Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu’elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n’a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d’essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l’expo-sciences de l’école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l’enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l’amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu’on a désiré à vingt ans ?
Au confluent des Annie Dillard, Elisabeth Strout et Rachel Cusk, l’ample fresque des Maisons fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.
Fanny Britt is a Quebec playwright, author and translator. She has written a dozen plays (among them Honey Pie, Hôtel Pacifique and Bienveillance) and translated more than fifteen. She has also written and translated several other works of literature. Jane, the Fox and Me is her first graphic novel.
What a delight for me to read Hunting Houses. I got an ARC through Netgalley, and then realized it was originally published in French in Quebec. I just can't bring myself to read a translation of a book originally written in French, especially if it was written by a Québécois author. So I bought a copy and read the original. The story is familiar but it's the setting and I writing that I loved. Veda is a married real estate agent with three sons. Chance brings her into contact with a former lover. Moving back and forth in time between her youth and her current life, Veda's past with her former lover is revealed as is the answer to the question of what she will do about the encounter. Much of the terrain Veda covers in her early years brought me back to my own youth in Montreal. But besides the treat of reading a book set in a familiar and beloved setting, there was something slightly offbeat about Veda that I really liked. And, again, the writing was lovely. I don't know how this all plays out in the English translation but I would suggest that it's worth a try. Even though I ended up reading the original in French, thanks to Netgalley and the publisher for an opportunity to read an advance copy -- I'm not sure this one would have gotten on my radar otherwise.
Bien aimé le premier chapitre, qui m'a laissé croire qu'il serait question de « maisons » justement, mais j'ai rapidement déchanté en comprenant qu'il s'agissait plutôt d'une histoire d'amour des plus banales.
Je ne ferai probablement pas l'unanimité avec cette critique, mais je ne comprends vraiment pas l’engouement pour ce livre. Remontons dans le passé pour voir comment une femme en est venue à devenir agente immobilière... pas le plus enlevant des synopsis! Le personnage principal ne m'a pas du tout rejoint, je me retrouvais toujours surpris de rester à distance, sans pouvoir vraiment m'approcher de lui. Et l'histoire, l'histoire?, est-ce vraiment une histoire? Je l'ai trouvé d'un ennui terrible. Je laisse deux étoiles pour trois raisons. Premièrement, peut-être suis-je complètement passé à côté de quelque chose (bien que je ne crois pas), je laisse planer un doute. Deuxièmement, c,est à mon avis un livre très féminin, écrit par une femme pour des femmes, et je crois que celles-ci s'y retrouveront peut-être plus que moi, dans le personnage, ses choix, sa relation avec sa mère et autres relations humaines. Troisièmement, le style d'écriture est très beau, on ne peut lui enlever cette qualité, et les amoureux du style seront ravis. Je fais cependant partie de ces lecteurs qui accordent certes une importance au style, mais pas à tout prix et pas seulement. Moi, j'aime lire une histoire, une bonne, une troublante, une originale, mais une histoire. Je préfère un livre au style un peu fade, mais avec une grande histoire, qu'un style flamboyant qui ne raconte qu'une histoire banale. Ce qui à mon avis est le cas de ce livre.
Un livre que je qualifierais de surévalué, mais une auteure qui a une très jolie plume.
Je ne suis pas certaine de comprendre l’engouement pour ce livre.. J’ai trouvé la vie de Tessa plutôt banale. Je n’ai pas été touché par ses questionnements ni par ce qu’elle vit. Je pensais que le retour de son ex mettrait un peu de piquant dans l’histoire mais au finale, son obsession pour lui est vaine.
Peut-être que je n’ai juste pas compris tout l’essence du livre ?
Quelqu'un doit m'expliquer l'intérêt de ce livre, parce que de mon côté, je ne le cerne pas. Ennuyant, pas mémorable et ... une lecture pas mal inutile. 😶 Le fil conducteur est très difficile de compréhension. 👎🏼
Étrangement, je ne pensais pas aimer ce livre. Il me semblait trop simple, pas assez recherché. Pourtant, je l'ai beaucoup aimé! Je le recommande à tous.
Il y a des livres dont on sait qu'ils sont excellents. On les apprécie et on se dit que l'auteur a vraiment beaucoup de talent pour l'écriture. Des phrases bien tournées, des descriptions minutieuses et imagées. On comprend pourquoi ces livres sont reconnus par la critique et ont gagné des prix.
Mais c'est tout. On n'a pas vraiment d'intérêt pour le sort des personnages et on ne restera pas éveillé tard la nuit pour finir un chapitre et puis un autre... et un autre...
Ce roman est séparé en plusieurs parties dans lesquelles se trouvent de petits chapitres majoritairement de 3-4 pages.
L’écriture franche, succincte et accrocheuse nous interpelle rapidement et fortement au départ.
L’auteure nous a concocté un roman avec une tonalité adulte de par les réflexions et les thématiques : la complexité des relations amoureuses, la banalité de la vie adulte et les vieux amours.
Malheureusement, je trouve que la ligne directrice se perd au fur et à mesure des nombreux allez-retours dans le temps et je me suis questionnée sur le but de ceux-ci. C’est pas mal là que j’ai perdu mon intérêt.
J’avoue qu’au départ, j’avais des attentes élevées. Je savais que c’était un bon livre et que l’écriture des phrases était magnifique.
Non, ce ne sera pas mon dernier livre de Fanny Britt, mais je crois que j’ai simplement pas réussi à embarquer dans l’histoire, il a été difficile de m’attacher au personnage de Tessa. J’airais préféré une histoire plus punchée je crois bien.
De plus, je trouve que certains chapitres sont un peu “flous” et il a été difficile pour moi de les replacer en ordre chronologique.
Elle vend des maisons et semble avoir une vie de famille, qui, a première vue, pourrait paraître satisfaisante. Mais pas pour Tessa. Un jour, avant sa vie de maintenant, elle l'a rencontré, lui, et jamais elle ne l'a oublié. Vivre l'attente, l'idéalisation, la sublimation, et ensuite le revoir, malgré tout ce qui avait été bâti avec un autre jusqu'à aujourd'hui. Bon premier roman de l'Abitibienne Fanny Britt.
C'était mon premier contact avec l'oeuvre de Fanny Britt et j'ai beaucoup apprécié mon expérience. Une belle plume riche sans être racoleuse et, surtout, une magnifique sensibilité. Il ne s'y passe pas grand chose, mais tout de même, j'ai trouvé le tout très équilibré.
Pas mauvais, très lent. 200 pages pour arriver à une fin un peu plate et sans intérêt. Le chemin pour y arriver est bien écrit et se lit rapidement, mais est un peu sans goût... je voulais aimer pourtant.
Écouté en audio. J’ai eu l’impression que l’histoire partait dans tous les sens et j’ai perdu le fil plusieurs fois… Peut-être que j’aurais plus apprécié ce roman si je l’avais lu en format papier.
I'm hard-pressed to think of a girlfriend who doesn't fondly remember a former boyfriend or crush. And maybe even more than that, who doesn't occasionally dream about them or wonder what things might have been like, or put more import on the relationship than there might have actually been.
I admit to all of this. In elementary and high school I was in love with all the boys. But one in particular stood out for me, and in grade 10 (or 11?) we went out for something like three weeks. He was my first (very sloppy) kiss. I remember what I was wearing, and the relief I felt that it was two months before I turned 16 (December 19, with Batman on the TV in the background). We rode the bus together. We sent notes in class. I heavily circled his yearbook picture. I wore his jacket. Three glorious weeks—until he broke up with me on the bus ride to gym class (our school didn't have a gym at the time and we had to go to the community centre); very gently and respectfully and asking if I was okay, he told me he thought we were better off as friends.
I was devastated. And to this day, because I "loved" him for years, I dream about him. In my dreams we're always as we were, some 25 or more years ago. Needless to say, he was the guy who stuck around.
Like Francis for Tessa in Hunting Houses. To hear her tell it, this guy was everything. And now, having discovered each other again after 20-plus years, what he was and what they did during their time together comes racing back for her—though it hadn't really left.
With a fun sense of humour, excellent dialogue, and a non-linear structure, Britt gives us a rather happily married, successful, yet very vulnerable woman with three young boys, considering infidelity after an agreed meet-up with her former boyfriend.
And without giving anything away, because what I loved most was a pleasant surprise in the story, I want to say that while we can see what is coming, the way Britt reveals it, over time and though a narrator who is self-conscious and hasn't healed from heartbreak, is brilliant and heart-rending and so very true to life—a refreshing change, really, from what I've normally read of this kind of story.
Several times, I felt the book lagging in the past, in her childhood and putting significant emphasis on her mother, which I felt took away from the tension of the other story, but at the same time, I can see how this also makes sense, to include these bits, seeing as how being on the verge of such a thing that has the potential to make you lose everything can make you reflect on the past. It also serves the purpose of letting us get to know Tessa so we can understand her motivation and way of thinking, and her observations of motherhood.
Regardless of any interruption of pace or story, I thoroughly enjoyed this novel and especially its sense of humour and honesty. It's a beautiful portrait, really, of vulnerability, motherhood, heartbreak, and love.
A special thank you to Cindy Ma at House of Anansi for gifting me my copy!
Les maisons est un livre qui m’a fait réfléchir longtemps après la fin de sa lecture. Le genre de roman qu’on referme et qu’on va prendre une marche seul, pour démêler nos idées. Cesse-t-on un jour de désirer ce que l’on a si ardemment voulu? Voilà la question que pose le livre. Tout se déroule à l’intérieur des trois jours qui précèdent un rendez-vous avec un ancien amant. La femme possède une vie satisfaisante, à la hauteur de ses espérances et pourtant, elle SAIT que dans trois jours, elle jettera à l’eau tout équilibre. Plus la date approche, plus elle comprend qu’elle ne peut rien contre ce désir survenant du passé. Une histoire à donner des frissons. Ceux qui sont familiers avec les essais de l’autrice seront heureux de retrouver ses idées au coeur de cette fiction.
Awww man, I wanna click 5 -- not quite. But wow -- this deeply undersells itself. It comes off at first blush as a standard restless domestic drama, when in fact it's a rich, lushly-described, Montreal-drenched portrait of the early-midlife stagnancy crisis. Very subtle, very poetic, and delightfully honest in its portrayal of early "love" and how the construction of it sticks to you; the soft compromise of adult relationships; the vitality of a beer at a bar with peanut shells on the floor (can you tell I miss my 20s in Montreal........). So good so good!
C'est fou le nombre de livre québécois qui sortent sur les couples « modernes » qui vont voir ailleurs parce que c'est donc ben chiant et déprimant être en couple longtemps et que le gazon est toujours plus vert ailleurs.
Reste que la plume de Fanny Britt est agréable, et que dès le premier chapitre on est immergé dans le récit.
A nice character novel exploring the lingering guilt of "What if" and regretting not making different choices. I thought there were great reflections and the non-linear timeline worked in this book's favor. Perhaps not enough resolution for me, but still very engaging. Loved Ottawa being called soulless, shout out to us!
Histoire banale, oui, mais si humainement troublante par la vraisemblance de la préoccupation de Tessa, par son cri intérieur du désir de posséder le bonheur... mais le bonheur, c'est quoi, hen ? Quelle belle écriture. point.
J'ai adoré ce livre. Pour une panoplie de raisons.
Bon, le classique sentiment d'adorer lire un livre dans ma ville, dans ma langue, cette langue toute montréalaise dans laquelle on se reconnaît tant.
Et puis, ce style qui me semble si québécois de faire de tout petits chapitres facilement lus, qui se succèdent si bien.
Mais aussi ce portail ouvert dans la psyché d'une jeune femme. Un personnage féminin si honnête, qui me fait découvrir beaucoup de choses que, humblement je ne savais pas. C'est aussi un portail ouvert vers la trentaine, vers les responsabilités qui viennent, pour le meilleur et pour le pire.
C'est surtout un livre sur l'amour, sur le deuil, la similitude parfois frappante entre ces deux concepts. La difficulté de faire prolonger un amour dans le temps, au-delà du confort relatif, dans la réinvention constante, et la difficulté de ne pas idéaliser les amours passés.
Et ce passage que je me permets de transcrire au complet, à propos de son mari Jim. Pour les gars de notre génération, quel beau passage que j'ai relu plusieurs fois; l'appropriation de la gentillesse malgré toutes les situations où on se fait pousser vers la 'masculinité toxique', sans quoi on semble émasculé aux yeux de la société.
'J'entendais son indignation d'homme bon éclater les heures qu'il avait passées à se reprocher de n'être pas plus bruyant ou moins loyal, de n'être que ce bon vieux Jim, tromboniste dans un orchestre respectable, bon père et bon collègue, bon mari et bon voisin, lui qui avait cultivé l'humilité et le sens des responsabilités toute sa vie, 'crisse, depuis l'enfance', et il en avait récolté des fruits honorables, il aimait, il aimait, 'Je t'aime Tessa, je t'aime tellement', mais il continuait pourtant de se réveiller tous les matins avec au creux du ventre une boule de frayeur et une envie irrépressible de s'excuser.'
Le genre de passage un peu 'besides the point' du livre qui pourtant résonne bien longtemps après avoir fermé le livre, comme le passage du vieux monsieur au karaoké dans 'Interior Chinatown'.
Un magnifique livre dans lequel je me suis trop reconnu, de caractère nostalgique/mélancolique mais ponctué de moments intenses de plaisir irradiant et pur. Merci à Archambault de m'avoir poussé par hasard à acheter un truc de plus à 15$ pour avoir accès à une livraison gratuite lel, qui est au final devenu un grand plaisir de lecture.
A solid piece of literary fiction from Canada. Now I’ve read short stories from Indigenous writers and Québécois, and really enjoyed both. I would love to visit Montreal in Spring and miiiight soon get the opportunity…
This look back on the life of a young mother and successful real estate agent is written (and translated) with a beautiful clarity but also deep emotion. Tessa is sharp but loving, and her relationships are real and affecting. She has terrible taste in baby names but great taste in husbands, I loved Jim, not often you read about professional trombonists. Her adult friendships and her teenage ones are realistically portrayed with all the regret and angst present in both.
“je n’étais qu’amour, et je n’étais que tourmente.”
dans l’introduction on a comparé ce livre au travail de Rachel Cusk, en effet ça m’as fait penser à Arlington Park, mais j’ai trouvé que l’écriture de Britt comprends bcp plus de nuance que celle de Cusk. Peut-être est-ce qu’elle a moins de colère? pas que je reproche à Cusk d’être fâché avec les roles de suburban mum, mais j’ai trouvé que ça enlevait qqch au roman qu’est resté chez Britt. Britt fait référence aussi aux “romamans,” elle écrit l’histoire d’une mère mais sans lui accorder ce role comme seul source d’identité quoi qu’il en soit une grande.
entouka j’ai apprécié (no shade to Rachel Cusk, j’ai adoré sa série Outline, mais ces romamans… moins)
C'était bien écrit, mais je n'ai pas accroché à l'histoire, ni aux personnages. Il manquait quelque chose pour avoir un coup de coeur, ça se lit facilement mais je me suis un peu ennuyée pendant la lecture.
J'adore Fanny Britt et ses prises de parole, et c'est pour cela que j'ai terminé ce roman, et aussi à cause de l'écriture maîtrisée et de l'autodérision de Tessa; mais je me rends compte avec consternation que son propos, ici, m'a ennuyée, ainsi que la plupart des personnages (qui, pourtant, évoquaient beaucoup ma propre vie et ma propre histoire!). Je m'attendais à quelque chose de plus incisif. J'ai apprécié, par contre, les observations fines sur les relations et les choix que l'on fait dans la vie.