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Les 1 er et 3 e lundi du mois de 15h à 17h du 6 novembre 2017 au 4 juin 2018 et le lundi 29 janvier en salle M. et D. Lombard, (96 bd Raspail, 75006 Paris), le 18 décembre en salle 4 (105 bd Raspail, 75006 paris). Ce séminaire collectif se propose de présenter et de discuter les approches récentes de l'articulation entre musique, histoire et société. Qu'elles s'intéressent en priorité aux oeuvres et aux compositeurs, à la réception critique, au rituel du concert ou encore aux institutions, ces démarches convergent dans la considération de la musique comme une pratique culturelle, liée à des enjeux sociaux et politiques, autant qu'esthétiques et artistiques. Ainsi, sont invités à réfléchir sur les aspects théoriques et méthodologiques de leur travail des chercheurs provenant notamment de la musicologie, de l'histoire culturelle, de la géographie ou de la philosophie.
Dans ce séminaire, nous interrogeons différentes situations d'anthropologie musicale appliquée en convoquant un panel diversifié d’acteurs dont, en première ligne, des opérateurs culturels et des anthropologues de la musique. Nous souhaitons ainsi instaurer dans l’université un dialogue entre ces protagonistes qui fabriquent aujourd’hui des mondes musicaux communs. Il s’agit, grâce à cette démarche transversale et interdisciplinaire, de valoriser le caractère heuristique de ces expériences conjointes, tout en évaluant les engagements et les clivages qu’elles produisent. A travers l’appréhension de cas les plus divers, la place de l’anthropologue est discutée tant au regard de la distanciation nécessaire à la conservation d’une perspective analytique que face à l’apport de la recherche dans les mondes professionnels de la musique, et plus largement au sein de la société civile. Les considérations éthiques sont donc au centre de notre réflexion sur la position de l’anthropologue « embarqué ». Comment penser les situations liminaires des chercheurs-artistes, des chercheurs-militants ? Celles de ceux qui font tourner des artistes, ont des activités dans des labels commerciaux ou donnent des conférences dans des festivals étudiés par leurs collègues ? Comment s’articule, dès lors, l’enjeu de la caution intellectuelle garantie par l’anthropologue investi et celui de la reconnaissance de pratiques - et de ceux qui les véhiculent - dans l’arène de la compétition artistique ? Quelle place pour la recherche dans les institutions culturelles qui se consacrent à la création, l’éducation, la diffusion de la musique? Au fil des séances, nous inviterons des binômes de chercheurs et d’acteurs culturels à élargir la discussion à des supports inédits au sein des sciences humaines et sociales (films, blogs) et s’inscrivant dans des dispositifs hétérogènes (musées, projets d’éducation, concerts).
Le séminaire “confrontations sociales” se propose, pour la deuxième année consécutive, d’explorer la question des contacts entre agent·e·s issu·e·s de classes sociales distantes. Qu’il s’agisse de situations qui vont de la simple communication médiée jusqu’à une coprésence physique, qui donnent lieu à des interactions fugaces ou prolongées, anodines ou signifiantes, occasionnelles ou répétées, accidentelles ou institutionnalisées, la focale retenue se veut volontairement large. Il s’agit toujours de s’intéresser aux interactions ayant lieu entre agent·e·s issu·e·s d’univers sociaux contrastés, situé·e·s dans des zones différentes de l’espace social et qui sont amené·e·s, dans un cadre public ou privé, professionnel ou de loisir, officiel ou clandestin, à se côtoyer, à s'affronter ou au contraire à collaborer. Comment penser sociologiquement ces rencontres sans affinités électives, sans connivence de classe? La recherche en sciences sociales a beaucoup abordé le pendant inverse des confrontations sociales, c’est-à-dire la question de l’entre-soi, que ce dernier soit choisi (PINÇON et PINÇON-CHARLOT, 2007) ou qu’il soit subi (SCHWARTZ, 1990). En revanche, la question du contact entre classes sociales distantes est, quant à elle, rarement thématisée en elle-même, à quelques exceptions près : par exemple à l’occasion d’une réflexion sur le peuplement des grands ensembles (CHAMBOREDON et LEMAIRE, 1970), sur les relations entre maîtres et domestiques (MEMMI, 2003), entre locataires d’immeubles huppés et concierges (BEARMAN, 2005), entre apprenti·e·s ethnographes et classes bourgeoises (JOUNIN, 2014) ou encore entre intellectuels et classes populaires dans les tranchées (MARIOT, 2013). La question de ces rapprochements entre classes sociales distantes peut certes constituer, dans certains travaux, un des aspects que le·la chercheur·se est amené·e à traiter comme une constituante secondaire de son objet ou une réalité qu’il·elle est amené·e à rencontrer au détour de son terrain - par exemple sur les rapports entre client·e·s et vendeur·se·s des grands magasins (BARBIER, 2012). Mais rares sont les travaux qui en font l’objet central de leur analyse. La rareté de ces travaux trouve notamment son origine dans le découpage des objets d’études. En effet, qu’il s’agisse de l’histoire, de la sociologie ou encore de l’économie, les publications visent à concentrer leur analyse sur une classe sociale en particulier (et plus particulièrement sur les classes populaires ou sur les élites). En témoignent par exemple le découpage par “réseaux thématiques” (RT) de l’Association Française de Sociologie ou encore les spécialisations au sein des disciplines (sociologues des classes populaires, historien·ne·s de la bourgeoisie, économistes de la pauvreté, etc.). Autant de subdivisions académiques peu propices à un travail sur cette thématique de la confrontation entre classes sociales éloignées. Cette dernière soulève pourtant des enjeux féconds, aussi bien théoriques que méthodologiques. D’un point de vue théorique d’abord, le rapprochement entre classes sociales distantes fait plutôt figure d’exception ou d’atypie sociologique, dérogeant aux considérations maintes fois tenues, souvent à bon escient, sur les stratégies d’évitement (FRANCOIS et POUPEAU, 2004), sur la défense de l’entre-soi (GIRARD, 1964; TISSOT et al., 2014), ou, bien suûr, sur les phénomènes de distinction (BOURDIEU, 1979). Pourtant, ce questionnement en termes de confrontations sociales, qui délaisse les phénomènes de cloisonnement pour se pencher au contraire sur les lieux, les moments et les occasions sociales de promiscuité entre agent·e·s socialement éloigné·e·s, est stimulant pour la recherche en sciences sociales. Il ne s’agit pas de céder à une vision en termes de “moyennisation” ou de disparition des classes et de rejeter ce faisant le soubassement général d’une sociologie attentive aux différences entre classes et aux inégalités. Il s’agit plutôt, dans ce même cadre théorique qui tient compte de la réalité de la domination, d’observer des situations d’emprunts, de réappropriations, de conflictualités plus ou moins larvées ou au contraire d’alliances inédites. L’étude de ces situations permet d’enrichir la description et la compréhension du monde social, en prenant en compte ces zones de flou ou de frottements entre mondes sociaux que tout, a priori, était censé séparer. D’un point de vue méthodologique ensuite, les travaux existant sur la question des confrontations entre classes sociales distantes visent surtout à analyser une relation entre enquêteur·trice et enquêté·e, que ce soit sur le terrain même (CHAMBOREDON et al., 1994) ou dans la manière dont on procède à l’analyse (GRIGNON et PASSERON, 1989). Si ce séminaire pourra permettre de poursuivre ces réflexions importantes autour de la relation d’enquête, il vise cependant surtout à examiner comment ces relations existent dans d’autres situations sociales. En effet, au-delà de cet enjeu de la distance sociale lorsqu’elle se joue dans la relation entre enquêteurs/trices et enquêté·e·s dans le sens d’une domination des premier·e·s (MAUGER, 1991) ou des second·e·s (PINÇON et PINÇON-CHARLOT, 1997), le fait d’être attentif sur son terrain aux contacts entre classes sociales distantes invite le chercheur à une forme d’inventivité pour trouver des repères pertinents, des indicateurs utiles, des archives inédites, afin de traquer, décrire et analyser les effets de ces confrontations entre agent·e·s contrasté·e·s. A travers la présentation d’enquêtes empiriques par leurs auteurs issus d’horizons disciplinaires différents (sociologues, anthropologues, politistes, historien·ne·s, etc.) ce séminaire se donne ainsi pour but de proposer à des chercheurs et chercheuses débutant·e·s ou confirmé·e·s de mettre la focale sur cet aspect de leurs travaux, les invitant à relire éventuellement leurs recherches à la lumière de cette interrogation spécifique. Le séminaire, ouvert à tou·te·s dans la limite des places disponibles, se veut aussi l’occasion d’initier les étudiant·e·s qui le souhaitent à l’animation de la recherche en leur confiant, à chaque séance, une partie de la modération et de la discussion, travail qui, au choix avec le rendu d’une fiche de lecture d’ouvrage, donnera lieu à validation de 3 crédits ECTS.
Volume!, 2012
C’est a deux historiens, Arnaud Bauberot (CRHEC) et Florence Tamagne (IRHiS, Centre d’histoire sociale du XXe siecle), que l’on doit l’organisation d’un nouveau seminaire consacre a l’Histoire sociale du rock, dont la premiere edition s’est tenue de fevrier a juin 2011 au centre Mahler (Paris 4e). Souhaitant ouvrir un espace de dialogue interdisciplinaire sur le sujet, ce seminaire a vu se succeder les interventions d’historiens, sociologues, musicologues, et specialistes en French Studies, a...
Revue D'histoire Des Sciences Humaines, 2010
Pour la septième année consécutive, cette journée d’étude se propose de réunir des étudiants de Master et de Doctorat dont le travail de recherche se centre sur la musique pensée dans une perspective interdisciplinaire (musicologie, sciences sociales, histoire, esthétique, etc.). L’accent est mis sur les aspects épistémologiques et méthodologiques de la construction de l’objet « musique ». Cette journée a été conçue dans le but d’accompagner les recherches menées par les participants dans le cadre de la préparation de leur mémoire, en proposant l’intervention orale comme exercice. Il s’agit de mettre à l’épreuve les outils méthodologiques, les pistes réflexives et les argumentations, en profitant de la spécificité formelle d’une journée d’étude scientifique.
Le séminaire “confrontations sociales” se propose d’explorer la question des contacts entre agents issus de classes sociales distantes. Qu’il s’agisse de situations qui vont de la simple communication médiée jusqu’à une coprésence physique, qui donnent lieu à des interactions fugaces ou prolongées, anodines ou signifiantes, occasionnelles ou répétées, accidentelles ou institutionnalisées, la focale retenue se veut volontairement large. Il s’agit toujours de s’intéresser aux interactions ayant lieu entre agents issus d’univers sociaux contrastés, situés dans des zones différentes de l’espace social et qui sont amenés, dans un cadre public ou privé, professionnel ou de loisir, officiel ou clandestin, à se côtoyer, à s’affronter ou au contraire à collaborer. Comment penser sociologiquement ces rencontres sans affinités électives, sans connivence de classe ? La recherche en sciences sociales a beaucoup abordé le pendant inverse des confrontations sociales, c’est-à-dire la question de l’entre-soi, que ce dernier soit choisi (Pinçon et Pinçon-Charlot, 2007) ou qu’il soit subi (Schwartz, 1990). En revanche, la question du contact entre classes sociales distantes est, quant à elle, rarement thématisée en elle-même, à quelques exceptions près : par exemple à l’occasion d’une réflexion sur le peuplement des grands ensembles (Chamboredon et Lemaire, 1970), sur les relations entre maîtres et domestiques (Memmi, 2003), entre locataires d’immeubles huppés et concierges (Bearman, 2005) entre apprentis ethnographes et classes bourgeoises (Jounin, 2014) ou encore entre intellectuels et classes populaires dans les tranchées (Mariot, 2013). La question de ces rapprochements entre classes sociales distantes peut certes constituer, dans certains travaux, un des aspects que le/la chercheur/se est amené.e à traiter comme une constituante secondaire de son objet ou une réalité qu’il/elle est amené.e à rencontrer au détour de son terrain - par exemple sur les rapports entre clients et vendeurs des grands magasins (Barbier, 2012). Mais rares sont les travaux qui en font l’objet central de leur analyse. La rareté de ces travaux trouve notamment son origine dans le découpage des objets d’études. En effet, qu’il s’agisse de l’histoire, de la sociologie ou encore de l’économie, les publications visent à concentrer leur analyse sur une classe sociale en particulier (et plus particulièrement sur les classes populaires ou sur les élites). En témoignent par exemple le découpage par “réseaux thématiques” (RT) de l’Association Française de Sociologie ou encore les spécialisations au sein des disciplines (sociologues des classes populaires, historiens de la bourgeoisie, économistes de la pauvreté, etc.). Autant de subdivisions académiques peu propices à un travail sur cette thématique de la confrontation entre classes sociales éloignées. Cette dernière soulève pourtant des enjeux féconds, aussi bien théoriques que méthodologiques. D’un point de vue théorique d’abord, le rapprochement entre classes sociales distantes fait plutôt figure d’exception ou d’atypie sociologique, dérogeant aux considérations maintes fois tenues, souvent à bon escient, sur les stratégies d’évitement (François et Poupeau, 2004), sur la défense de l’entre-soi (Girard, 1964 ; Tissot et al., 2014), ou, bien sûr, sur les phénomènes de distinction (Bourdieu, 1979). Pourtant, ce questionnement en termes de confrontations sociales, qui délaisse les phénomènes de cloisonnement pour se pencher au contraire sur les lieux, les moments et les occasions sociales de promiscuité entre agents socialement éloignés, est stimulant pour la recherche en sciences sociales. Il ne s’agit pas de céder à une vision en termes de “moyennisation” ou de disparition des classes et de rejeter ce faisant le soubassement général d’une sociologie attentive aux différences entre classes et aux inégalités. Il s’agit plutôt, dans ce même cadre théorique qui tient compte de la réalité de la domination, d’observer des situations d’emprunts, de réappropriations, de conflictualités plus ou moins larvées ou au contraire d’alliances inédites. L’étude de ces situations permet d’enrichir la description et la compréhension du monde social, en prenant en compte ces zones de flou ou de frottements entre mondes sociaux que tout, a priori, était censé séparer. D’un point de vue méthodologique ensuite, les travaux existant sur la question des confrontations entre classes sociales distantes visent surtout à analyser une relation entre enquêteur/trice et enquêté.e, que ce soit sur le terrain même (Chamboredon et al., 1994) ou dans la manière dont on procède à l’analyse (Grignon et Passeron, 1989). Si ce séminaire pourra permettre de poursuivre ces réflexions importantes autour de la relation d’enquête, il vise cependant surtout à examiner comment ces relations existent dans d’autres situations sociales. En effet, au-delà de cet enjeu de la distance sociale lorsqu’elle se joue dans la relation entre enquêteurs/trices et enquêté.e.s dans le sens d’une domination des premier.e.s (Mauger, 1991) ou des second.e.s (Pinçon et Pinçon-Charlot, 1997), le fait d’être attentif sur son terrain aux contacts entre classes sociales distantes invite le chercheur à une forme d’inventivité pour trouver des repères pertinents, des indicateurs utiles, des archives inédites, afin de traquer, décrire et analyser les effets de ces confrontations entre agents contrastés. À travers la présentation d’enquêtes empiriques par leurs auteurs issus d’horizons disciplinaires différents (sociologues, anthropologues, politistes, historiens, etc.) ce séminaire se donne ainsi pour but de proposer à des chercheurs et chercheuses débutant.e.s ou confirmé.e.s de mettre la focale sur cet aspect de leurs travaux, les invitant à relire éventuellement leurs travaux à la lumière de cette interrogation spécifique. Le séminaire, ouvert à tou.t.es dans la limite des places disponibles, se veut aussi l’occasion d’initier les étudiant.e.s de l’ENS qui le souhaitent à l’animation de la recherche en leur confiant, à chaque séance, une partie de la modération et de la discussion, travail qui, combiné au rendu d’un dossier, donnera lieu à validation de crédits ECTS. Bibliographie ● Barbier, Pascal. « Contrainte relationnelle et résistance au travail : Les vendeurs des grands magasins ». Sociétés contemporaines, no 86 (avril 2012) : 31‑57. ● Bearman, Peter S. Doormen. Chicago : University of Chicago Press, 2005. ● Benquet, Marlène. Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution. Paris : la Découverte, 2013. ● Bourdieu, Pierre. La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris : Éditions de Minuit, 1979. ● Chamboredon, Jean-Claude, et Madeleine Lemaire. « Proximité spatiale et distance sociale. Les grands ensembles et leur peuplement ». Revue française de sociologie 11, no 1 (1970) : 3-33. ● Chamboredon, Hélène, Fabienne Pavis, Muriel Surdez, et Laurent Willemez. « S’imposer aux imposants. À propos de quelques obstacles rencontrés par des sociologues débutants dans la pratique et l’usage de l’entretien ». Genèses 16, no 1 (1994) : 114‑32. ● François, Jean-Christophe, et Franck Poupeau. « L’évitement scolaire et les classes moyennes à Paris ». Education et sociétés no 14, no 2 (2004) : 51‑66. ● Girard, Alain. Le Choix du conjoint. Une enquête psycho-sociologique en France. Presses universitaires de France impr. Brodard et Taupin, 1964. ● Grignon, Claude, et Jean Claude Passeron. Le savant et le populaire. Misérabilisme et populisme en sociologie et en littérature. Hautes études. Paris : Gallimard / Le Seuil, 1989. ● Hoggart, Richard. 33 Newport Street autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires anglaises. Paris : Ed. du Seuil, 1988 [trad. 2013]. ● Hoggart, Richard. La culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre. Le sens commun. Paris : Éd. de Minuit, 1981. ● Jounin, Nicolas. Voyage de classe. Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers. Paris : La Découverte, 2014. ● Lahire, Bernard. L’homme pluriel. Les ressorts de l’action. Paris : Pluriel, 2011. ● Mariot, Nicolas. Tous unis dans la tranchée ? 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple. L’univers historique. Paris : Seuil, 2013. ● Mauger, Gérard. « Enquêter en milieu populaire ». Genèses 6, no 1 (1991) : 125‑43. ● Memmi, Dominique. « Une situation sans issues ? Le difficile face à face entre maîtres et domestiques dans le cinéma anglais et français ». Cahiers du Genre n° 35, no 2 (1 décembre 2003) : 209-35. ● Pasquali, Paul. Passer les frontières sociales. Comment les « filières d’élite » entrouvrent leurs portes. Paris : Fayard, 2014. ● Pasquali, Paul et Olivier Schwartz. « La Culture du pauvre : un classique revisité. Hoggart, les classes populaires et la mobilité sociale », Politix, n°114, 2016 : 21-45. ● Pinçon, Michel, et Monique Pinçon-Charlot. Voyage en grande bourgeoisie. Journal d’enquête. Réimpr. de la 2. éd. Paris : PUF, 1997 [2006]. ● Pinçon, Michel, et Monique Pinçon-Charlot. Les Ghettos du Gotha : Comment la bourgeoisie défend ses espaces. Paris : Seuil, 2007. ● Schwartz, Olivier. Le monde privé des ouvriers. Hommes et femmes du Nord. Paris : PUF, 1990. ● Tissot Sylvie (dir.), « Les espaces de l’entre-soi », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 204, 2014.
Le séminaire doctoral EnsadLab est un espace de réflexion sur les méthodes expérimentales dans la recherche en art, design et sciences sociales. Il interroge les aspects méthodologiques de la recherche - les formes de l’enquête et de la recherche par la pratique - et les enjeux théoriques et conceptuels (les formes de narration spéculative, les relations entre arts et sciences, les formes de connaissance produites par la recherche en art et en design). L’édition 2018-2019 explore la notion de fiction et le rôle que joue la pensée spéculative dans la création en art et en design d'aujourd'hui. En donnant la parole d’un côté à des artistes et à des designers, et de l’autre à des chercheurs en sciences sociales, le séminaire se veut un espace critique d’échange pour les doctorants d’EnsadLab et est ouvert également aux étudiants des autres établissements de PSL.
À la suite du séminaire doctoral 2015-2016, consacré à une enquête sur les méthodes expérimentales dans l'art, le design et les sciences sociales, cette année nous mettrons au centre de notre réflexion les processus de « publicisation », les dispositifs que la recherche met en place pour « se rendre publique ». Depuis quelques années, dans les champs en effervescence de la recherche en art et design, ont émergé de nouvelles méthodes de présentation au public. Ces méthodes dépassent les codes, les traditions académiques et même disciplinaires : elles ne visent pas seulement les objets et les résultats, mais mettent en scène les processus et parfois les ouvrent au public. Ces démarches croisent de plus en plus le chemin des sciences sociales, notamment de l'anthropologie, dès lors qu'elles cherchent à saisir le réel dans sa complexité. Si, d'un côté, le test, le poster, la démo soulignent la dimension d'ouverture et même d'inachèvement des processus expérimentaux, de l'autre, le recours à la fiction, à la performance ou à l'exposition, inscrit les projets dans un horizon complexe qui en valorise à la fois les aspects sensibles et la mission spéculative. Toutes ces démarches invitent à engager de nouvelles formes de collaboration entre les mondes de la recherche, à penser autrement l'art et le design, à les envisager non pas comme des domaines normés ou des territoires clos, mais plutôt comme des observatoires privilégiés permettant de sonder et de restituer les transformations du monde qui nous entoure. En donnant la parole d'un côté à des artistes et à des designers, et, de l'autre, à des chercheurs en sciences sociales, le séminaire s'articulera comme une double exploration d'un certain nombre de dispositifs expérimentaux de « publicisation », mis en oeuvre en France et à l'étranger.
Annales historiques de la Révolution française, 2009
Le Journal de botanique, 2008
Palaeontologia Electronica, 2018
iACADEMY Webinar Series: Digital Peers Session One, 2020
Vjesnik Za Arheologiju I Povijest Dalmatinsku, 2015
2008 16th European Signal Processing Conference, 2008
Cornell University - arXiv, 2021
Journal of Medicinal Chemistry, 2006
Anales Del Instituto De Biologia Serie Zoologia, 1995
Clinical Lymphoma Myeloma and Leukemia, 2017
DARU Journal of Pharmaceutical Sciences, 2012