- Lorenzaccio
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Lorenzaccio Affiche de théâtre réalisée par Alfons Mucha pour la représentation de Lorenzaccio au Théâtre de la Renaissance, en 1896.Auteur Alfred de Musset Genre Pièce de théatre Pays d'origine Date de parution
1833 Date de la 1re représentation 1896 Lieu de la 1re représentation Théâtre de la Renaissance Lorenzaccio est une célèbre pièce de théâtre (Alfred de Musset (1810-1857, appartient au romantisme) en 1834, sur une idée de romantique, Lorenzo, affrontant la fatalité du destin. L'intrigue de cette pièce est reprise d'événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance sur la vie de XVIe siècle : la Storia fiorentina de Varchi. Mais Musset a modifié la fin de l'histoire. En effet dans la réalité, Lorenzo s'enfuit et reste en vie encore quelques années, alors que le personnage de la pièce se laisse tuer, car il a échoué dans sa quête et cela le désespère. Cette modification rend le personnage plus romantique.
Sommaire
Sujet et résumé
L'action se passe à Florence en janvier 1537.Le patricien Lorenzino de Médicis (ne pas confondre avec Laurent le Magnifique), âgé de dix-neuf ans, jeune homme studieux, admirateur des héros de l'Alexandre de Médicis (1510-1537), règne sur Florence en tyran avec l'appui du Saint-Empire et du pape[1] ; une garnison allemande assure sa protection ; le cardinal Cibo, qui défend à la fois les intérêts de Le Héros
Au pur Lorenzo succède donc celui que les Florentins appellent Lorenzaccio, en ajoutant à son nom un suffixe marquant le mépris. Incarnant toute la débauche de sa ville, Lorenzo jouera donc un double jeu pendant toute la pièce, celui de « Lorenzino », héros romantique par excellence, empli d'idéaux et inspiré par les deux lyrique [2], car le personnage cherche un écho à ses sentiments dans la nature et s'exprime sur le mode exclamatif, ce qui fait de lui un personnage romantique comme Chatterton de Vigny.
Rapport à l'Histoire
L'histoire se déroule à Florence en 1537, dans les deux dernières années du règne d'Alexandre de Médicis (1536-1537). La ville est ici le théâtre d'affrontements qui ne sont pas sans rapport avec la situation que Musset vient de connaître en France avec l'échec des journées révolutionnaires de juillet 1830. Néanmoins, toute la pièce ne reflète pas l'Histoire de France en 1830, Musset laissant libre court à son imagination pour écrire ce texte de "Théâtre dans un fauteuil".
Mises en scène
À proprement parler, Lorenzaccio peut être considéré comme la seule pièce française de l'époque à influence shakespearienne (la scène du « lancer de drapeau » en est d'ailleurs un exemple flagrant).
Lorenzaccio n'a pas été mis en scène immédiatement. On sait même que ses cinq actes n'ont jamais été joués intégralement ; leurs trente-six scènes exigeraient trois soirées, une soixantaine de décors, plus de quatre cents interprètes. Ils ne furent d'ailleurs pas portés à la scène du vivant de Musset. En 1863, son frère Paul arrangea un texte pour le Théâtre de l'Odéon. La censure impériale le refusa, attendu que « la discussion du droit d'assassiner un souverain dont les crimes et les iniquités crient vengeance, le meurtre même du prince par un de ses parents, type de dégradation et d'abrutissement, paraissent un spectacle dangereux à montrer au public ».
Il faut attendre 1896 pour voir la première représentation du drame, au Théâtre de la Renaissance, dans une adaptation qui redistribue l'action en trois actes. Lorenzaccio y est incarné par Sarah Bernhardt. Par la suite, le rôle fut repris par d'autres actrices, avant d'être interprété pour la première fois par un homme en 1952, au Gérard Philipe dans une mise en scène de Jean-Pierre Vincent à Nanterre ainsi que Stéphane Gildas au théâtre le Trianon à Paris.
Citations
De l'acte III, scène 3 : « … tandis que moi, pinçant le menton de la petite, je serre les poings de rage en remuant dans ma poche quatre ou cinq méchantes pièces d'or. » Phrase typique de la littérature du XIXe siècle, où l'auteur s'attache plus au rythme du texte qu'au réalisme de la situation.
Toujours dans l'acte III, scène 3 : « Le mal existe, mais pas sans le bien, comme l'ombre existe, mais pas sans la lumière. »
Encore dans l'acte III, scène 3 : "L'Humanité releva sa robe et me montra sa monstrueuse nudité."
Notes et références
- Les Médicis ont été rétablis sur le trône ducal à l'issue de la Saint-Empire, et grâce au pape ↑ Le lyrisme est l'expression poétisée des sentiments.
Liens internes
Liens externes
- Commentaire littéraire de quelques extraits et texte complet de Lorenzaccio
- Une étude du drame sur le site Magister.
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