points majeurs nous
est permis de comprendre à travers la prise de note et toutes ses caractéristiques, l’information
par écrit et la présentation orale de sa pensée, sont des dispositions indispensables.
Chapitre 3 : Le trac
Le trac est un sentiment de crainte, d’angoisse, d’hésitation dominé par la peur de s’exprimer
librement. C’est la fébrilité que l’on éprouve de façon inattendu avant de faire face au public.
Toutefois, le trac se dissipe progressivement dans l’action de l’orateur. L’on peut à ce niveau
qualifier le trac d’un phénomène physique et parfois moral jouant sur la crédibilité de l’art
I- La sous-estimation du locuteur
Au départ de sa prise de parole, l’on est soit tenté par la surprise, par l’hésitation, par le
doute de ce qu’on pense, par la peur elle-même qui constituent les causes principales de
son trac. Parfois l’on est mal résolu de son accoutrement, de sa corpulence, de sa façon
même de parler mal le français offrent une large place à la crainte du locuteur qui s’avoue
vaincu et ne pouvant plus avoir les qualités requises d’un bon orateur. La crainte est un
facteur indispensable pouvant amener l’individu à l’échec. Par la crainte, l’on est tenté par
soi-même que par le public qui ne connait pas assez ce dont il est question de dire ou de
partager avec l’auditoire.
Plusieurs manifestations sont relevées ou constatées lorsqu’on est tenaillé du trac. Comme
tout individu, l’on constate souvent les souffrances physiques comme : le dessèchement de
la langue, le tremblement, la transpiration, la respiration accélérée, la palpitation, la gorge
serrée, l’envie d’uriner, crispation, paralysie, etc. Ce sont les principales manifestations de
trac qui handicapent toute personne voué à la peur dans la prise de parole.
Lorsqu’on est dominé par le trac, les conséquences sont évidentes. D’abord dans sa
façon de s’exprimer, l’on est tenu de remarquer la non lucidité et le non filtrage de la langue.
La répétition et le balbutiement deviennent monnaie courante. La maitrise de soi devient
aussi difficile, car l’on est réduit à un débutant dans l’exercice de prise de parole. Ce qui
occasionnera la perte de confiance chez l’auditoire, le non-sens de l’information que vous
livrez. Vous serez déclassés, négligés et moins comptés à cause de la non maitrise de
l’expression orale en public.
Lorsqu’on est déclassé, voire négligé à cause de sa façon de parler, c’est une honte
historique. Dans le milieu estudiantin par exemple, ces caractères indésirables constituent
une tache indélébile, dans la mesure où l’on vous connait mieux par ces désordres
langagiers.
Le trac est ce qu’on peut maitriser sans même fournir un effort particulier. Connaissant déjà
que ce sentiment peut gagner tout individu, il faut simplement suivre quelques conseils
suivants :
Lorsqu’on ne peut pas soigner son trac, généralement, les causes sont lointaines. Dans
l’enseignement de technique d’expression, l’expérience démontre que le manque de formation
intellectuelle de base, la baisse du niveau des apprenants et la démotivation même des étudiant
favorisent l’existence de ce sentiment de peur. Pour le trac lors des évaluations des classes par
exemple, l’on note la paresse des étudiants, le manque de lecture, le vouloir de tricher
absolument. Ces phénomènes maintiennent l’étudiant dans une position de faiblesse.
En grammaire, l’accord est un rapport des mots ou le lien qu’entretient entre eux dans un
énoncé ou dans une phrase. Ce rapport est exprimé par le genre, le nombre. Pour procéder à
l’accord du participe passé, il est souhaitable de bien vouloir distinguer les auxiliaires qui
entrainent la modification de la forme conjuguée des verbes. Naturellement, il existe
l’auxiliaire avoir et être. Aussi, il faut souligner que le verbe “avoir“ est doué dans l’emploi,
car il sert également l’auxiliaire être pour son emploi : j’ai été ou j’avais été.
Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet
auquel il se rapporte comme un adjectif.
Exemple : ils sont égarés - elle est égarée – cette fille serait venue hier.
- Direct : il est direct dans la mesure ou l’action du sujet se déroule au moment où elle
s’active ou encore au moment où l’on parle. Exemple : je vois le tableau (en train de le
regarder)
- Indirect : le complément d’objet est indirect lorsqu’il est rattaché au moyen d’une
préposition apparente ou dissimulée. Exemple : j’ai pensé à toi – je t’ai pardonné.
Le complément d’objet joue un rôle essentiel dans la phrase ; placé après le participe, il
n’influence pas le participe. Exemple : j’ai apprécié votre intervention.
Placé avant le participe, il entraine automatiquement l’accord. Exemple : votre intervention que
j’ai appréciée ou votre intervention je l’ai appréciée.
Le participe passé employé avec avoir s’accorde avec le complément d’objet direct si ce dernier
est placé avant le verbe. Exemple : la fleur que vous m’avez offerte – la viande que j’ai mangée.
Cependant, il reste invariable si la phrase en comporte pas ce complément, ou s’il est placé
après le verbe. Exemple : Rachel a cassé sa marmite – nous avons mangé.
Les verbes du type : il pleut, il neige, il faut, il suffit, il y a, etc., ne s’accordent pas. Exemple :
la chaleur qu’il a fait, qu’il y a eu (il a fait chaud). Faire, suivi d’un infinitif reste invariable.
Exemple : la maison que j’ai fait bâtir (le participe est ici inséparable de l’infinitif)
Exemple : j’ai obtenu tous les avantages que j’ai pu (que j’ai pu obtenir)
Un verbe est dit pronominal lorsqu’il s’accompagne d’un pronom réfléchi de la même personne
que le sujet : exemple : je me lave (pronominal) ; je le lave (non pronominal).
Tous les verbes pronominaux forment leurs temps composés au moyen de l’auxiliaire être :
exemple : je m’y suis mal pris, elle s’était trompée. Le verbe pronominal indique le plus
souvent que le sujet est en même temps l’objet de l’action ou bien qu’il est concerné ou
intéressé particulièrement par elle. Exemple : je me lave ; Pierre et Paul se sont battus ; je me
lave les mains.
Si le verbe pronominal peut être remplacé par le participe conjugué avec avoir et si on constate
que le pronom complément n’est pas complément d’objet direct, il n’y a pas d’accord.
Exemple : elle s’est lavé les cheveux (= elle a lavé les cheveux pour elle), elle a lavé ses
cheveux.
Le complément d’objet est cheveux et non le pronom S’. Il est placé après le participe qui reste
invariable. Mais : les cheveux qu’elle s’est lavés ; entraine absolument l’accord. Car le
complément (cheveux) est placé avant le participe. De même : elle s’est acheté une robe (= elle
a acheté une robe à elle, pour elle). Mais : la robe qu’elle s’est achetée ; le participe s’accorde.
Pierre et Paul se sont nui (Pierre a nui à Paul, Paul a nui à Pierre). Le pronom se n’est pas
complément d’objet direct. On peut ajouter dans ce cas : « l’un à l’autre » ou « les uns aux
autres ».
Il y a donc liberté d’accord. Dans la mesure ou on peut songer à l’ensemble des étudiants ou
aux individus qui le constituent. Si le sentiment du pluriel impose l’accord : exemple : combien
de livres m’avez-vous apportés ? ou un des livres que vous m’avez apportés.
On songe à tous les livres. De même, on peut dire : un des hommes que j’ai vus. Mais dans
d’autre cas : un des plus beaux hommes que j’ai vu. Dans ce dernier exemple, le singulier fixe
l’attention sur l’être ou l’objet remarquable.
Le participe précédé de « En »
Avec “en“, le singulier s’impose dans la conception de l’énoncé. Exemple : le panier est chargé
des fruits, en avez-vous mangé ? on suggère que l’on a pu manger une partie de fruits ; d’où le
singulier. Mais par exemple : des sottises que j’en ai entendues ! Alors en est associé à un
adverbe de quantité (que) ; ce dernier tend à l’emporter (= les nombreuses sottises que j’ai
entendues).